‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich. Publiés par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunisChapitre 30 sur 118 · ANNALES DE LA LITTÉRATURE · texte numérisé non relu

ANNALES DE LA LITTÉRATURE

(levons seconder en tout, et en même temps de servir d'intermédiaire entre nous en correspondant directement avec moi dans le cas où vous seriez empêché de le faire.

Toutefois, la direction des affaires vous est attribuée spécialement.

La censure de la revue comprendra deux parties.

Je me chargerai moi-même de la partie politique. La partie scientifique et littéraire sera confiée à un censeur qui sera nommé par le préfet de poHce. Je m'occuperai sans retard des mesures nécessaires à cet effet.

Relativement à toute disposition à prendre pour assurer lexécution de l'entreprise ou pour faciliter la conduite de l'affaire tant qu'elle durera, j'attendrai vos propositions.

Metternich à Charles Bœttiger. Vienne, le 27 décembre 1817.

248. J'ai reçu votre lettre et votre premier bulletin littéraire; j'ai eu grand plaisir à lire l'un et l'autre. Je vous prie de continuer comme vous avez commencé ; comptez sur toute ma reconnaissance.

Vous trouverez ci-joint une invitation à vous charger d'une entreprise décidée depuis longtemps et désirée également par vous. La nouvelle revue trouvera auprès du Gouvernement une large protection. L'Etat pourvoira aux besoins d'une institution qui ne peut se soutenir que si elle est assurée du lendemain. Convaincue du bien que de sérieux ti'avaux accomplis par de vrais savants peuvent faire aujourd'hui plus que jamais. Sa Majesté accordera toutes les subventions nécessaires pour faciliter l'œuvre de nos hommes les plus éminents dans les diverses branches de la science et de la littérature. C'est là, pour le Gouvernement, la seule manière convenable d'intervenir. Les comptes rendus qui doivent former la matière des Atinales de la littérature seront toujours rédigés dans un sens vraiment savant, réellement cosmopolite. Le caractère des savants que la rédaction invite à collaborer à la revue en est un sûr garant. Je ne me croirais donc nullement autorisé à vous envoyer moi-même cette invitation, si l'avan- III. 7

fl8 RECUEIL DE DOCUMENTS (1816 ET 1817).

tage de vous connaître depuis longtemps ne m'en donnait le droit. Recevez, etc.

RÉSULTATS DES NÉGOCIATIONS ENGAGEES AVEC ROME AU SUJET DES QUESTIONS ECCLÉSIASTIQUES PENDANTES ENTRE LE SAINT-SIÈGE ET LA COUR DE VIENNE.

249. Metternicli à l'Empereur l'rançois (Rapport), Vienne, fin décembre 1817.

249. Lors de mon départ de Vienne pour Florence , au mois de juin dernier , les principales questions qui faisaient l'objet de négociations engagées avec la Cour pontificale , et dont Votre Majesté m'avait confié la solution, étaient les suivantes :

a. La renonciation de Sa Sainteté au droit exercé par Elle sur le territoire des ci-devant républiques de Venise et de Raguse , je veux dire au droit de nommer des archevêques et des évéques, ainsi que d'autres dignitaires de l'Eglise;

b. L'abolition de l'usage suivi jusqu'ici, d'après lequel les évéques italiens nouvellement nommés ont à se rendre de leur personne à Rome, pour y recevoir la confirmation pontificale ;

c. L'aplanissement des difficultés élevées contre la préconisation du nouvel évéque de Brùnn , ainsi que la cessation du malentendu qui existait à propos de l'évéque de Munkatscli , aus&i nouvellement nommé;

d. La disparition des obstacles suscités par le Saint-Siège à la Cour de Vienne relativement au serment à prêter par les évéques autrichiens lors de leur installation, ainsi qu'au cérémonial à observer en cette occurrence ;

e. Les réserves qu'il a fallu faire valoir pour le maintien de nos droits lorsque la juridiction ecclésiastique exercée jusqu'ici par Tarchevêque de Milan et par l'évéque de Pavie sur le territoire piémontais a été abandonnée;

/. L'obtention de la confirmation pontificale pour les nouvelles divisions diocésaines ordonnées par Voire Majesté dans

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