LA QUESTION ALLEMANDE
a. Traiterait-on en ennemis les princes allemands qui faisaient partie de la Confédération du Rhin, et regarderait-on leurs États comme des pays à conquérir?
h. Créerait-on ou rétablirait-on un Empire germanique?
c. Réunirait-on tous les pays allemands en une confédération d'Etats?
La première de ces solutions était désirée par la Prusse.
L'Empereur François n'en voulait pas, et, pour la prévenir, son Cabinet engagea avec la Bavière des négociations dont l'issue devait empêcher la réalisation du plan prussien au moment où les Monarques étaient en pourparlers pour conclure définitivement la quadruple alliance.
L'Empereur ne voulut pas donner suite à la proposition qui lui était faite par des voix très-autorisées, celle de reprendre la couronne d'Empereur d'Allemagne qu'il avait déposée. Ce que l'Empereur demandait à l'alliance, c'était d'assurer la paix politique après vingt-deux années de guerre et de bouleversements de tout genre. Vouloir reconstruire le vieil édifice désagrégé lui semblait une entreprise peu pratique; quanta en construire un nouveau, semblable pour la forme et l'extérieur à celui qui avait disparu, il disait que c'était une chimère dangereuse.
Les Monarques s'entendirent donc pour former un grand corps politique, placé au centre du continent européen, qu'on ne pouvait concevoir que comme une force politique et conservatrice, ayant la forme d'une confédération composée des princes souverains d'Allemagne et des quatre villes libres auxquelles on devait rendre l'existence politique. Le principe fut arrêté à Teplitz; quant au développement de l'idée, il fut remis jusqu'au Congrès qui devait se réunir à Vienne, à la suite des succès remportés par l'alliance.
Le y juin 1815 fut signé à Vienne le traité constituant la Confédération.
d'Etat, c<^lui-ci exaiiiiiia éjjalcment les affaires d' AIlL-majjne dans le mémoire détaillé adressé à l'Administrateur de l'Empire germanique, que nous puljlions dans le chapitre ci-dessus : u T.a Question alUmande. »
{^Nolcde rÉJileur.)