‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich. Publiés par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 2)Chapitre 35 sur 91 · LA SOCIETE DE NAVIGATION A VAPEUR DU LLOYD AUTRICHIEN · texte numérisé non relu

LA SOCIETE DE NAVIGATION A VAPEUR DU LLOYD AUTRICHIEN

1338. Metternich à Eichhoff, président de la Cliambre des finances, à Vienne. (Note.) Vienne, le 15 octobre 1838.

1558. Tout le monde s'accorde à reconnaître combien les États de l'Empire d'Autriche sont intéressés au fonctionnement régulier et constant de la Société du Lloyd autrichien, et qu'il en résulte pour l'administration publique la nécessité de protéger cette institution par tous les moyens en son pouvoir. La dissolution de cette société n'entraînerait pas seulement la perte de capitaux importants, mais encore elle aurait entre autres pour conséquence l'inconvénient grave que tous les avantages que la Monarchie retire actuellement , au point de vue commercial et politique, de l'exploitation entreprise par le Lloyd, passeraient à des mains étrangères, et qu'ainsi nous en arriverions à dépendre du caprice d'autrui.

L'exemple de la France montre quel prix d'autres Gouvernements attachent au maintien d'une navigation à vapeur étendue et régulière ; cette puissance a jugé qu'il était de son intérêt d'exploiter une pareille entreprise même aux frais de l'État.

Parmi les nombreuses et solides raisons qui militent en faveur de la nécessité de favoriser autant que possible cette institution, la chancellerie d'État, se plaçant à son point de vue spécial, croit devoir en faire ressortir une surtout, qui lui semble mériter d'être examinée avec une attention toute particulière.

Il y a , comme on le sait, des négociations engagées en vue d'assurer au Lloyd autrichien, à l'exclusion des bateaux à vapeur fi-ançais, le transport des dépèches échangées entre l'Angleterre et les Indes orientales , avantage qui d'abord ferait verser par le Gouvernement anglais des sommes importantes dans les caisses de la Société, qui procurerait ensuite un mou-

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