LES ÉGOUTS
C'est encore à l'ancieime Rome que notre siècle, si fier du degré de civilisation avancée qu'il croit avoir atteint, emprunta le système de dérivation souterraine des eaux superflues, incommodes ou malsaines, — eaux pluviales, industrielles et ménagères, — aussi bien que les types d'égouts que mon administration fit prévaloir à Paris.
Les premiers égouts de Rome furent construits par Tarquin l'Ancien, et continués par ses successeurs, pour assainir la vallée du Velabrnm, située entre le Capitolin et le Palatin. La Cloaca Maxima^ déversoir commun du réseau, allait du Forum au Tibre.
Ce grand égout collecteur^ qui subsiste encore aujourd'hui, a 5", 25 de haut et 4", 20 de large.
C'était le plus vaste qu'on eût jamais bâti, jusqu'à la construction de l'égout collecteur d'Asnières, notre Cloaca Maxima.
La voûte est à triple rang de voussoirs ; des banquettes régnent sur plusieurs points, le long des murs. La cunette est au milieu. Des tasseaux de pierres destinés, sans doute, à supporter des conduites d'eau pour les fontaines, se remarquent encore d'intervalle en intervalle.
On le voit : nous n'avons rien inventé. Nous ne sommes que des imitateurs. Notre seul mérite est d'avoir osé le devenir, en dépit de tous les dédains, malgré tous les obstacles de l'ignorance et de la routine (pis encore, d'une vaine science !), pour assurer l'assainissedans de la Cité-Reine, de la Rome Impériale de nos jours.
Aux indications qui précèdent déjà, consignées en note dans mon Second Mémoire sur les Eaux de Paris, du 16 Juillet 1858, j'ajoute celles-ci qui les complètent.
A mesure que Rome s'étendit, le réseau des égouts s'y développa. Quatre cents ans après Tarquin l'Ancien, il fallut dépenser, pour les nettoyer et les réparer, mille talents, qui valaient bien plus alorsqueles 5,216,600 francs de notre monnaie qu'ils représentent. Aussi les Empereurs créèrent-ils un impôt spécial pour cet objet. Les principaux administrateurs qui veillaient à l'entretien des égouts, en même temps qu'au bon état du lit du Tibre, étaient des personnages considérables, comme les « Curateurs des Eaux )> préposés à la conservation
des aqueducs. Des inscriptions les nomment : Curatores alvei Tiberis et cloacarum sacrée Urbis.
Agrippa, qui fit construire, sous Auguste, un grand nombre d'égouts, avait fait mettre en communication tous les aqueducs avec la Cloaca Maxima, pour y déverser, au besoin, leurs eaux. Il s'embarqua luimême, un jour, sur ce fleuve souterrain et le descendit jusqu'au Tibre. Je ne fus donc pas même le prem^ier à faire flotter un bateau sur une cunette d'égout, lorsqu'on organisa le curage du Collecteur d'Asnières, au moyen de bateaux-vannes dont les marais de Blaye m'avaient fourni le modèle.
Quant à l'œuvre d'Agrippa qui permettait d'employer au dévasement du grand collecteur des égouts de Rome toute la masse d'eau que pouvaient fournir ses aqueducs, Pline le Jeune en parle en ces termes :
« Il réunit les canaux de sept fleuves, dont l'impé- « tuosité, comparable à celle d'un torrent, emporte et « nettoie tout ce qui s'y rencontre.
(( Ce volume d'eau prodigieux, — ajoute l'écrivain, « dont j'ai précédemment fait connaître l'admiration « pour les aqueducs de Rome, — bat les murs de la « Cloaca^ sans en altérer la solidité ni la beauté. Le « poids des décombres des édifices en ruines, les maice sons qui s'écroulent sous l'effort de l'incendie, les «tremblements de terre, n'ont pu, depuis 700 ans, (( ébranler ces voûtes indestructibles. »
La canalisation souterraine de Paris n'offrait encore, au début de mon administration, rien de comparable à celle de l'ancienne Rome. Aujourd'hui, s'il en est autrement, il faut l'attribuer au programme adopté, bien
avant l'époque où je plaçai M. Belgrand à la tète du Service des Eaux et des Égouts. Ce programme lui servit de règle pour ragencement du réseau complet dont le Conseil Municipal demanda Tétude dans sa délibération du 22 Janvier 1855.
