VICTOIRES DE L ANGLETERRE EN CHINE ET AUX INDES
1147. Metternich an baron cleNeumann, à Londres (D.). Vienne, le 24 novembre 1842. — 1148. Metternich au baron de Neumann, à Londres (D.). Vienne, le 9 décembre 1842.
1447. Une estafette arrivée ici il y a peu de moments m'a apporté un rapport de notre consul général en Egypte, dont
la feuille de Bombay ci-jointe, qui venait d'arriver à Alexandrie par la voie de Suez, formait l'annexe*.
Il n'est guère permis de douter que les importantes nouvelles que renferme cette feuille seront connues à Londres avant que la présente dépêche puisse vous arriver; néanmoins, je n'ai point voulu manquer de vous transmettre la feuille de Bombay, pour le cas où quelque accident de mer dans la Méditerranée aurait retardé l'arrivée d'une nouvelle dont, pour ma part, j'offre mes plus sincères félicitations au Gouvernement britannique.
Metternicli au baron de ]Neumann,à Londres (D.). Vienne, le 9 décembre 1842.
1448. Les nouvelles les plus récentes de l'Inde servent à compléter les succès des armes britanniques en Chine**. Je n'ai plus rien à vous apprendre sur la part que nous prenons à ces glorieux événements. Ce n'est pas la Cour seule qui s'y intéresse ; ce sentiment est franchement partagé par le Gouvernement et par l'Empire !
La précédente administration s'appliquera sans nul doute à utiliser ces succès dans Tintérél de son parti ; cette prétention ne sera accueillie nulle part. Les opérations dirigées contre la Chine, de même que celles qui l'ont été dans l'Asie centrale, étaient des entreprises audacieuses et condamnables sous tous les rapports politiques et même simplement moraux. Si le succès a couronné l'une de ces entreprises, le pays seul peut en réclamer le profit, et non les ministres, qui ont exposé celui-ci à des sacrifices immenses sans aucune chance de compensation.
La guerre sur la rive droite de l'Indus est un sujet de reproche qui pèsera sur le Cabinet whig comme l'une de ces
* Cette feuille contenait la nouvelle de la conclusion du traité de Nanking, signé, le 29 août, entre l'Angleterre et la Chine, traité aux termes duquel l'île de Hong-kong fut cédée aux Anglais et les portes de Canton, d'Amoy, du Ningpo, deTschingaï et de Fou-tcbeou-fou furent ouvertes au commerce de toutes les nations. (Noie de l'Édileur.')
** Les nouvelles des Indes conoernaient la défaite complète essuyée par Mébémet-Akhbai'-Klian à Tezeen, et la prise de possession de Caboul par le général l'ollock. (Note de l'Editeur.)
fautes où les Empires jouent de bonheur quand ils ne succombent pas ! Ce qui en tout état de cause est digne des plus grands éloges, c'est la bravoure des armes anglaises, et la constance avec laquelle elles ont supporté les plus dures épreuves.
A mon avis, la bonne fortune de la fin est complète, en ce que les deux succès arrivent dans un moment où l'Angleterre avait besoin d'un incident pareil pour retremper l'esprit conservateur dans le pays. Ce point semble assuré, et j'y attache une haute valeur.
Je vous laisse carte blanche. Monsieur le baron, pour traduire nos impressions à l'égard de ces divers événements, et exprimer la satisfaction qu'ils nous causent. Vous ne courrez pas le risque de rien exagérer.
EXTRAITS DU JOURNAL DE LA PRINCESSE MÉLANIE. DÉTAILS bioghaphiques.
1449. Vienne (du le"" janvier au 29 juin). — 1450. Saison de bains à Isclil(d u 30 juin au 10 août). — 1451. Retour à Vienne par la Bohême (du 12 août au 28 décembre).