‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich, chancelier de cour et d'État; pub. par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 5)Chapitre 54 sur 96 · MORT DE GRÉGOIRE XVI ET ÉLECTION DE PIE IX · texte numérisé non relu

MORT DE GRÉGOIRE XVI ET ÉLECTION DE PIE IX

J554. Metternich à Liitzow, à Rome (Lettre particalière). Vienne, le 9 juin 1846. — 1555. Metternicli à Lûtzow, à Rome (Lettre particulière}. Vienne, le 23 juin 1846. — 1556. Metternich à Lûtzow, à Rome (D.). Vienne, le 28 juin 1846.

1554. Tout ce que je pourrais vous dire de la douloureuse impression que m^a causée la nouvelle de la mort du Saint- Père, ne saurait vous exprimer ce que je ressens. La perte que rÉglise vient d'éprouver, jointe à la folie de Tépoque, pèsent ensemble sur mon esprit d'un poids que vous saurez apprécier, parce que vous me connaissez.

Qu*arrivera-t-il ou que n'arrivera-t-il pas? Il me serait impossible de formuler à cet ég[ard une prévision d'une valeur pratique. Aussi n'est-ce pas d*une aussi stérile recherche que je m'occupe. Habitué à parer au mal et prêt à accepter le bien, je regarde comme un devoir de provoquer les mesures que pourront réclamer les pires des circonstances. Ces mesures seront prises et nous saurons les employer dans l'intérêt de la cause de l'ordre, sans lequel la vie des États devient un rêve.

Veuillez, mon cher comte, assurer ceux qui dans ce moment se trouvent placés à la tête du Gouvernement de l'État pontifical, qu'ils peuvent compter sur l'Empereur ; le jour où ils auraient besoin de faire appel à un secours matériel, il sera mis à leur disposition. L'ordre sera donné de renforcer l'armée en Lombardie, et les renforts ne se laisseront point attendre dans la mesure de la nécessité.

Que de son côté le Sacré Collège se hâte de donner un chef à l'Église et à l'État ! Les changements de règne sont, dans tous

tenait peu à régler aes différends administratifs avec rAutriclie, car, du côté de Tagent sarde, la négociation fut conduite d*une manière si personnelle et si passionnée, que, dès le 14 février, le comte de Buol dot écrire à Vienne qu*Imperatori était parti de Turin, et qu'il avait entièrement rompu les négociations. (Note de V Éditeur.)

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