RÉPONSE DE L'AUTRICHE RELATIVE A LA PORTE (1826). 33S
anglo-russes , et quoique je me sois abstenu d'y faire mention de la forme de la communication , il me serait impossible dene pas vous en parler.
Je ne crois pas qu*une œuvre aussi indigeste , et en réalité plus nulle, ait jamais iait le sujet des graves méditations de Cabinets respectables. Le voilà donc, ce résultat si longtemps attendu d*une combinaison politique qui avait semblé devoir démontrer à trois Cours qu'une découverte à laquelle de longues méditations n'avaient pu les conduire , n'a été qu'un jeu de peu d'heures pour deux Cours naguère encore divisées avec un apparent acharnement.
La correspondance entre MM. Canning et de Lieven, — car les communications ne sont pas autre chose que cela, — se borne :
A proposer deux mesures coercitives, dont l'une avait été jugée de toute inefficacité à une époque antérieure, et dont Fautre avait provoqué chez feu l'Empereur Alexandre un tel sentiment d'iiTitation, que, si la rupture des conférences de Pétersbourg ne s'expliquait pas par des causes plus générales, nous pourrions attribuer cette rupture à la proposition de la seconde de ces mesures.
Ces propositions sont :
1* L'interruption des relations diplomatiques des cinq Cours avec la Porte ;
2* La reconnaissance de fait de l'indépendance des Grecs.
Ces propositions, faites par M. Canning le 4 septembre dernier, acceptées par M. de Lieven le 19 novembre, sont retirées ou pour le moins tellement circonscrites par la réplique de M. Canning du 20 novembre, qu'elles sont annulées en réalité, car comment reconnaître comme admise la première condition, quand l'Angleterre se réserve :
a. Le concours unanime des Cours ;
b. L'ajournement de la mise en œuvre du départ des missions d'Angleterre et de France jusqu'après l'arrivée de nouveaux ordres de ces deux Cours à leurs représentants à Constantinople?
Quels sont les arrangements mentionnés à ce sujet dans la
lettre du principal secrétaire d'État? Ils ne sauraient regarder la législation, car le rappel des agents diplomatiques n^est pts du ressort des Chambres ; il en est de même des considérations diplomatiques, car celles-ci eussent dû précéder la proposition fiaite aux Cours. Restent donc les considérations relatives an commerce. Quelle garantie M. Canning offre-t-il aux Cours auxquelles il propose le rappel simultané de leurs missions, que le commerce anglais effrayé, puis consulté, ne demanderait pas le retrait de cette mesure ?
Si M. le comte de Nesselrode devait vous marquer de la surprise de ce que dans notre office de ce jour nous ne touchons pas la question de Tinterruption des relations diplomatiques, veuillez puiser dans ces considérations, ainsi que dans rinutilité évidente de la mesure quant à ses effets pins que probables sur le Divan, les arguments en fiaveur de notre silence. La seconde mesure est traitée par M. Canning comme la première.
En effet, où sont les limites des territoires sur lesquels aurait à porter la reconnaissance de Tindépendance?
La Russie, que nous sachions, ne les a encore jamais énoncées.
Le Cabinet anglais parle tantôt de la Morée et des ties, et tantôt des territoires affranchis de fait. Â Theure qu'il est, ces territoires se réduisent à la ville de Nauplie et à sa banlieue ; à quelques routes qu'occupent les faibles débris des corps insurgés ; à TAcropole d'Athènes assiégée et aux châteaux de Corinthe et d'Argos, peut-être enfin à quelque autre château fort ou maison retranchée. Mais voici que M. Canning, par U fin de son épttre du 20 novembre, réduit la reconnaissance aux territoires soumis à des autorités régulières et capables de sou-tenir leur indépendance.
Pour comble de confusion, la lettre de M. Canning, en date du 20 novembre, — à en juger par les offices de MM. les ambassadeurs accrédités près des Cours alliées, — semblerait ne point devoir entrer en ligne de compte. C'est la première lettre du 4 septembre qui devra former les instructions pour les négociateurs à Constantinople.
RÉPONSE DE L'AUTRICHE RELATIVE A LA PORTE (1826). Sd?
Il y a quelque chose en moi, Monsieur le comte, qui me dit qu'il est impossible que la dernière communication partie de Londres pour les Cours de Vienne, de Paris et de Berlin, ait pu satisfaire les vues éclairées et bienveillantes de FEmpereur Nicolas.
