‹ Mémoires du baron Georges CuvierChapitre 3 sur 53 · PREMIERE .PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE .PARTIE

Georges-Léopold-Chrëtieo-Frédërio-Dagobert CuYier naquit à Montbéliard , département du Doubs , le a3 août 1769. Cette ville, qui appar> tient maintenant à la France , faisait alors partie du royaume de Wurtemberg. Sa famille était originaire d*nn village du Jura qui porte encore le nom de Cuvier, et s'établit à Montbéliard à répoque de la réforme» Son aïeul eut deux fils : Tun se rendit célèbre par son savoir; et l'autre , le père de Georges Guvier, entra dans un régiment suisse au service de France. La conduite brillante qu'il tint dans plusieurs circonstances lui valut d'être créé chevalier du Mérite militaire , ordre qui équivalait pour les protestans à ce qu'était la croix de Saint-Louis pour les catholiques. Après quarante années de service , il se retira avec une modique pension à Montbéliard, où il fut parla suite nommé com-

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luaudaût de rarlillerie de la place. Il avait époasé, à Tâge de cinquante ans, une jeune personne d'un grand mérite , de laquelle il eut trois fils. Le premier mourut pendant que sa mère était enceinte de son second enfant ; et le chagrin qu'en éprouva celle-ci mina lentement ses forces, au point que Georges, qui était cet enfant, s'en ressentit long-temps. Il vint au monde avec une cojastitution si débile que , pendant ses premières années, il promettait à peine d'ar^ river à l'adoksoence. Les soins que lui prodigua cette excellente mèrje pendant oet intervalle, firent sur lui une impression qui ne s'est jamais effacée, même dans les derniers temps de sa vie, et au milieu des occupation^ qui absorbaient toute son existence. Tout ce qui se rattachait à la mémoire de celle dont il tenait le jour lui fut toujours cher. U aim|iît à se rappeler sa tendresse et k s'arrêter sur les circonstaaces les plus insignjfianjLes qui réveillaient son souvenir. Il éprouvait, par exemple , uq vif plaisir à s'entourer des fleurs qu'elle préférait ; et celui qui plaçait dans sa chambre , op dl^ns ^on cabinet i% irwsi'û , un bouquet de giroflées rouges était sûr 4e recevoir ses remerpiemens les pli|s affectueux pour lui avoir offert pe q^^'il appelpiit « sa

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