‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich, chancelier de cour et d'État; pub. par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 3)Chapitre 81 sur 123 · I. Par rapport aux trois puissances coalisées · texte numérisé non relu

I. Par rapport aux trois puissances coalisées

Qu'elles se reconnaissent liées par le traité du 6 juillet 1827;

Que la France et l'Angleterre iront aussi loin que voudra les conduire la Cour de Russie, pourvu que cette puissance 'Continue à se tenir placée sur la ligne de ces mêmes engagements, — conduite d'autant plus facile pour elle que, quelles que soient la nature et l'étendue de ses projets, ceux-ci ne rencontreront aucune limite dans les stipulations absolument vagues du traité trilatéral et les latitudes de toute espèce qu'il établit.

n. Relativement à la Porte,

Que l'Empire ottoman, comme tout corps politique, peut être miné et ruiné de plusieurs façons. L'une est la ^erre

ouverte; Tautre est dans la voie des concessions réclamées et emportées sous l'apparence spécieuse d'une pacification dictée par rintérét même de la Porte.

Admettons que Tesprit du traité trilatéral soit conçu dans ce sens.

La Porte n'aurait dès lors que le choix entre le fer et le poison. Il est dans la nature des choses que les Princes, comme les individus, doivent préférer le fer au poison. Le combat offre parfois des ressources , tandis que la coupe empoisonnée n'en offre aucune.

Ce que le Sultan veut, il doit le savoir. Il est assez malheureux qu'après tout ce qui a été dit et feit pour éclairer cette question, elle soit pour nous un problème.

S'il est décidé à accepter en dernière analyse la g^uerre, la raison veut qu'il fesse néanmoins tout ce qui dépendra de lui pour l'éviter. '

S'il devait être décidé à ne pas courir les chances de la guerre dans une position où, à la vérité, rien n'annonce qu'elles puissent tourner en sa faveur, chaque jour de retard que déjà il a mis à se soumettre aux concessions voulues par le traité de Londres, comme tous les instants qu'il perdrait encore pour entrer en négociation sur l'application des termes de ce traité, doivent être condamnés par la saine raison, comme du temps bien malheureusement dépensé et perdu. En raisonnant dans la première des deux hypothèses que je viens d'établir, nous nous demandons comment la Porte ne cherche pas un moyen pour arrêter le développement d'un mal qui menace de l'engloutir, et pour gêner le développement des plans arrêtés par trois puissances aussi formidables que le sont celles avec lesquelles elle est décidée à se commettre. Pour atteindre un but, il faut se rendre un compte bien clair de la position morale et matérielle dans laquelle se trouvent placés l'adversaire ou les adversaires. Je vais essayer d'éclairer le reis-efEendi sur celle des trois Cours.

Nous sommes encore toujours convaincus que l'Empereur de Russie ne désire pas la guerre, mais nous le sommes de même qu'il la fera, ou conjointement avec ses alliés , ou seul ,

s'il ne parvient pas à amener la Porte à un arrangement qui équivaudrait aux termes les plus modérés du traité de Londres.

L'Angleterre est divisée en partis; celui qui est à la tète du Gouvernement est compromis dans le traité ; celui qui est opposé aux membres actuels du ministère réprouve les conséquences du traité, mais il respecte son existence, et, en tout état de cause, il n'irait point jusqu'à «n demander l'abandon formel.

Le traité et ses conséquences, quelles qu'elles soient, ne manquent pas de soutiens dans tous les partis en France.

II résulte de ce tableau, qui est entièrement conforme à la vérité , que tout espoir que fonderait la Porte sur la désunion entre les trois Cours alliées, et sur l'influence qu'elle pourrait exercer sur le développement ultérieur des mesures qui sont une conséquence des engagements trilatéraux, serait mal fondé.

Le Divan a fait deux démarches auprès de notref Cour : la première, par la lettre que le grand vizir m'a adressée; la seconde, par une demande de médiation adressée à Votre Excellence.