Dans un état de choses aussi bizarre, nous avons fiait ce que nous avons dû faire ; nous nous sommes prononcés avec franchise, et certes avec la plus entière bienveillance, sur le but de la pacification, le seul que jamais l'Empereur tiendra en vue dans une aussi déplorable complication !
Vous trouverez ci-joint un court exposé relatif à la lettre des Grecs à M. Stratford-Canning.
Nous n'avons point cru devoir toucher à cette corde dans nos offices, par suite des deux considérations suivantes :
Attendu que toute la réserve dont nous croyons avoir besoin pour sauver les principes fondamentaux de Falliance, c'est-àdire les nôtres, se trouve renfermée dans notre déclaration contre le droit d'intervention dans les af&ires intérieures d'un État tiers. En nous refusant à la médiation, ne nous en reconnaissant pas le droit, nous anéantissons la base sur laquelle elle devrait reposer.
Vu le ménagement que nous avons voulu faire valoir pour le texte du protocole du 4 avril, lequel repose directement sur l'invitation des Grecs adressée à l'Angleterre, invitation qui, en dernière analyse, offre des points de ressemblance avec certaine adresse présentée, dans un temps que personne certes n'aime à rappeler, à la barre de la Convention, au nom du genre humain.
Si M. le comte deNesseIrode devait toutefois vous parler de Tobjet, vous auriez recours à l'exposé ci-dessus cité.
Je crois, Monsieur le comte, avoir épuisé la matière. Bien n'est pénible comme de devoir répondre à des questions qui en réalité n'en ont pas la valeur. Si les deux Cours s'étaient placées dans une attitude droite et franche envers les alliés qui ont fourni au monde tant de preuves du plus entier désintéressement, les affaires se fussent arrangées vite etsansjefforts. Tout effet a une cause, et nous trouvons celle de la perturba-
lion actuelle dans le £biux esprit de M. Ganning et dans les vues secrètes qui le font agir, et qui le poussent continuellement Ters d'inextricables complications. Les erreurs russes datent d'une période de trouble et de confusion ; nos vœux les plus sincères ont pour but de les réparer, et nous ne doutons pas qu'on ne finisse par les redresser.
EITBAITS DB LETTRES PARTI CULIÈBBS DE METTERRICH 4 SON FILS TICTOB, ÉCRITES DU 26 JANTIER kV 14 JUIN 1827.
840. Sur les aflbires. — Maladie da prince de Hatzfield. — 841. Dépèches envoyées à Paris. — 842. Appréciations du prince Victor snr l'affaire des titres. — Fin da camayal. — 843. Encore l'affaire des titres. — 844. Impossibilité d'aller an Johannisberg, projet d'aller à Koenigswaru — Maladresses de Neumann à Bio. — 845. Arrivée de ce diplomate k Vienne.— 846. Le traité de la triple alliance. — L'Opéra. — Le jardin da Rennweg.
Vienne^ le 5B6 janvier 1827.
840. Les choses de ce bas monde sont dans une bien grande confusion. Elles se décideront, car tout arrive à une fin ; il me serait cependant fort difficile de prévoir avec quelque certitude celle qui nous est réservée. Les aflEaires les plus mauvaises sont celles qu'il est difficile de comprendre ; une vieille pratique m'a fiait découvrir que, dès quHl en est ainsi, la faute consiste en ce que Ton prend pour des afEaûres ce qui n*en est pas. Il en est des affiaires comme des rédactions ; les passages obscurs peuvent toujours être rayés, car au fond ils ne disent rien qui vaille.
Je vous enverrai dans deux fois vingtH]uatre heures un courrier, puis un second, pour que l'ambassadeur en ait un à sa disposition. Je commence à manquer de courriers, non
que j'en aie expédié plus qu'il ne £aut, mais parce qu'ils ne me reviennent pas. Ils se trouvent accaparés par quelques missions.
Nous venons d'avoir dix-huit jours de véritable froid, et le pays est couvert de plus de neige que je ne me souviens d'en avoir vu. Il a neigé à gros flocons pendant quatre jours entiers. La neige a près de quatre pieds de hauteur, et cinq cents voitures travaillent nuit et jour à déblayer la ville.
