TROISIÈME PARTIE
veulent du bien, et surtout envers ceux qui vous en font. »
Pendant sa direction des Facultés protestantes , M. Cuvier devint l'un des vice-présidens de la Société biblique , et fit établir cinquante nouvelles cures qui depuis long-temps étaient nécessaires. Les églises protestantes avaient également besoin de renouveler leurs réglemens et leur discipline : pour atteindre ce but , M. Cuvier recueillit les avis des divers pasteurs de ces églises, accordant en cette matière, comme dans toutes les autres, beaucoup de confiance aux conseils de l'expérience. Il avait rédigé le planM'une loi nouvelle qui devait être présentée dans la session à laquelle la mort l'empêcha de prendre part. On jugera des sentimens que lui avaient voués les ministres de sa religion, par l'extrait suivant du discours prononcé à ses funérailles par M. Boissard , pasteur de l'église protestante de la rue des Billettes : ce N'oublions pas ces chapelles long-temps abandonnées qu'M a fait rouvrir à notre jeunesse dans les collèges royaux; n'oublions pas ces abondantes distributions de livres de religion et de morale faites par ses soins. Maintenant que sa voix est éteinte, demandons à Dieu avec ferveur, demandons-
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lui , aa nom de nos plus chers intëréts moraux , de susciter d'autres voix qui puissent parler avec la même éloquence , la même sagesse , et la même autorité. Nous a?ons perdu celui qui, avec un attachement invariable , honorait la croyance de nos pères, dont le grand nom et les travaux immortels répandaient tant d'éclat sur nos églises ; qui s était chargé de soutenir ^ nos droits religieux avec un esprit de parfait désintéressement et avec la bienveillance la plus pure et la plus étendue. Que ne devons-nous pas à ce coup-d'œil pénétrant qui lui révélait tous les besoins de nos institutions, toutes les privations sous lesquelles nous avons si 4ongtemps gérai ! Que d'améliorations ont eu lieu dans le cours d'un petit nombre d'années ! Avec quelle sagesse et quelle charité n 'accueillait*il pas nos demandes , et quelle prospérité se fût levée sur nous par ses soins , si le Tout*Puissant lui eût permis de rester parmi nous 1 »
Le titre de pair accordé à M. Guvier n'était que la récompense méritée de ses longs et jmportans travaux ; et il prit place parmi ses aouveaux collègues avec ice tte dignité cahne à laquelle les hoor newrs n'apportent a^eun changement M. Cuvîer n'avait pas sollicité celui-ci, et le sentiment