Je me suis déjà expliqué préalablement sur la première de ces démarches par mon expédition du 6 décembre dernier*. Nous étions à cette époque au fait de l'impression que notre communication avait produite à Paris et à Londres. La réplique de Saint-Pétersbourg nous est parvenue depuis, et elle a été telle que nous l'avions pressentie. Les trois Cours n'ont pas même jugé devoir s'expliquer sur des ouvertures aussi vagues et aussi stériles que l'étaient celles de la lettre du grand vizir.

Je vous envoie par la présente expédition l'original et la copie de ma réponse à Son Altesse**.

L'Empereur n'acceptera pas le rôle de médiateur qui lui

* Voir la note qui accompagne le n<> 880, p. 415. (Note de t Editeur,)

** On trouTera les idées principales que renferme la réponse de Mettemich dans plusieurs documenu, particulièrement dans la note citée ci-dessus.

(Note de t Éditeur.)

est offert ]>ar Tune des parties contendantes, et contre laquelle^ sans aucun doute, la partie adverse protesterait formellement. Sa Majesté Impériale reconnaît comme très-correcte la distinction que le reis-efFendi a établie envers Votre Excellence entre les différentes médiations; distinction fort importante dans tous les temps et plus particulièrement à une époque où un abus évident a dénaturé une qualification jusqu'ici respectable. Mais, par cette raison même, FEmpereur, loin de croire sen4r la cause de la paix , craindrait de la desservir en donnant suite à une ofb*e unilatérale et en songeant à se parer d'un titre dont l'emploi ne lui présenterait pas un senspratique. Sa Majesté Impériale, en se maintenant sur une ligne d'entière liberté politique, se regarde comme pouvant plus utilement servir la cause de la paix, qu'en circonscrivant son action dans des limites dont Elle-même ne saurait mesurer l'étendue.

En effet, en quoi et entre qui l'Empereur serait-^1 iné— diateur?

Devrait-il l'être dans la question de la paix? Mais la paix, matérielle n'est regardée par aucune des puissances en contestation comme rompue.

Serait-ce dans la complication qui compromet la durée de la paix politique que Sa Majesté Impériale devrait déployer la qualité de médiateur? Mais c'est l'offre d'une médiation,, soutenue même par des mesures comminatoires, qui forme déjà l'une des difficultés les plus graves à résoudre !

L'Empereur est l'ami de la Porte , et il est en même tempscelui des trois Cours coalisées; il est avant tout l'ami de la paix générale. Celle-ci trouvera toujours en lui un soutien aussi ferme qu'impartial.

Il n'y a que la Porte qui puisse s'aider elle-même et nousaider à sortir de la complication effrayante dans laquelle elle se trouve engagée. Qu'elle nous croie, et qu'elle admette comme certain et entièrement conforme à la vérité le tableau que nous venons de tracer. Que dés lors elle fasse, dans le plus bref délai, elle-même et sans courir de nouvelles chances de^ compromission, ce quelle croirait ne pas pouvoir refuser rai^

L'AUTRICHE ET LE CONFLIT ORIENTAL (l828). 439

sonnablement pour éviter les immenses risques d'une guerre matérielle.

Qu'elle déclare par un manifeste ce qu'elle accordera à ses sujets révoltés, sous la clause de leur soumission. Quesur^ tout elle pj'oclame la suspension de toutes les hostilités, si les alliés, de leur côté, veulent s'engager à en user de même.

Cette demande, nous l'avions adressée à la Porte avant la bataille de Navarin; sa concession eût sauvé la flotte turcoégyptienne. Nous la lui adressons de nouveau à la veille de Toccupation des Principautés du Danube.

Si je Sultan veut la guerre, — il Faura.

S'il ne la veut pas, qu'il la prévienne, quelque tardives que puissent être les mesures que nous lui conseillons.