Le prince de Hatzfeld a été atteint la nuit dernière d'une fluxion de poitrine fort caractérisée. J'espère qu'il en réchappera, car sa perte serait un grand malheur. II est un peu soulagé ce soir après trois saignées. Il devait donner un bal dimanche prochain; le bal est contremandé, ce qui fait autant de peine à nos jeunes dames que la cause m'en £ait à moi.
J'ouvrirai la nouvelle salle par un grand bal, le 12 février. Elle est véritablement fort belle.
J9 janvier.
841. Je vous recommande mon expédition de ce jour. J'y épanche un peu mes sentiments , et je soulève un voile qui couvre bien des positions*.
27 février.
842. Votre dernière expédition, mon cher Victor, a été fort intéressante. Vos appréciations sur l'affaire des titres sont conformes aux miennes, et vous aurez pu vous en convaincre par mon expédition du 11 de ce mois**.
* • Tableaa de la situation politique de l'Europe » , 29 janvier 1827 (n» 853).
(Note de HÉdUeur,)
** A la même date que cette expédition, VObservateur autrichien publiait on article inspiré par la chancellerie d'État, article qui expliquait l'affaire des titres et l'attitude du Cabinet autrichien en présence de cette question. La note officieuse était conçue en ces termes :
« En 1806, 1807, etc., Bonaparte avait récompensé divers personnages qui lui avaient rendu des services exceptionnels à l'armée, dans l'administration on à la Cour, en leur conférant les titres de prince, de comte, de duc, et d'autres titres empruntés à l'ancienne étiquette nobiliaire ; mais il avait joint à plusieurs de ces titres les noms de provinces, de villes et domaines faisant partie
L^aflaire ne peut, en rester là ; la nature des choses et b nature humaine y répugnent. Je vous avouerai firanchement que j*ai déjà éprouvé des moments de véritable inquiétude de vous savoir à Paris, au milieu de la bagarre. Je serais fâché que vous vous trouvassiez mêlé à quelques mauViaises aCEaires, qui sont vite arrivées et difficiles à éviter quand on réunit vo$ qualités d'homme du monde, d^Autrichien et de fils de votre père. Je suis charmé que les jeunes gens aient pris la chose du bon côté; ils attachent comme de juste moins de valeur aux souvenirs de TEmpire, car ce n'est, en définitive, que de ces souvenirs qu'il s'agit dans toute l'aCFaire ; le reste n^est que prétexte.
Voici le carnaval à sa fin, et j'en suis tout heureux. Mes
des pays conquis par lui et érigés, de par lui, en fiefs de V Empire fronçait. C*eit ainsi qu'ayaient été créés des ducs de Parme, de Plaisance, de Bassano, de Trévise, de Dalmatie, de Raguse, d*Istrie, de Frioul, de Padoue, de Tarente, de Gaëte, etc.
« Pendant les négociations qui précédèrent la signature du traité de Parts (i8t4), les Cours que ce traité assurait de la possession des territoires auxquels ces titres étaient attachés, protestèrent contre le mainiien ulténear de titres qui devaient disparaître nécessairement avec la domination sur le pays conquis de celui qui les avait conférés. Pour justifier cette protestation, on posa en principe que des titres rappelant un endroit déterminé où les citolaires s'étaient distingués par des faits d'armes éclatants devaient rester à ceox qui les portaient; mais que ceux qui, n*ayant pas ce caractère, semblaient indiqaer un droit de possession sur des pays ou sur des villes se trouvant en dehors du territoire français, devaient être considérés comme supprimés sans retour. La parfaite justesse de cette distinction, qui, sans faire tort à la gloire militaire, visait une anomalie politique évidente et prévenait des collisions d^agréables, ne pouvait être révoquée en doute; aucune raison, aucnn prétexte tiré du droit public ne pouvait être invoqué contre elle.
« La Charte n'a pas confirmé les titres dont il est question ici ; du reste, elle n'a pas pu les confirmer. Elle pouvait assurément maintenir les distinctions et les dignités accordées dans les années antérieures; relativement aux désignations qu'elles entraînent, celles-ci ont un caractère obligatoire pour les étrangers commepour les indigènes. Aussi aucun ministre étranger ne peu^4l prétendre et ne prétendra-t-il jamais refuser de reconnaître la légitimité d*iui titre de duc, de comte ou de baron français, de quelque époque qu'il date. Mai$ ce que la Charte n'a pu faire, ce qu'elle n'a pas même essayé, c'est de confirmer la possession de domaines et de titres créés en dehors de la France; car une confirmation pareille ne saurait se concevoir sans le libre consentement des Souverains étrangers intéressés dans cette question. ■
(Note de F Éditeur.)
bals ont été fort beaux; mais ce qui a mieux valu, c'est un coDcert que j'ai donné vendredi dernier et qui a surpassé en perfection tout ce qu'il est possible d'imaginer.
