‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich. Publiés par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 2)Chapitre 58 sur 91 · L ATTITUDE BELLIQUEUSE DE LA FRANCE ET LA COXFI.DERATION GERMANIQUE · texte numérisé non relu

L ATTITUDE BELLIQUEUSE DE LA FRANCE ET LA COXFI.DERATION GERMANIQUE

1402. Metternich au Roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse (Lettre). Vienne, 9 octobre 1840. — 1403. Metternich à Trauttmansdorff, à Berlin (D.). Vienne, 24 novembre 1840. — 1404. Metteiniclià Apponyi, à Paris (D.). Vienne, 24 novembre 1840. — 1405. Metternich à Miinch, à Francfort (D.). Vienne, 28 novembre 1840. — 1406. Metternich au baron Erberj, chargé d'affaires à Berlin (E. D.). Vienne, 19 déceml)re 1840.

1402. Votre Majesté Royale daignera permettre que je profite du voya/je du comte de ^laltzahn pour lui exposer les sentiments, les idées et les calculs que fait naître en moi la situation générale, cette situation si embrouillée et par cela même si grave; je le ferai avec la franchise à laquelle m'autorise et même m'iuvite la confiance dont Votre Majesté a bien voulu me donner déjà tant de preuves flatteuses.

Avant d'entrer en matière , je ne puis m'empêcher de reconnaître hautement l'excellente attitude que Votre Majesté a prise en présence des demandes qui se sont produites à Kœnigsbei'g et qui avaient pour objet la concession d'une représentation nationale générale. Votre INIajesté a parié avec une entière franchise ; or, un langage aussi net se fait toujours entendre. S'il est des gens qui font semblant de ne pas le comprendre, on les laisse de côté, en ayant 1 air de ne pas faire attention à eux.

Nous nous trouvons réduits à une situation toute

particulière , je serais presque tenté de dire absurde. Nos adversaires sont absurdes, et dans notre propre camp il se commet bien des absurdités. Deux individualités se distinguent ici : M. Thiers et lord l'almerston : le premier, qui est un héros sur le terrain où, à une autre époque, feu l'abbé de Pradt a révélé un tout autre Jupiter-Scapin ; l'autre, qui a reconnu, une fois dans sa carrière de whig, le véritable droit, mais qui veut le faire triompher à la manière des joueurs qui prétendent faire sauter la banque; d'un autre côté, des nuances par lesquelles la politique russe veut tromper les yeux; tout cela

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forme un labyrinthe dans lequel des esprits (jui ne sont que sapes ont peine à se retrouver. Le but du Iravail que j'ai envoyé en Angleterre * est de me permettre de découvrir un fil à l'aide duquel, si on le saisit, on puisse sortir du labyrinthe. Gela arrivera-t-ir? l'avenir seul, un avenir prochain, peut nous l'apprendre; mais, même si l'on prend en main le fil et tout ce

* Ce travail consiste en un .Mémoire, du 5 octobre, sur le conflit turcoéj;v|itien ; de plus, en une dépêche du même jour, adressée au baron de INeumann, à Londres, documents dont le comte de Trauttmansdorfl, à Berlin, reçut des copies destinées à être communiquées au Cabinet prussien. Les indications ci-après, que le chancelier d'Etat lui-même a jetées sur le papier, à l'usajje de l'ambassadeur d'Anj^leterre, résument brièvement les principales idées contenues dans le travail fait pour Londres; leur texte est ainsi conçu :

i< La position des affaires du jour se compose de deux questions : A du conflit turco-égyptien ; B de la perspective d'une guerre générale. L'affaire A pnut mener à 1 affaire J5, tandis rpic l'affaire B ne saurait non-seulement pas conduire à l'affaire A, mais qu'elle la compromettrait. L'affaire A est en train, B est en perspective; il faut donc se placer entre les deux affaires.

« Un principe qu'il faut regarder comme immuable, c'est celui que ie salut de l'Europe repose en ce moment sur la plus étroite union entre les quatre Cours, entre elles-mêmes et avec la Porte.

« Une autre vérité, c'est que les Cours ne jjourraient reculer sur leurs engagements du l.> juillet, sans une immense et gratuite compromission. Il en est de même de la position qu'a prise la France. Aussi ne doit-il point être question, de part ni d'autre, d'un mouvement de recul, mais du soin d'avancer non pas sur des lignes divergentes, mais bien sur des lignes convergentes. Point de fusion , mais une rencontre entre les puissances.

tt Quel doit être le but du mouvement en avant? Éviter que l'affaire A ne dégénère en celle B, qui lui est diamétralement opposée, et qui dès lors ménagerait à la France un triomphe de prévision qui tomberait de tout son ])oids moral sur les quatre Cours.