Voilà, Monsieur le baron, ce que nous pouvons vous charger de dire au reis-efFendi. Le Divan, s'il est éclairé sur la position politique, devra nous comprendre. S'il devait ne pas l'être , les paroles d'un ami ne serviront à rien ; à quoi de plus pourraient servir celles d'un médiateur, si ces paroles n'étaient accompagnées de la menace que celui-ci se joindrait à la partie adverse? Et la Porte elle-même n'a-t-elle point pris les devants sur le terrain d'une menace pareille?

Ne vous a-t-elle pas déclaré itérativement que, même si l'Autriche s'était jointe aux trois autres Cours, le Sultan ne céderait pas aux exigences du traité trilatéral? Nous ne sommes pas de ceux qui comprennent que pour conserver la paix il soit utile de fiaire la guerre; nous ne pouvons donc que nous borner à dire ce que nous vous chargeons de représenter encore une fois à la Porte.

Le moment qui suivra le départ des trois missions sera sans aucun doute le plus propre pour des démarches telles que le sont celles que nous demandons avec instance à la Porte dans l'intérêt général comme dans le sien propre. Plus tard, quelque mesure coercitive nouvelle viendra compliquer les positions, et en particulier celle du Sultan, encore plus qu'elles ne le sont déjà. Que fera ce Prince à la suite d'une mesure nouvelle , par exemple à la suite de l'occupation des Principautés, qui serait effectuée par l'armée russe au nom

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des trois Cours alliées, dans les termes et dans les limites du triple traité*' Regardera-t-il Toccupation de ces provinces comme un acte de guerre ouverte? Dès lors pourquoi n'a-t-îl pas jugé de même Tattentat de Navarin? Traitera-t-il la nouvelle entreprise comme la première? Où s'arrêteront alors la guerre pacifique, les occupations provisoires, les insurrections protégées? Si tout dans Falliance des trois Cours est contre les règles du bon droit, tout dans la conduite de la Porte heurte le bon sens. Dans une combinaison pareille des choses^ une puissance telle que la nôtre, placée sur la première ligne des risques , et qui voit ses principaux intérêts compromis de toute part, ne peut plus consulter que la sagesse et suivre la ligne de conduite la plus mesurée. Nous saurons remplir nos devoirs, quels qu'ils puissent être et dans quelques conditions qu'ils devront être remplis, envers nous et envers l'Europe, quand l'heure nous paraîtra venue de changer d'attitude; mais cette heure n'a pas encore sonné, et nos vœux les plu:» ardents se concentrent dans l'espoir qu'elle ne sonnera pas.

LE CHANGEMENT DE MINISTERE EN FRANCE ET EN ANGLETERRE, ET CONSEILS DE METTERNICH A LA PORTE.

891. Metternich à OtlenfeU, à Constandnople (E. D.), Vienne, le 21 janvier 1828.

891. Le court espace de temps qui s'est écoulé entre ma dernière expédition et la présente a été rempli par deux événements qui, s'ils étaient à prévoir, n'en ont pas moins une bien haute importance. Les ministères en France et en Angleterre ont élé changés*.

* Le 4 janvier, Charles X renvoya le ministère Villèle, qui s*éuit rendu impopulaire par la dissolution de la Chambre des députés et par la nomination d*une fournée de pairs; ce fut Martîgnac qui se chargea de composer an nouveau Cabinet. A Londres, AVellington prit la présûdence du Cabinet le 4 0 janvier. ( Noîe de V Éditeur.)