18 mars.
843. Depuis que je suis dans les affaires, il y a, hélas! bien longtemps, je n'ai pas vu une plus sotte affaire que celle des titres. Elle finira, au reste, car toutes les affaires en arrivent là; mais elle ne finira pas de sa belle mort, ainsi que Ton paraft s'en être flatté à Paris. Vous prenez dans tous les cas l'affaire trop chaudement; il n'y a rien qui presse extraordinairement, car sans cela il faudrait la traiter avec du canon.
J'espère que le comte Apponyi saisira dans leur sens véritable les instructions que je lui envoie aujourd'hui. Il faut une réponse aux questions que nous adressons au Cabinet français ; qu^Âpponyi ne négocie pas, mais qu'il exige une réplique claire et nette sur le pour ou sur le contre. Le sens commun devrait faire regarder comme un deus ex machina le tempérament que nous laissons entrevoir comme acceptable.
J'ai été si fort occupé et je le suis encore tellement de la nouvelle tournure que nous allons essayer de donner à l'affsûre orientale y que je n'ai la tête qu'à cela. J'enverrai tout à Paris dans trois ou quatre jours, mais pour la seule information de l'ambassadeur, car, quant au Gouvernement, il ne vaut pas même la peine de lui parler. Il nous retrouvera à Londres *.
SI mai.
844. Je n'irai pas au Johannisberg, car je ne le puis pas, vu les affaires et vu les changements qui s'y font. La première des nécessités, c'est un toit sur un château, et on est en train de changer celui du Johannisberg. Mon projet est d'aller m'établir pour juillet et août à Kœnigswart. J'y conduirai les
* ■ InstructioDS données à Esterhazy pour les conférences de Londres, le 26 mars 1827 » , n«* 855-857. (Noie de t Éditeur.)
342 RECUEIL DE DOCUMENTS (l82S-18i9).
enfents, et c'est de ce point fixe que je ferai des excursioDs à Plass et probablement encore à quelques autres endrolU. Lorsque je pourrai décider du jour de mon arrivée à Kœnigsivarty je vous en préviendrai, ainsi que du moment où je désire que vous veniez me rejoindre.
Je ne prévois, au reste, rien qui puisse m*empécherde passer six semaines ou deux mois à la campagne. J'y ferai mes affaires aussi bien qu'ici , et ma santé , bien que tmbonne, gagnera encore par le meilleur air. L'année semble s'annoncer belle, et nous tirerons ainsi tous un bonproBtde la vie pastorale que je me propose de mener.
Quant aux affaires, tout est placé à rebours, et il en sera ainsi aussi longtemps que des hommes Caibles voudront bin de l'esprit, sans se douter qu'ils ne servent que le maaTaisjeo de quelques factieux et du factieux en chef (Canning), que je regarde comme fort gêné, bien qu'il soit devenu premier mi* nistre. A Paris, on est franchement niais, et nous verrons bientôt dans quelle classe de caractères il faudra ranger le jeooe autocrate du Nord.
Neumann n'a fait que des bêtises à Bio *, Ne le lui dites pas; c'est à moi à lui réserver la bordée. Il y a dans son caractère une espèce d'indépendance qui ne sert pas bien le$ affiaires. Tout homme qui se charge d'une mission doit commencer par se courber sous le joug de la pensée qui sert de base à son ofiBce. Neumann, au lieu de se pénétrer de notre décision de ne jamais permettre à l'infant d'aller au Brésil, a opéré comme si le contraire formait l'objet de tous nos vœux* Il a rêvé et sué ; cela ne valait pas la peine de faire huit milk lieues pour ne pas faire autre chose. Félix Schwanenber; nous est revenu tout gros et frais de sa course.
31 mai.
