‹ Mémoires du baron Georges CuvierChapitre 20 sur 53 · TROISIÈME PARTIE. nbô · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. nbô

du coinîië. Rarement empressé de dire son avis, on aurait même pu le croire occupé de toute autre matière que de celle dooton délibérait « et souyeot il Tétait à écrire Tarrèt ou le règlement qui devait sortir de la délibération. Son tour n'était venu que Uraque les raisons étaient échangées de part et d'autre , et que les paroles inutiles étaient à peu près épuisées. Alors un jour nouveau se levait pour tous les esprits ; les faits avaient repris leurs places; les idéçs, qui étaient confuses auparavant, se démêlaient ; les conséquences en sortaient inévitables ; et la discussion était terminée quand il avait cessé de parler(i).Mais là ne se bornèrent pas les travaux législatifs de M. Cuvier. Tout en conservant la place de chancelier de l'Université , il fut deux fois obligé de remplir les fonctions de grandmaître , devenues temporairement vacantes; et pendant ces deux intervalles les plaintes contre

(i) Ce punge estenpruDlé presque littéralement à leloge pronoDoé a la Ghamliredes Pain par Tuo des collègues de M. Cuvier, M. le iMffon Pasquier, président de la ciiambre. Cet éloge m'a été plus d*ane Ibis utile pour mon travail. Mon seul but étant de rendre justice aux taleos de M. Cuvier, on me pardonnera si, pour Tatteindre, je me sers quelquefois des expressions d'écrivains plus habiles que je ne le suis, surtout quand ces écrivains rapportent des foits dont ils ont été personnellement témoins.

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rUnÎTersité furent beaucoup moins nombreuses qu'à aucune autre époque (i).

Lorsque cette place passa en d'autres mains , il reçut une preuve flatteuse du respect qu'il inspirait. Le nouveau grand-maître devait » en celte qualité, présider àla distribution des prix de l'Université ; mais il était loin d'être populaire; et comme les évènemens politiques avaient rëpànda beaucoup d'agitation dans le public, le bruit courait que lesétudians étaient dans l'intention d'exciter un violent tumulte. Soit qu'en réalité le

(i) Je dois fiùre obterver qu*en «oceptaut devx fois les fooetions de grand-maître, M. Cnvier les remplit toujours gratuitement, bien qu'elles aecnissent les dépenses de sa maison, et queeette dignité élevée fût richement dotée, même souf la restauration. Voici le^ dates dès. époques pendant lesquelles il a occupé cet emploi. M. Bayer- CoUard quitta la présidenoe du comité d*instruction publique, le i3 septembre xStg; M. Cuvier le remplaça le même jour, et une lettre du rtinistre de riutérieur, datée du 17 du même mois, fit connaitre que le roi ordonnait que leoeimté continuât ses travaux sous la présidence du conseiller remplfeunt les fonctions de cbanoelier. M. Cu- ▼ier était alors ce conseiller, et il remplaça le gnui^aultre jusqu'au a i déeembre iSao, où M. Corbière fut nommé à cet «Bploi. IL GoiiNcrc donna sa démission le 3 x juillet xSai^ et M. Cnvier fut chaîné de nouveau de la place vacante jusqu'au i** Juin xSaa, ^>oqoe i laquelle M. Frayssinous fut nommé grand-maître Lorsque celui-ci ci^ tra au ministère, M. Cutier fut nommé (gnmd<«iaitre des Facultés protestantes, dignité qu*il a conservée jusqu'à sa mort, et dont il refusa de même le (raitement.

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