CONSEILS DE METTERNICH A LA PORTE (1828). Ml

Les deux administrations ont succombé en grande partie sous le poids de leurs propres fiantes. Je n'ai pas le temps et je ne me sens même pas le besoin d'entrer envers Votre Excellence dans le détail des causes qui ont opéré ces changements. Si, d'un côté, ils présentent beaucoup de similitude, ils ne sont pas moins riches en différences faciles à saisir pour ceux qui connaissent la situation intérieure et les besoins de la politique extérieure des deux Royaumes. QuoiquUI en soit, il est certain que si la cause du bon droit doit gagner par les changements (conséquence que j'attache bien plus directement à la chute du ministère anglais qu'à celle du ministère français), il n^est pas moins certain que la Porte se livrerait à la plus dangereuse des illusions si elle devait admettre comme possible que, par la disparition de certains individus, elle serait désormais placée à l'abri des conséquences du traité trilatéral. Cette conclusion serait de toute fausseté. Le. traité de Londres é^ciste; et son existence acquerra même une valeur d'autant plus grande pour la Cour de Russie, par le £aiit qu'elle aura aux yeux du Cabinet russe le méiîte d'un lien positif dans l'affaire orientale avec ses deux alliés, là où bien d'autres fils sont venus à se rompre. Je vous ai fuit, par mon expédition du 6 de ce mois (n"" 890), le tableau exact des dispositions de ia France et de l'Angleterre à l'égard de ce même traité. Si, dans le premier des deux pays, la voix publique s'est décidément prononcée en faveur des Grecs, l'exécution d'un traité est constamment regardée dans le second comme une chose sacrée. La Porte est et demeurera ainsi placée sous le poids du traité trilatéral , après la chute des deux ministères, tout comme elle s'y trouvait placée avant cet événement; et si quelque chose est changé dans la situation , je ne saurais le reconnaître que dans les deux considérations suivantes : qu'une * marche éclairée de la Porte aura plus de chance d'être bien accueillie par des ministres qui ne peuvent guère désirer de voir leurs premiers pas dans des carrières assez pénibles encombrés par une affaire fort mauvaise dans son essence; tandis que, d'un autre côté, la Porte se trouve plus exposée au glaive russe, par suite des changements survenus en France et en

Angleterre, qu'elle ne Tavait été avant ces événements; et cela, par la raison toute simple que le doute même que TEmpereur de Russie pourrait concevoir sur la constance des hommes nouveaux à se maintenir dans les errements de leurs prédécesseurs, devra le feire tenir d'autant plus à avoir recours à ses propres moyens. Tout espoir que Ton fonderait ainsi à Constantinople sur la disparition des dangers eux-mêmes avec la chute de leurs premiers fauteurs, devrait immanquablement tourner au détriment du Sultan.

Le Gouvernement ottoman, JQ le répète, peut seul se prêter un secours que personne n'est en élat de lui offrir.

Ce secours, les moyens par lesquels il peut et doit être employé, nous les avons indiqués le 6 janvier (n*890). Nous avons recueilli bien des données depuis cette date, et, loin de nous faire changer d'opinion, toutes, au contraire, nous font espérer que le Divan, s'il n'est pas livré à la plus sombre et à la plus déplorable des erreurs, si, en un mot, il n'est pas décidé à se suicider, pourra ramener encore ses propres affaires à un meilleur état.

Le moment actuel est toutefois tellement important, il porte si fort le caractère de l'une de ces époques, passagères de leur nature, où le bien que les hommes ne savent point Êiirc tourne en autant de malheur qu'il n'est plus en leur pouvoir de conjurer, que l'Empereur se ferait conscience en ne vous chargeant pas d'employer tout ce que la force de la raison peut nous dicter encore de représentations et vous en suggérer également à vous-même.

Vous avez reçu ordre, par le courrier du 6 janvier, d'entrer en explications avec le reis-efFendi ; vous l'aurez fait, sans aucun doute, avant l'arrivée des présentes directions ; vous aurez ainsi à reprendre les questions là où vous les aurez déjà conduites.

Vous direz au reis-effendi :

K Que le but de l'envoi du présent courrier extraordinaire est de porter le premier à la connaissance du Divan les changements qui ont eu lieu dans les administrations en France et en Angleterre. »

CONSEILS DE METTERNICH A LA PORTE (l828). 44.1

(Vous entrerez ici dans les éclaircissements et dans les raisonnements qui forment la première partie de la présente dépêche.)

