LE TRAITÉ DE MUNICH (1816). T
berg[. S'il m'est difficile de vous dépeindre rextréme insistance que le premier a mise à poursuivre son idée favorite , celle de l'acquisition de la majeure partie du Palatinat, et d^un autre côté la marche gênée du dernier, je ne suis pas dans le même cas relativement au résultat de la négociation.
...La négociation n'a pu rouler que sur trois points :
1* Sur la prétention de la Bavière à avoir une augmentation de son lot , du chef de la perte qu'elle prétend éprouver dans nos échanges ; '
2* Sur sa prétention à la contiguïté de territoire ;
3* Sur son désir de voir les négociations de Munich réunies h celles que nous réservons pour Francfort.
Le Prince royal et surtout M. de Rechberg ont fait tous leurs efforts pour soutenir la première de ces thèses. Il leur a été déclaré positivement que rien ne pourrait altérer la con-
ecclésiastiques entichés de fébronianisme, et qui, par cela même, étaient opposés à toute entente arec le Saint-Siège. Les mouvements révolutionnaires qui éclatèrent en 1820 et qui troublèrent la paix politique de TEurope et le repos intérieur de Tltalie en particulier, reléguèrent plus tard au second plan le règlement des questions ecclésiastiques pendantes entre l'Empire et le Saint- Siège. Partout les Souverains usèrent de ménagements, tandis qu'il aurait fallu, suivant miMi intime conviction, travailler à extirper le mal. Mais je Me trouvais S0ul de mon avis au centre du Gouvernement, et c'est ainsi que, malgré OMS instances et mes efForts, on s'en tint à de stériles négociations.
■ Lorsqu'au commencement de l'année 1835, l'Empereur François, qui moralement était tout à fait d'accord avec moi, approchait à grands pas de sa fia, il ordonna dans une clause testamentaire que la conti'overse entre l'Etat et l'Église fut terminée dans le plus bref délai, et il désigna comme exécuteurs de sa volonté l'évêque de Saint- Pœlten (Wagner) et moi. Les embarras inséparables d'un changement de règne empêchèrent au premier moment de hâter la solution du grand problème qui me tenait tant à cœur; au bout de très-peu de temps, l'évêque désigné par l'Empereur François mourut. Je choisis pour le remplacer Tabbé Rauscher, qui était alors prélat; à nous deux nous tînmes tête aux fonctionnaires, mais sans réussir à amener la conclusion de l'affaire, que facilitèrent enfin les bouleversements de l'année 1848.
« Le but est atteint! Dans le fidèle exposé qu'on vient de lire se trouve la clef des lenteurs que des idées erronées, des théories fausses et des résistances bureaucratiques ont provoquées, et qu'elles ont opposées comme des obstacles insurmontables au triomphe du droit et même du simple bon sens, k la meilleure volonté de deux Empereurs et à mes efforts personnels, i
(Note de F Éditeur.)
yiction de Sa Majesté sur rimportance plus que suffisante de rindemnité o£Ferte à la Bayière et acceptée par elle , et que par conséquent nous n^admettrions et ne soutiendrions jamais une prétention fondée sur un principe contraire.
Dans la première entrevue de TEmpereur avec le Prince royal, celui-ci soutint avec beaucoup de chaleur un projet d'acquisition d'une ligne de communication qui nous a été expliqué en détail. L'Empereur n'a laissé aucun doute an Prince royal sur sa détermination à ne pas soutenir dans la présente négociation ce projet, qui, sans contredit, rencontrerait des obstacles insurmontables de la part de la Gourde Bade. Sa Majesté Impériale se borne à promettre ses bons offices pour la cession du cercle de Main-et-Tauber. Cette proposition a été explicitement acceptée par le Prince royal et par M. le comte de Rechberg.
Nous éprouvâmes enfin une très-forte insistance de la part des négociateurs bavarois en vue de lier la négociation de Munich à celle de Francfort, ou, ce qui équivaudrait, de subordonner notre négociation directe à la marche de celle réservée pour cette dernière ville , et de la soumettre ainsi à de nouvelles complications. La déclaration de la volonté trèsprononcée de l'Empereur de ne pas se prêter à une clause qui dans son exécution offrirait pour toutes les parties intéressées la prolongation des inconvénients que nous n*éprouvons que trop dans notre négociation avec la Bavière depuis plus de deux ans, a fait mettre sur le tapis une nouvelle proposition bavaroise. Le Prince royal a demandé , en admettant le principe de la séparation complète des deux négocialions, que le terme de la remise de l'Innviertel fût retardé jusqu'à la fin de la négociation de Francfort, et Sa Majesté Impériale ayant décliné cette demande , le comte de Rechberg la réduisit le lendemain à celle de quelques bailliages de l'Innviertel qui resteraient sous la même clause, et comme gage, entre les mains de la Bavière.
L'Empereur ne pouvant entrevoir dans l'adoption d'une pareille mesure que des compromissions qu'il est décidé à éviter, d'autant plus que l'esprit de nos peuples, réunis main-