« Quels sont les moyens?

« Maintenir l'afl'aire ^1 dans toute la pureté du principe sur lequel elle repose ;

« Se placer sur le terrain que la proclamation de la destitution de Méhémet- Ali a ouvert, comme toute novation ouvre une voie nouselle dans un procès;

« Etablir un point d'arrêt dans les opérations de coercition matérielle, c'est-à-dire, admettre ce que la raison se chargera d'apporter, sans le concours même de calculs politiques ;

« Fixer le lieu du rendez-vous pour l'essai d'une entente finale. »

Dans la dépêche à Neumann , le prince de Metternich laissa en blanc le nom de l'endroit où les représentants des puissances devaient se rencontrer; cependant il indiqua au comte de Trauttmansdorff, à Berlin, la ville de Wiesbaden, à cause de sa proximité de Francfort. Mais la réunion n'eut pas lieu.

{Noie de l Éditeur.)

/t92 RECTEIL DE DOCUMENTS (1835-1848).

qui s'ensuit, même si on le tient ferme, on n'aura cependant pas la certitude que tout dan^jer est écarté, car nous avons affaire à une France dont les fail)lesses touchent à la folie, et à un homme dont je suis sûr d'avoir fait le portrait exact dans une des dépêches que j'ai envoyées à Londres. Cependant, même si tout se passait pour le mieux, il ne serait pas digne des deux (grandes Cours d'Allemagne de ne pas examiner les éventualités contraires qui pourraient se produire.

Que l'on veuille ou non la guerre en France, il est positif que, dans une hypothèse comme dans l'autre, on regarde dans ce pays l'Allemagne comme une arène où tous les acrobates français sont lil^res de venir montrer leur savoir-faire. M. Thiers, qui est un grand artiste dans ce genre, parle de la guerre comme si elle était un moyen appartenant légitimement à la France de se tirer d'embarras et d'apprendre à vivre aux autres. Lin jour viendra où il faudra demander à ce grand maître avec qui il compte donc faire la guerre. Si c'est avec l'Allemagne, il faudra qu'il dise pourquoi il veut se battre; car il ne suffit pas du bonheur d'être voisin de la France pour lui tendre son dos et recevoir les coups qu elle voudra bien donner, ainsi que pour ouvrir sa bourse et lui verser les contributions qu'elle daignera demander. S'il ne veut pas l'avouer, il faudra interpréter son silence dans le mauvais sens; car un grand corps politique ne peut pas se payer de silence. Le moment n'est pas encore venu de poser la question, et cela pour les raisons suivantes :

Si notre propre position était meilleure, l'état des choses serait tout autre qu'il ne l'est, et la France, ou plutôt les hommes qui représentent cette folle nation, n'auraient pas trouvé l'occasion de se laisser aller si librement à leurs caprices. Il faut donc qu'avant tout nous voyions c\3.\r entre nous avant de pouvoir élever la voix contre un tiers ; car, au lieu de répondre à la question qu'on lui adresserait, il serait à craindre qu il ne nous demandât à nous-mêmes ce que nous l'oulons et entendons faire. Or moi, pour ma part, je ne saurais que répondre, attendu que, si je sais fort bien ce que veut l'Autriche, eu sa qualité de puissance participante à la quadruple affaire, d'autre

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part je ne vois pas très-nettement ce que veut ou ne veut pas Palmerston.

Tant qu'il sera question du conflit qui existe eiitre la Porte et Aléhénict-Ali, la Confédération germanique n'aura rien à voir dans l'affaire. Mais si la question devient européenne au lieu de rester spéciale, il faudra que la Confédération agisse en puissance appelée à jouer un rôle important dans le grand conseil ; autrement l'Allemagne aurait l'air de ne se considérer que comme un corps sans àme ou comme un esprit sans corps, comme un champ appartenant au premier occupant venu, et n'ayant d'un corps politique que le nom sans en avoir la dignité. Chaque fois qu'il est question d'une confédération d'Etats , l'idée d'une guerre offensive est inadmissible ; il faut par contre que la défensive, qui est conforme à la nature de la fédération , jouisse de tous ses droits. Qu'est-ce donc que la guerre dont M. Thiers menace l'Europe? Suffit-il qu'un président du Conseil se propose d acquérir la gloire d'un Napoléon pour autoriser un pays, à la tète du Gouvernement duquel il est placé, à regarder l'Europe comme une salle d'armes où les parties ont à faire preuve de leur savoir-faire? Si une telle prétention est ahsurde, les pays qui se prêteraient à cette expérience ne le seraient pas moins; or, le plus important parmi les pays de l'Europe est certainement le territoire de la Confédération germanique. Il faut donc demander au Cabinet français contre qui il piétend faire la guerre ; il faut que cette question lui soit adressée non-seulement au nom des puissances qui prennent part à la quadruple entreprise, mais aussi en celui de la Confédération germanique. Celle-ci ne songe pas à la guerre , elle est dans le repos le plus profond ; suffit-il , peut-il suffire qu'il soit commode pour la France de trouver un terrain sur lequel elle peut se déployer sans rencontrer de résistance , non pas parce qu'il n'y a pas de moyens de résister, mais parce que ces moyens ne sont pas préparés, vu qu'on est placé sous la protection du droit des gens? Si une pareille proposition était admissible, il vaudrait certainement mieux reconnaître la suprématie de la France sur le monde moral comme sur le monde matériel, que de s'exposer à l'éler-

