‹ Mémoires du capitaine Péron sur ses voyages [microforme] : (volume 2)Chapitre 33 sur 50 · MÉMOIRE · texte numérisé non relu

MÉMOIRE

Macao, il avait senti la nécessité de s’instruirce des usages, des mœurs, et surtout de la langue du pays, et avait été secondé dans son travail par un interprète chinois. Il nous annonça que sous peu de jours il allait partir pour prêcher l'Évangile dans l’intérieur de l'empire , et même dans la capitale.

J'avais entendu dire que l’empereur avait prononcé la peine de mort contre tout homme qui se rendait coupable de prosélytisme dans l'étendue de ses états; je voulus en conséquence détourner M. Soupiron de son funeste projet. Il m'interrompit en me disant qu'il n'ignorait pas les rigueurs dont il était menacé; que ceux qui l'avaient précédé dans cette carrière avaient péri dans les tourments ou dans les cachots, mais qu’il enviait un si beau sort. À ces derniers mots, un rayon céleste sembla éclairer son visage. Je me tus, et j’admirai le courage et le dévouement d’un homme qui, avec tous les dons de la figure et à peine âgé de de trente ans, s’élançait vers un but où l’attendaient les privations et les malheurs de toute espèce (1).

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Chine : la religion naturelle, qui est celle des lettrés et du gouvernement ; celle du philosophe Lo-Kyun, qui n’était dans le principe qu’une corruption de la loi naturelle rétablie par Confucius; celle de Fo, qui consiste dans une idolâtrie grossière ; celle de Yu-Kyau, qui paraît être une modification raisonnable de la premitre, et qui est le partage d’une secte de lettrés. On peut joindre à ces quatre espèces de culte le judaïsme, le christianisme et le mahométisme , qui ont fait quelques progrès dans l'empire. ( Dict. géograph. )

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