‹ Mémoires du baron HaussmannChapitre 81 sur 91 · GRANDS TRAVAUX · texte numérisé non relu

GRANDS TRAVAUX

Quant au Service des Travaux neufs, que je prenais parmi les architectes que je jugeais les plus capables, soit du Service permanent choisis de préférence, sans distinction de rangs, soit du dehors, on comprend que son organisation variait incessamment, suivant le nombre, l'importance et la durée de ces travaux. On le nommait, par opposition, le service temporaire.

Dans aucun cas, les travaux neufs ne donnaient droit à des honoraires proportionnels à la dépense.

Lorsque j'y employais des architectes du Service permanent, ou, comme je l'ai fait plusieurs fois avec succès, l'architecte du Service des Promenades et Plantations, M. Davioud ; ou bien encore, des Architectes- Voyers en qui j'avais reconnu des aptitudes spéciales pour des œuvres déterminées; en un mot, des fonctionnaires appointés de la Ville à qui tout leur temps appartenait, on leur allouait une rémunération excep-

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tionnelle en rapport avec cette aggravation de leurs occupations ordi nair es .

Quand il s'agissait d'architectes étrangers à mon administration, leur rémunération, naturellement plus élevée, était fixée dans l'arrêté qui les désignait. Elle pouvait être accrue, l'œuvre achevée, par une décision spontanée de l'Administration ; mais, aucun accroissement des dépenses, à moins qu'il i}e fût le résultat d'un développement du projet demandé par elle, ne pouvait donner lieu à une allocation supplémentaire.

J'ai dit que, pour chaque chantier, on formait une agence spéciale, composée d'un nombre variable d'inspecteurs, sous-inspecteurs et dessinateurs.

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