Il peut se résumer ainsi :
Donner aux galeries construites sous les voies publiques les dimensions convenables pour qu'elles puissent :
1* Assurer l'évacuation immédiate des eaux pluviales, les plus encombrantes ; du trop plein des fontaines et bassins de tout ordre, des eaux de lavage et d'arrosement de la Voie Publique ; enfin, des eaux industrielles et ménagères ;
2'' Recevoir au moins une conduite, le plus souvent deux, et quelquefois davantage, de la distribution des eaux du Service Public et du Service Privé, agrafées aux voûtes des galeries ou posées sur leurs banquettes, sans que le passage des eaux en soit obstrué et sans que la circulation des agents et le travail des ouvriers en soient gênés ;
3"* Permettre l'application la plus large du système de nettoyage des cunettes par des bateaux ou par des wagons- vannes ; dans le cas où cela n'est pas possible, transporter par brouettes les matières provenant du curage à la pelle, et les immondices dont on croirait devoir débarrasser les rues et les habitations par ces voies cachées. — Cette disposition visait notamment le départ souterrain des tinettes de vidange;
4*" Le drainage de la nappe d'eau qui règne sous le sol parisien, et qui, dans les cas de grandes crues de la Seine, cause l'inondation de certaines caves, nappe
dans laquelle plongent d'ailleurs plusieurs galeries, qui font obstacle à son écoulement normal.
C'est le volume des eaux que peut amener dans un égout une pluie abondante ou quelque violente averse, qui doit servir de guide pour la Section à lui donner. En effet, la réunion de toutes les eaux d'autres provenances n'atteint pas le cinquième de ce volume.
Mon Second Mémoire, qui m'a déjà fourni tant de renseignements curieux, cite: 4° une pluie, exceptionnelle à la vérité, qui donna dans la durée d'une heure, le 8 juin 1849, 45 millimètres de hauteur d'eau. Multipliée par la surface de l'ancien Paris, cette cote produit l'énorme quantité de 1,500,000 mètres cubes! 2° un orage, venant du Sud-Ouest, qui, le 21 mai 1 857, de 4 h. 40 à 5 heures, produisit une averse de 20 millimètres par minute, un tiers de plus que la pluie de 1849 !
Sans doute, les averses n'inondent pas, dans la même proportion, tous les quartiers de la Ville, comme le font, en général, les pluies durables. Mais, elles n'en causent pas moins d'encombrement sur les points où s'abat leur plus forte masse d'eau.
Heureusement, cette masse d'eau se dirige vers les bouches d'égout avec beaucoup moins de rapidité qu'elle ne tombe du ciel. — Il faut 3 heures, selon M. Belgrand, pour l'écoulement d'une pluie normale. — D'ailleurs, les terrains vacants, les parcs et jardins, le sol même de la Voie Publique en absorbent une grande quantité. Les surfaces qu'elle ne peut pénétrer, comme les toits des monuments et des habitations et les aires des trottoirs, en retiennent cependant une certaine couche qui s'évapore.
Des calculs, trop compliqués pour que j'en donne ici les éléments, établissent, d'après les formules de Prony sur Técoulement des eaux, que, pour suffire à tout, une galerie d'égout de faible pente, comme la plupart de celles de Paris, doit avoir une section mouillée de 3 mètres à 3", 50 pour 100 hectares desservis.
Or, en 1853, nous étions bien loin de là.
Avant de résumer les propositions du Service ayant pour but la réalisation successive de ce programme, je dois à mes lecteurs une explication à propos de l'expression « section mouillée », peu familière, assurément, à la plupart d'eux.