nel inconvénient de voir menacée, du jour au lendemain, la situation intérieure des États et même la vie civile, si le Gouvernement français a besoin ou croit avoir besoin d'un expédient quelconque pour assurer sa propre sécurité.

Ici le devoir commande aux deux grands États allemands de rendre leurs confédérés attentifs à l'attitude que leur impose la nécessité de leur conservation personnelle. Toutefois, pour ne pas faire fausse route, il est nécessaire d'envisajjer sérieusement les points de départ. Ces points sont les suivants :

Il s'a(jit du conflit turco-égyplien. Dans ce conflit, tous les États, sans en excepter la France, se sont prononcés pour le maintien du principe de la conservation de Tintégrité de l'Empire ottoman.

Le maintien de cet Empire et celui de la paix européenne sont deux idées inséparables Tune de l'autre. M. Tkiers luimême le reconnaît.

Par conséquent, tant qu'il est question de l'affaire tiircoéqyptienne, la Confédération germanique n'a point de rôle à jouer ; car dans ce conflit on ne peut pas faire appel aux moyens dont elle dispose , et la garantie de sa sécurité et de son repos consiste dans le principe pour lequel les puissances appelées à intervenir dans le conflit se sont prononcées solennellement .

Mais tout à coup s'élèvent des cris de guerre en France. Dans ce cas, il est du devoir de la Confédération dedeniander à qui s'adresse cette menace. La Confédération est dans un profond repos et ne songe pas à prendre l'offensive contre la France. Ne doit-elle pas s'informer si la France ne songe peut-être pas à prendre l'offensive contre elle ?

Une telle démarche serait-elle à sa place aujourd'hui? Je ne crois pas, quant à moi , qu'il soit opportun et pratique de poser maintenant cette question. Il faudrait, avant tout, qu'on s'entendît au préalable avec les Gouvernements de la Confédération ; pour cela, il faut du temps; s'adresser à ces Gouvernements avant le moment convenable, ce serait peut-être donner à beaucoup d'entre eux de graves sujets d'inquiétude. Engager des Cours de troisième et même des Cours de second ordre dans des questions politiques embrouillées, c'est une entreprise

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ingrate en général. Serait-ce aux deux puissances allemandes à poser la question au Cabinet français? Ici elles risquent d'être fort embarrassées pour répondre à la question de savoir ce f|u'au fond l'alliance clierclie dans l'affaire d'Orient, question qu'à la place de M. Tiiiers je ne manquerais pas d'adresser à ceux qui m'interrogeraient. Si la réponse est facile pour la Prusse et pour l'Autriche, elle pourrait bien ne pas l'être autant s'il nous fallait nous porter garants des idées de Palnierston. Pour nous éclairer par des moyens plus simples, c est-à-dire pour éclaircir les situations, j'ai fait des démarches en suivant un autre système, dont les dernières dépêches que j'ai envoyées à Londres forment les premiers chaînons , et sur lesquelles je prends la liberté d'appeler l'attention de Votre Majesté. Dans le cas où Votre Majesté reconnaîtrait la voie que nous suivons ici comme étant la bonne , je demanderais que le chargé d'affaires prussien à Londres conformât rigoureusement son langage à celui de M. de Neumann. Aujourd'hui, tout dépend de l'étroite union de l'Autriche et de la Prusse, car ces deux puissances forment en Europe la puissance centrale, et cela tient assurément à la position géographique des deux Etats, à leur situation indépendante et à leur rôle de membres principaux de la Confédération germanique. L attitude prise par les deux puissances doit avoir pour but d'étouffer les cris de guerre et de faire en sorte que le conflit turco-

égyptien aboutisse a une prompte solution

Que Votre Majesté daigne excuser la longueur de cette lettre, et agréer en même temps l'assurance de mon profond respect et de mon inaltérable dévouement *.

