II. L'opposition
En Hongrie, il n'y a pas une opposition, mais plusieurs, que nous allons essayer d'énumérer et de définir.
a). Le parti constitulionneL
Le champ n'est pas libre pour un parti prétendant à cette dénomination. Il est occupé parle Roi et par les conservateurs, qui confondent leur cause avec la sienne. Aussi u'est-il pas question actuellement en Hongrie d'un parti ayant pour enseigne la constitution.
y augmentation de V écoulement est la base naturelle du crédit. Le blé dans le grenier, le vin dans la cave, le bois dans la forêt, sont comme l'argent dans la caisse. Les marcbandises ne prennent de la valeur que si elles sortent de rendrait où elles sont emmagasinées pour entrer dans la circulation. Des banques hypothécaires ne sont utiles que là où le trafic existe, ou pour créer les conditions matérielles qui lui sont nécessaires. Emprunter de l'argent et laisser la marchandise en magasin, c'est le moyen de ruiner le possesseur de la marchandise. La Hongrie ressemble à un marais. Si Ton veut transformer un marais en prés ou en terres de rapport, il faut faire écouler l'eau stagnante; si le propriétaire du marais ne possède pas l'argent nécessaire pour faire creuser les fossés voulus, il le trouvera facilement s'il peut offrir d'hypothéquer la terre arable — le champ ou le pré. — En Hongrie, on cherche à emprunter de l'argent sur le marais, • (Note de F Editeur,)
6i nECUElL DE DOCUMENTS (1835-1848).
b). Le parti libéral.
Le libéralisme qui a surgi dans Fouest du continent européen, après la chute de l'Empire français, a parcouru son cycle; il n'existe plus à Tétat de corps; les libéraux se sont divisés, ils sont entrés dans les ranges des conservateurs et des radicaux, et s'il y a encore des adeptes purs, ils vivent sur le terrain des théories creuses et impuissantes.
c) . Le parti radical.
Sous le drapeau du radicalisme marchent les champions les plus violents de l'opposition hongroise. Gomment la dénomination de ce parti s'accorde-t-elle . avec la situation de la Hongrie?
Cette situation a besoin d'être réformée d'une manière radicale, cela est hors de doute. Mais l'idée logique d'une réforme est celle de l'amélioration d'une situation donnée. Est-ce là ce que veut l'opposition radicale? Dans ce cas, elle se rencontrerait avec le Gouvernement. Veut-elle aggraver la situation actuelle? Il n'y aurait pas de meilleur moyen d'amener ce résultat en Hongrie que de rester immobile.
Pour empirer l'état présent, ce n'est pas un parti du mouvement qu'il faudrait, il suffirait d'un parti opposé au mouvement. En Hongrie , le mot a radicalisme » ne peut pas s'appliquer à un parti quelconque pareil à ceux qui dans d'autres pays portent le nom de a radicaux ■» ; il faudrait seulement prêter à la faction l'intention de favoriser, sous une dénomination dépourvue de sens, une anarchie permanente.
d). Le parti magyar.
Contre quelle autorité cette opposition peut-elle être dirigée? Gela ne peut être contre l'autorité royale, car la matière lui feit dé&ut pour cela. Le Roi est à la tête de son Royaume, qui est et s'appelle la Hongrie, dont le développement vrai-