On désigne ainsi toute la portion de l'orifice d'un égout qui peut être affectée au « libre » écoulement des eaux d'évacuation, à la différence des conduites « forcées », comme celles des deux services de distribution, où l'eau se trouve « en charge », c'est-à-dire pressée par le poids de la colonne entière qui descend derrière elle d'un niveau supérieur. Les parois des galeries d'égout ne sont pas construites pour contenir une telle pression de la part des eaux : ces galeries doivent donc offrir, à l'intérieur, des dimensions assez grandes pour qu'une couche d'air suffisante forme toujours matelas dans la partie supérieure de leurs voûtes.
Le seul égout collecteur que Paris possédât, lors de mon arrivée à l'hôtel de Ville, était \ Égout dit de Ceinture^ construit dans le lit de l'ancien ru de Ménilmontant, qui suivait une dépression de terrain se dirigeant du pied des hauteurs de Belleville à Chaillot, pour s'y jeter en Seine après avoir passé sous les rues.
du Château d'Eau, des Petites-Écuries, Richer, de Provence, Saint-Nicolas, etc., etc.
Destiné, dans le principe, à couvrir le cours d'eau, qu'infectaient les projections du voisinage, il n'avait pas les proportions nécessaires pour le nouveau rôle qu'il devait remplir. Aussi, les jours d'orage, les torrents d'eau venant des coteaux de Ménilmontant et de Montmartre inondaient-ils les faubourgs du Temple, Saint-Martin, Saint-Denis, Poissonnière et Montmartre.
La plupart des autres égouts de Paris avaient aussi des sections insuffisantes, et leurs galeries, mal reliées, se dégorgeaient directement dans la Seine, dont le flot les envahissait, au contraire, pendant ses crues, et que leurs eaux souillées salissaient le reste du temps.
Remédier à ce double inconvénient était facile, au moyen do portes de flot, établies au débouché de chaque galerie, que fermait le courant du fleuve quand son niveau devenait menaçant, et que l'effort des eaux d'évacuation tenait ouvertes, d'habitude.
Mais, avant tout, il fallait trouver le moyen d'assurer par des collecteurs la conduite de ces eaux en Seine au-dessous de Paris (en attendant qu'on pût les utiliser pour la culture maraîchère). On ne conserverait les débouchés anciens des galeries d'égoutdans Paris, que pour le déversement de masses d'eau produites dans les grandes averses, qui ne peuvent ni polluer le fleuve, ni fertiliser aucune terre en l'irriguant.
La solution de ce problème, plus difficile, fut trouvée grâce au collecteur d'Asnières, notre Cloaca maxirnUy plus importante que celle de Rome ; sa hauteur, en effet,
n'est pas moindre de 4°", 40 et sa largeur à la naissance des voûtes, de 5",60.
J'ai raconté précédemment la genèse de cet ouvrage capital, la clé du déversoir commun, ouvert désormais au réseau des égouts de Paris, à 8 kilomètres seulement du Pont de la Concorde, au lieu de 20 que dépense la courbe décrite par la Seine, supérieur de 1",70 à Tétiage du fleuve, et, partant, au niveau des crues durables.
Pour amènera Texutoire général, qui leur était ainsi créé, les eaux des égouts qui se déversaient jusque là dans les galeries perpendiculaires à la Seine, il fallait couper celles-ci transversalement, à des niveaux plus bas, par des collecteurs secondaires.
Sur laRive Droite, le grand égout de la rue de Rivoli, le type original du réseau moderne, mais d'une section trop faible, quoique jugée d'abord excessive, était prêt à remplir de son mieux cet office, depuis la Place de la Bastille jusqu'à la Place de la Concorde.
Parallèlement à ce premier de nos collecteurs secondaires, le projet d'ensemble de 1858 en comprenait un second, de dimensions moins modestes, encore plus rapproché des anciens débouchés en Seine, commençant à l'entrée du Boulevard Mazas, en amont du Pont d'Austerlitz, afin d'assainir la dépression du sol parisien qui se rencontre au Faubourg Saint-Antoine. Sa galerie, après avoir fait siphon sous la dernière écluse du canal Saint-Martin, à l'extrémité du Bassin de la Bastille, et suivi la ligne des quais jusqu'à la Place de la Concorde, y rejoint aussi la tète du Grand Collecteur.
