TROISIEME PARTIE
que lai et sa fninille éprouvèreal , lorsqu'il le reput , fut tout autre chose que de la joie ; car ces nouveaux devoirs allaient , selon toute apparence , lui faire prendre une part plus active aux affaires publiques, dans un moment où l'avenir était incertain et menaçant. On connaît le vote que la Chambre des pairs regarda comme son devoir d'émettre pour conserver son existence comme coips , lors de la question d'hérédité (1). M. Cuvier, dans cette circonstance» se conforma naturellement à sa maxime de préférer le mal le plus léger, lorsque le mal ne pouvait être évité ; mais lorsqu'il ne fut plus enchaîné par des circonstances aussi impérieuses , il défendit l'Université» et parla sur diverses questions de finances de manière à prouver qu'il était loin de rechercher la popularité. Le seul travail qui reste de lui dans les archives de la Chambre» est un rapport sur un projet de loi relatif aux céréales» qu'il composa dans l'espace des quelques heures. Mais ce peu d'heures de réOexions sur une matière aussi ardue et aussi délicate » lui suffirent pour produire un exposé parfaite -
(1) BtDS le cas où ropposition de la Chambre des Pairs se fât prolongée, celle des Députés menaçait de se former en assemblée constituante.
ment exact et suffisamment étendu des faits qui la dominent , des principes généraux qui la doivent régir, de la législation qui lui a été appliquée depuis un certain nombre d'années , et enfin des considérations qui militaient en faveur de la mesure proposée, et que la chambre a adoptée.
Pendant sa courte apparition dans cette chambre , M. Cuvier donna une preuve remarquable de rétendue de ses talens législatifs. La discussion portait sur une question purement militaire; un si grand nombre dargumens avaient été mis en avant, que Taffaire était devenue très- embrouillée et résistait à tous les eflforts tentés pour la résoudre. M. Cuvier prit la parole, et sur-le-champ la présenta sous un point de vue nouveau et lucide qui mit fin à la discussion; et cela, non par des motifs puisés dans les discours des orateurs qui l'avaient précédés , mais par une connaissance approfondie de la matière sous tous ses aspects.
La loi sur le cumul ( i ) des places l'eût privé , si elle eût été adoptée , du tiers de son revenu, mais il en attendit les conséquences
(c) Celle loi avait pour but d'empêcher tout individu de toucher
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