* Cette lettre a marqué le début d'une correspondance diplomatique suivie entre les Cabinets de Vienne et de Berlin , correspondance au cours de laquelle le génériil de Grolmann et le colonel du Radowitz furent envoyés à Vienne pour y concerter les mesures à prendre dans le cas où l'armée de la Confédération {germanique aurait à se mettre sur le pied de guerre. Sur le résidtat de cette mission , voir la dépêche du 28 novembre, adressée à Mihicli , n" 1405.

(^Nole de l'Editeur.)

Metternicli à Tranttmansdorff, à Berlin (D.)* ^i^nne, 24 novembre 1840 *.

1403. Lorsque les Cours de Vienne, de Berlin, de Londres et de Saint- Pétersbourjj coiiclurent à Londres avec le Sultan les traités qu'ils viennent de communiquer à la Diète de la Confédération germanique, elles n'avaient d'autre but que d assurer à la paix générale de l'Europe une nouvelle garantie de durée par le maintien de l'indépendance et de l'intégrité de l'Empire ottoman. Elles ont la conscience d'avoir, en poursuivant ce but , non-seulement observé rigoureusement les règles du droit international européen, ces règles consacrées par le temps, mais encore d'avoir obéi uniquement aux lois d'une politique désintéressée, pure et exempte de préjugés. Si la Confédération germanique n'a point pris part aux transactions qui ont eu lieu à Londres , cela ne lient certainement pas à ce que le but qu'on avait en vue , ou les principes d'après lesquels on agissait, lui étaient étrangers, mais simplement à ce que, par sa position géographique, le territoire de la Confédération était trop éloigné du théâtre de l'action à exercer dans la question qui occupait les puissances pour que la Confédération pût exercer une influence directe sur la solution finale. Ajoutons fju'en général la haute mission de la Confédération étant de former, au milieu du système politique européen, un centre de gravité fixe et inébranlable de la paix générale, il n'est pas permis à ce corps politique de se mêler activement à des différends qui se produisent loin de son horizon moral et matériel.

Comme tout le monde le sait, la France, au début, avait pris à la grande œuvre de pacitication une part égale à celle des autres puissances. Même dans la note collective remise à la Porte après la bataille de ISézib, le 27 juillet 1839, elle exprimait encore son entière adhésion aux vues des quatre autres Cabi-

* Une dépêche idenlirjiie fut en même temps communif|uée aux missions I. H. auprès des autres Cours d'Allemagne, avec l'ordre d'en faire usage au moment où leurs collègues prussiens seraient pourvus dinsiructions analojMics.

(Noie de l'Editeur.)

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nets. Mais lorsqu'on en vint à discutei- à Londres les moyens d'atteindre le but commun, la France se retira du concert des puissances délibérantes : elle éleva la voix en faveur du Pacba d'Egypte, accusa les quatre puissances dont elle s'était séparée d'avoir offensé l'bonneur français, et se mit à procéder à l'armement du pays, en prenant une attitude qui devait paraître surtout menaçante pour le corps politique qui avait été complètement désintéressé dans la question à régler.

Il est positif que la Confédération n'a donné au Gouvernement français aucun motif ni même aucun prétexte d'agir ainsi. La nécessité pour la France de reprendre la frontière du Rhin, nécessité alléguée par la presse française comme étant la raison de ces armements spécialement dirigés contre l'Allemagne, ne sera certainement jamais invoquée par un Gouvernement bien réglé pour justifier une guerre qui n'est motivée par rien d'autre. Aussi ne reste-t-il, en effet, d'autre ex[)lication à donner, de la regrettalde attitude que le Gouvernement français a prise depuis quelques mois vis-à-vis de l'Allemagne, que celle-ci : la conduite de la France s'explique par la situation difficile où elle se trouve en face des partis révolutionnaires qui la déchirent, et que l'ex-chef du Cabinet français a aggravée lui-même en agitant les esprits comme il l'a fait.

Depuis lors, un nouveau ministère a pris la direction des affaires en France, et ses premiers actes ont un caractère pacifique. Quelque satisfaisants qu'ils soient, quelque favorable que soit l'accueil que toutes les puissances intéressées ne manqueront pas de faire à ce nouveau Cabinet, ce serait néanmoins vouloir se tromper soi-même que de regarder le danger comme écarté pour toujours parce que les choses ont pris incontestablement une meilleure tournure en France. Aujourd'hui aussi peu qu'à n'importe quel moment depuis la conclusion du traité du 15 juillet, il y a des raisons pour faire une guerre politique; l'administration française actuelle, qui est animée de sentiments conservateurs, voudra moins que toute autre entreprendre une guerre de principes dont la première conséquence serait sa propre ruine. Mais réussira-t-elle à maîtriser l'agita-

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