‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich. Publiés par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunisChapitre 79 sur 118 · RÉSULTATS DES CONFÉRENCES DE CARLSBAD · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DES CONFÉRENCES DE CARLSBAD

ménagé à nos augustes Souverains un moyen d'accomplir leur devoir le plus sacré envers la patrie commune.

Que Votre Altesse daigne agréer l'assurance de notre respect et de notre dévouement inaltérables.

Bernstorff, IIechberg, Stainlein, Schulen-

BURG, COMTE DE MlJNSTER , HaRDENBERG, WiNTZINGERODE, BeRSTETT, MuNCHHAUSEN ,

Marschall, Plessen.

Metternich au Prince régent d'Angleterre. CarlsbaJ, le 2 septembre 1819.

536. Monseigneur, je connais trop les bontés que Votre Altesse Royale daigne m'accorder, pour me refuser la satisfaction de lui soumettre directement, et mes félicitatioiîs sur l'heureux accord qui s'est établi entre les Cabinets allemands à Carlsbad, et l'expression de ma reconnaissance pour rap[)ui que les ministres de Votre Altesse Royale ont bien voulu donner à toutes les mesures que j'ai été dans le cas d'y proposer. Une nouvelle ère se prépare, et ce sera celle du salut, si les Cours allemandes ne s'écartent pas de la ligne sur laquelle elles se sont placées.

Votre Altesse Royale a pressenti l'importance des objets qui pourraient être soumis à la discussion que j'avais préparée pour l'époque de mon retour de l'Italie, et elle m'en a fourni une preuve précieuse en envoyant M. le comte de Miinster à Carlsbad. On est toujours sûr de rencontrer Votre Altesse Royale sur la voie des principes qui eussent achevé la grande œuvre, s'ils n'avaient souvent été perdus de vue, dans le cours de bien des négociations, dans les années 1813 jusqu'à la désastreuse époque de 1815. — Aussi me reste-t-il à adresser à Votre Altesse Royale une prière à l'accomplissement de laquelle j'attache une bien haute valeur. Des questions d'un intérêt aussi grand pour la Confédération germanique que l'ont été celles que nous venons de débattre, ont été réservées pour les conférences qui s'ouvriront à Vienne le 20 novembre de la présente année. Moins urgentes dans leur exécution, mais non

moins utiles dans leurs conséquences , ces questions auront besoin d'être fortement appuyées par les Cours qui veulent le bien, parce qu'elles se trouvent en dehors des petites craintes, des petites jalousies et de tant de motifs subalternes qui entravent ordinairement le développement des institutions utiles. Vous ne devez donc pas être surpris, Monseigneur, si je regarde comme un véritable bienfait l'appui direct de M. le comte de Munster dans le cours des négociations de Vienne. Mon vœu est simple; il se borne à celui de renforcer ainsi l'action de l'Autriche. Je n'admets point que nos prochaines conférences puissent s'étendre au delà d'un terme de six semaines, qui compteront pour beaucoup dans l'existence future de la Confédération.

Permettez, Monseigneur, que je saisisse la présente occasion pour demander à Votre Altesse Royale la continuation des bontés que dej)uis longtemps Elle daigne avoir pour moi, et que je mérite par le dévouement sans bornes que je professe pour son auguste personne.

Daignez, etc., etc.

Metternich au prince Esterhazv, ambassadeur (l'Autriche à Londres. Kœnigswart , le îi septembre 1819.

oi)7 . La réunion des ministres vient de terminer ses affaires à Carlsbad. .l'ai eu l'honneur de vous informer, à l'époque de mon arrivée dans cette ville, de la nature de l'objet qui m y avait appelé; c'est avec une bien vive satisfaction que je puis vous assurer aujourd'hui que tout ce que je m'étais proposé de soumellrc à la délibération commune des principaux Cabinets allemands a reçu leur sanction unanime.

Une grande affaire n'a peut-élre jamais été traitée avec plus d'ensemble et plus d'accord dans toutes ses parties que celle que nous venons de terminer. Les maux qui menacent le repos de l'Allemagne ont été examinés avec calme et franchise. Les Cabinets allemands se sont placés, dans leur réunion, comme pourraient le faire les membres d'une seule et même fainil!o. T.oiu- conliaiice a été entière dans les principes aussi

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