Le même travail proposait un troisième collecteur, un peu moindre, desservant la dépression de terrain
comprise entre la ligne des Boulevards Intérieurs et les buttes Bonne-Nouvelle et des Moulins ; il se dirigeait du Nord des Halles Centrales, par les rues Goquillière, de la Banque, des Petits-Champs et des Capucines, sur la Place de la Madeleine, à l'entrée du Boulevard Malesherbes, où passe le Collecteur Général.
Celui-ci reçoit TEgout de Ceinture à l'entrée de la rue de l'Arcade.
Enfin, le service demandait un très important collecteur secondaire, partant du haut du Faubourg Saint- Antoine, près l'Eglise Sainte-Marguerite, et de la rue de Charonne, longeant les rues Basfroi et de Popincourt, le quai de Jemmapes, en bordure du canal Saint- Martin, sous lequel sa galerie passe en siphon aux écluses des Récollets. Il continuait son cours par les rues des Vinaigriers, le Boulevard Magenta, les rues de la Fidélité, de Paradis, Papillon, Montholon, Lamartine, Saint-Lazare et de la Pépinière, en barrant ainsi le passage de toutes les eaux venant des coteaux de Belleville et de Montmartre. A la Place de Laborde, il se jette, à son tour, dans le Collecteur Général, se dirigeant sur Asnières par les rues Malesherbes et par l'ancienne Barrière de Courcelles, point bas de la ligne des anciens Boulevards Extérieurs.
Afin de ramener à cet exutoire les eaux des égouts établis en aval de la Place de la Concorde, deux petits collecteurs secondaires, recevant les eaux des hauteurs de Bcaujonet de Chaillot, suivaient^ en sens inverse, le premier, les rues d'Angoulême et de la Pépinière, des Champs-Elysées à la Place Laborde ; le second, les quais de Billy et de la Conférence, depuis la Pompe à Feu jusqu'à la Place de la Concorde.
Je u'ji pas mentionné la grande voie du Boulevard de Sébastopol, qui n'est pas un égout collecteur, mais un auxiliaire des autres galeries perpendiculaires à la Seine, pour le dégorgement rapide en Seine des torrents d'eau provenant des averses, et risquant toujours de mettre quelqu'une de ces galeries « en ôharge » .
Sur la Rive Gauche, le Service proposait de prendre, d'abord, les eaux de la Bièvre, polluées par les déjections d'une foule d'usines et de tanneries, du Faubourg Saint-Marcel^ et de la vallée dont son lit occupe le fond, par un collecteur principal. Se dirigeant par les rues Saint- Victor et de Poissy vers la ligne des quais, il y recevait les eaux des pentes de la montagne Sainte- Geneviève et celles du versant Nord de la butte de Saint-Germain-des-Prés; puis, s'enfonçant au Pont de la Concorde, au-dessous du niveau du lit de la Seine, pour passer le fleuve en siphon, se relever sous la Place de la Concorde, il se réunissait au Collecteur des quais de la Rive Droite, gagnant ainsi la tète du Grand Collecteur d'Asnières, à l'entrée de la Rue Royale.
Cet exutoire principal se continuait jusqu'au Gros- Caillou, par une galerie suivant la ligne des quais, en aval du Pont, avec une pente en sens inverse, afin de ramener les eaux de ce faubourg au grand siphon qui recevait celles venant d'amont, comme je l'ai dit.
L'assainissement de la Rive Gauche était complété par un collecteur secondaire contournant au Sud la butte Saint-Germain-des-Prés, prenant ensuite les rues de Sèvres, le Boulevard de l'Aima, l'Avenue de La Motte- Piquet, la Place des Invalides, les rues de Grenelle et
de Bourgogne, pour aboutir également au^ grand siphon.