845. Neumann est arrivé ici hier. Il a Tair d'un pécheur; je l'ai grondé, puis relevé. Il s'est conduit comme un enfant
• La musion particulière de Neamann aaprès de Dom Pedro, ï Ri<S **'
là OÙ il aurait dû se rendre plus digne de son poids habituel. La g^rande faute commise par Neumann, c'est de ne pas avoir obéi dans des circonstances où il n'y avait point d'interprétation abandonnée au nég[ociateur. Il avait Tordre de prendre ad référendum l'expression définitive du vœu de Dom Pedro de voir arriver son frère au Brésil. Au lieu de se borner à cette mesure, il a dit oui, et nous ne disons rien, ce qui fait que le parleur se trouvera désavoué; circonstance qui jamais n'est désirable pour une Cour ni agréable pour celui sur lequel porte la dénégation. Neumann le sent, et je crois que son oui indiscret lui pèsera longtemps.
il juiii.
846. Lisez mes remarques, mon cher Victor, sur le projet de traité*. C'est une pièce qui échapperait aussi peu à des remarques sanglantes de Pufendorf qu'à celles de Colnet, et si j'ai seulement rempli huit ou dix pages de mes remarques bénévoles, c'est que j'ai dû arrêter ma verve faute de temps, mais non pas faute d'étoffe. « Le sel du monde a perdu sa force », a dit l'apôtre saint Paul ; il a parlé de son temps et bien certainement aussi du nôtre : trop est trop, et le projet de traité outre-passe la sottise. Je ne crois pas qu'il plaira à Pétersbourg.
Vienne est maintenant absolument vide, et la seule chose qui l'anime, c'est l'Opéra, qui devient toujours parfait le jour où il n'y a plus personne pour le juger. Il me sert de ressource, et, hormis lui, je n'ai que le jardin, qui est dans un bien parfait état depuis qu'il est livré au nouveau jardinier, lequel se trouve être une espèce de génie. Il a déjà une réputation gigantesque parmi les gros bonnets de la botanique, et je ne reviens pas de mon étonnement aussi souvent que je rattache son immense savoir à son origine. Qui jamais aurait
cernait surtout la défense des droits de Dom Mi^el à la régence du Portugal.
{Note de CÉdUeur.) * Dépêche à Apponyi, datée du 11 juin 1827, « Refus de TAutriche d*accéder à la triple alliance t (no 861). {Note de (^Éditeur.)
844 RECUEIL DE DOCUMEHTS (l«S9-lS»f).
cru que le petit concierge dcTiendrait le père d*un grand homme? Vous me servez, au reste, fort mal ; depuis le premier envoi des camélias, vous n*avez plus rien feiit partir, et s'il n*y avait au monde que vous comme pourvoyeur de plantes, le jardin serait un désert. Si jamais M. Canmiig plante un jardin, je vous recommanderai pour le soigner. Ce sera la plus sanglante défaite que j'aie pu lui préparer jamais.
MARIAGE DE METTERNICH AVEC ANTOINETTE DE LETILAM, COMTESSE DE BEILSTEIIf.
EXTRAITS DE LETTRES PARTICULIERES ECRITES PAR METTERRICH A SON FILS TICTDI F.T A LA COMTESSE MOLLT DE ZICHT-FERRARtS, DU 7 OCTORRB AU 9 DÉCEMBRE 1827.
847. La baronne Antoinette de Leykam est nommée comtesse de Beilsteb.— Indisposition prolongée du prince Victor. — Le docteur GalL — Fiuiioii du jour du mariage, qui doit avoir lieu à Hetzendorf. — 848. Sur le mana^ de Metternich. — 849. Réflexions. — 850. Le mariage est différé de bnii jours. — 851. Amélioration dans Tétat de la santé du prince Victor. — 852. Nouvelles de Gonstantinople.
Metternich à son fils Victor. Vienne, le 7 octobre 1827.
847 Je vous ai prévenu Tautre jour, par. quelques
mots, qu'ici Tafiaire était réglée. Demain, l'Empereur signera le décret qui fera de mademoiselle de Leykam une comtesse de Beilstein, et, à partir de demain, j'annoncerai mon prochain mariage.
Ce que je n'aime pas, c'est que vous étiez déjà incommodé depuis une quinzaine de jours, et que votre mal ne s'était pas bien prononcé. Vous êtes d'une constitution qw exige des soins; je vous conjure donc, mon ami, de n'en ëpa^ gner aucun.
Demandez à Gall ce qu'il vous conseille, et suivez strictement ce qu'il vous dira. Nous sommes à l'entrée de l'hiver, et si par hasard il devait vous proposer d'aller passer le mois le plus rigoureux dans un meilleur climat que celui de Paris, ^