LA MQRT DE L EMPEREUR ALEXANDRE
786. Metlemich à Ottenfels (Dép. rés.), Vienne, le 18 décembre 1815. — 787. Mettemicli à Lebzeltern (Dép. secr.), Vienne, le 22 décembre 1825.
786. Le funeste ëvénement dont je fais mention dans ma dépêche précédente * est à la fois le plus inattendu et Tun des plus graves auxquels Timagination puisse s'arrêter.
La raison veut que, dans un tel événement, Thomme d'État se place en iace de la vérité, et, pour atteindre ce but, il doit se garder de s'abandonner à tout sentiment qui pourrait le faire dévier de la simple recherche des faits probables et possibles qui doivent servir h régler le plus prochain avenir. La base de toute recherche pareille doit se fonder sur la connaissance des individualités.
Je m'abstiendrai ici de ce qui pourrait porter le caractère d'un panégyrique de l'Empereur Alexandre. Ses qualités, ses vertus, ses actions comme homme public et privé, ses défauts et ses faiblesses ont pu être constatés dans le cours d'un règne de plus de vingt-cinq ans. Ils appartiennent au domaine de l'histoire. Qu'il me soit permis d'ajouter que les matériaux pouvant servir à l'histoire de la période dans laquelle a régné Alexandre I" ne sont, d'après ma conviction, nulle part mieux connus qu'à Vienne. Je ne doute même pas que l'opinion que je viens d'énoncer ne soit en général partagée en Europe par tous les hommes véritablement éclairés.
session de 1790 à 1791, Elle s'en tenait h sa déclaration antérieure, mais qu'Elle maintiendrait d'ailleurs la spbère d'activité lé{;ale de la vice-rriyaaté de Hongrie;
6<> Enfin, que, relativement à la correspondance légale des comitats, Elle daignait consentir à ce qu'on présentât nn projet de loi qui devrait être conçu d'après l'esprit de la résolution des années 1792 et 1812.
* La dépêche dont il s'agit ici, et qui est de la même date, contient la communication de la nouvelle de la mort de l'Empereur Alexandre. Mettemich avait reçu cette nouvelle dans la nuit du 13 au 14 décembre^ à minuit, mais il la regarda comme douteuse jusqu'à ce qu'elle fût confirmée, ce qui n'eut lieu que quatre jours plus tard. Voir sur le même sujet le n® 772.
{Note de r Éditeur.)