Vous ajouterez, après avoir tracé le tableau de notre conviction :

K Que nous regardons les choses et les positions comme arrivées à la dernière époque où le bien puisse se feire encore; mais que nous ne nous reconnaissons plus aucun pouvoir moral, en dehors des conseils que nous nous croyons le droit comme le devoir d*adresser à notre amie la Porte, et de ceux que, dans le cas où notre voix serait accueillie par le Divan, nous nous empresserions de donner avec une même force de conscience et d'entière franchise à nos amies les trois puissances liées par le traité de Londres.

« Que si, par notre expédition du 6 janvier, nous avons posé quelques points de vue généraux, le moment présent nous paraît exiger péremptoirement que nous ne nous bornions plus à mettre en avant des points de vue pareils; que nous croirions manquer à un devoir d'amitié envers la Porte, et en même temps à un devoir envers nous-mêmes et envers l'Europe tout entière, si nous n'entreprenions pas de donner une explication plus précise de notre pensée. »

Vous ajouterez encore :

« Qu'en suivant cette détermination, nous ne craignons pas d'empiéter sur les droits d'une puissance indépendante; que donner des conseils à un ami, ce n'est pas viser à le gouverner ni même afficher la prétention de gouverner pour lui; c'est vouloir le servir.

« Qu'en donnant à la Porte le conseil de se décider à faire de son propre chef ce qu'en dernier résultat elle serait dans la nécessité d'accorder à des adversaires trop puissants pour qu'elle puisse s'aveugler sur l'issue d'une lutte matérielle une fois engagée avec eux, nous ne faisons que lui recommander ce qui, dans les circonstances données, doit lui être éminemment utile, et ce qui seul pourra lui assurer un avenir plus tranquille. »

Nous lui recommandons ce qui lui est utile dans le pré-

sent ; car en saisissant rinterralle entre le refus oppose par le Divan aux demandes qui ont été formées jusqu'à présent à sa charge par les Cours et le retour de nouvelles exigences qui ne tarderont pas à lui être adressées, la Porte fera encore en temps utile preuve de son indépendance; nous lui demandons ce qui lui sera utile dans l'avenir ; car le but auquel la Porte doit viser avant tout, c'est la pacification véritable de la Morée et des fies; et une pacification qui n*emporterait pas avec elle des gages de sa stabilité, ne serait en réalité qu'une trêve, qui n'aurait d'autre effet pratique que de servir à renforcer les moyens des adversaires, — moyens que, sans aucun doute, ils auraient soin d'entretenir et de combiner de manière à les rendre entièrement disponibles le jour où des plans de destruction contre la puissance ottomane leur paraîtraient plus faciles à atteindre encore que dans le moment présent.

Nous demandons ainsi, en qualité de puissance amie de l'Empire ottoman et directement intéressée à sa conservation ainsi qu'à son bien-être, que le Sultan veuille se décider sans aucune perte de temps aux mesures que nous avons consignées dans notre expédition du 6 janvier ; nous y ajoutons le voeu explicite que Sa Hautesse établisse et proclame même le régime futur du Péloponèse sur les grandes lignes administratives suivantes :

1* Le Péloponèse sera gouverné par un prince raya, ou bien les diverses subdivisions territoriales que renferme la Péninsule seront gouvernées chacune par un chef également raya;

2^ Ce prince, ou ces princes, d'après d'anciens usages, seront héréditaires, ou bien proposés à la nomination et à la confirmation de Sa Hautesse, en sa qualité de souverain de la contrée ;

3* Lia Morée devra payer un tribut annuel qui sera versé dans les caisses de l'Empire;

4* Les places fortes du Péloponèse auront uniquement des garnisons ottomanes ;

5* Les tles jouiront de leurs anciennes franchises, et leur tribut annuel sera envoyé directement à Constantinople;

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