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vement considérable de voyageurs et qui en même temps assurerait, au point de vue politique, un résultat de la plus haute importance : en effet, les liens d'amitié qui unissent la Grande-Bretagne et l'Autriche ne feraient ainsi que se resserrer davantage, et, dans le cas d'une guerre maritime, les bâtiments du Lloyd autrichien seraient sûrs d'être protégés par la marine anglaise.
Mais cet heureux résultat suppose le fonctionnement régulier et certain de l'institution ; il est subordonné nécessairement à la confiance que le Gouvernement anglais croira pouvoir avoir dans la durée et dans la force vitale du Lloyd; or, rien peutêtre ne serait plus capable de provoquer et de fortifier cette confiance, que le vif intérêt que l'administration de l'Etat montrerait pour le succès de l'entreprise du Lloyd autrichien.
La situation financière actuelle de la Société réclame une prompte intervention; c'est ce qui résulte clairement des documents qu'elle a produits. Or, cette intervention ne peut venir que du côté de l'État. Aussi les demandes que le Lloyd a faites dans ce but méritent d'être examinées avec l'attention la plus sérieuse.
La chancellerie d'Etat n est pas compétente pour statuer sur ces demandes, qui soulèvent tant d'autres questions administratives et financières. Néanmoins elle regarde comme un devoir sacré de recommander vivement à qui de droit d'examiner avec bienveillance les vœux légitimes que le Lloyd a formulés. L'honorable président de la Chambre des finances s'est, dans la note qu il a adressée à la chancellerie de Cour*, exprimé favorablement au sujet de la plupart de ces vœux. Mon avis y est également favorable, et je me permets même d'exprimer le désir qu'on donne la plus grande extension possible aux allégements proposés.
On trouve des mdications précieuses là- dessus dans le vote séparé rjui accompagne les observations de la chancellerie de Cour. Même on pourrait, selon moi, proposer immédiatement la renonciation , dont il n'a été question qu'éventuelle-
* La Chancellerie de Cour (Hofkaiizlei) représentait alors à peu près ce