Restaient l'ile de la Cité, contenant FHôtel-Dieu^ dont les eaux d'évacuation étaient surtout menaçantes pour la Salubrité du fleuve, et Tîle Saint-Louis. Une forte conduite en siphon devait mettre en communication le groupe des égouts de chacune d'elles avec le collecteur des quais de la Rive Droite.
On peut s'assurer, par l'examen du Plan de Paris, que ce système de collecteurs, dirigeant les eaux de tous les égouts de l'ancienne ville vers la même issue lointaine, débarrassait entièrement le lit parisien du fleuve de toutes les eaux pouvant le souiller. Il n'avait plus à recevoir que celles des grandes averses, toujours assez rares.
Après l'annexion, comme il n'était pas possible de ramener au Sud des coteaux de Belleville et de Montmartre les eaux des pentes septentrionales, il fallut donner un auxiliaire à notre Cloaca maonma, par la construction du Collecteur, dit des Coteaux (3"',80 de hauteur et 3 mètres de largeur à la naissance des voûtes), allant chercher son débouché dans la Seine à Saint-Denis. Le système de 1858 put suffire partout ailleurs.
Le développement total des égouts de l'ancien Paris en 1858, lors de la présentation du travail complémentaire demandé par le Conseil Municipal, était d'environ 170 000 mètres courants (42 lieues 1/2) pour 423 000 mètres de voies publiques (environ 106 lieues). — Il ne dépassait pas 107 437 mètres (environ 27 lieues) en 1853.
— J'en avais donc fait déjà construire plus de 63 kilomètres , en 4 ans et demi.
Les avant-projets, dressés alors par les Ingénieurs du Service, comportaient la construction successive de 56,142 mètres courants de nouveaux égouts, de grande et moyenne sections de tous tjrpes, et 332,890 mètres de petits ; plus le relèvement des radiers de H ,100 mètres d'anciens égouts, trop bas pour se déverser dans les collecteurs. Le service prévoyait, d'autre part, la construction ultérieure de 80,000 mètres de petits égouts, dans des quartiers encore déserts.
La réunion, en un seul chiffre, du parcours total des égouts anciens, projetés et prévus, donne une longueur de 840,000 mètres. Ce chiffre est supérieur à celui des voies publiques, parce que plusieurs des principales avaient ou devaient avoir deux galeries.
L'exécution complète de ce plan général n'était pas évaluée à moins de 80 millions ; mais l'État devait y contribuer pour près de 10 millions, du chef des galeries souterraines des voies publiques à l'ouverture desquelles il concourait.
La charge de 40 millions, qui menaçait la Ville, fut sensiblement aggravée lorsqu'il fallut, après l'annexion, assimiler tous les services de la zone suburbaine à ceux de Paris.
On peut lire, en effet, au XX' chapitre du 2* volume, dans la récapitulation des Grands Travaux exécutés à la fin de 1869, à la fin de mon édilité, que Paris agrandi comptait alors 860,628 mètres (140 lieues) d'égouts en service, plus 8,000 mètres de collecteurs, au delà de son enceinte, bien que tous les projets de
1888 ne fussent pas encore entièrement réalisés; à plus forte raison les 80,000 mètres de petits égouts, simplement prévus alors.
Il ne restait plus que 18,000 mètres d'égouts des anciens types qui n'excédaient pas 1",80 de hauteur sous clef. La dimension des plus petits des autres avait été portée à 2",30 de hauteur, sur l^'ySO de largeur à la naissance des voûtes. Les galeries proprement dites variaient de 2",40 à 3",90 de hauteur, siur 1",80 à 4 mètres de largeur.
Tous les collecteurs et, en général, toutes les galeries comportant le curage par wagons- vannes, avaient, des deux côtés de leurs cunettes, des banquettes garnies de rails aux angles, dont Tune portait une grosse conduite de distribution d'eau, soit du Service Public, soit du Service Privé, soutenues par des piliers en fonte.
A la voûte étaient suspendues deux conduites de petites dimensions (une pour chaque service). La banquette d'amont recouvrait un canal recevant, au moyen de drains, les eaux de la nappe souterraine de Paris que barrait la galerie; il les conduisait à l'exutoire général.