CHAPITRE XIHI
Retour à l’île d'Amsterdam. — Gaudin, — M, Hall, — Nouvelle navigation vers la Chine. — Sooropatée. — Saragawida-Bay. — Candan-Wessée, — Rochers et écucils. — Détroit de Gaspar. — Détroit de Banca. — Arrivée à la Chine. — Départ immédiat, — Banc de Browers. — Détroit de la Sonde, — Ile de l’Ascension. — Tortues; leur manière de se défendre. — Rats, — Goëmons retenus au milieu de la mer par le choc de deux courants.—Retour à Boston.—Retour en France,
Je ne parlerai pas du nouveau séjour que je fis à l’île d'Amsterdam; je ne pourrais que retracer sous d’autres formes les détails que j'ai donnés sur cette île et sur mes travaux. Deux circonstances méritent cependant une exception : les souvenirs du malheur, du moins j'aime à le croire, doivent trouver quelque indulgence auprès du lecteur.
Au moment de débarquer sur le rivage, j'entendis prononcer mon nom : c'était le fidèle Gaudin, ce matelot auquel j'étais redevable de la vie, qui venait à ma rencontre. Il
Hall, — ntée. — chers et ANnCA, — Banc de scension.
Rats. — choc de | France.
ur que rais que ils que ravaux.
ant une moins que in-
rivage , ait le fiis redentre. fl
DU GAPITAINE PÉRON, 305 avait été envoyé par M. Dorr pour recueillir les pelleteries qui étaient restées dans les caves, et dont il n'avait pas eu connaissance, J'aurais pu lui faire quelques reproches sur l'espèce de trahison dont il venait de se rendre coupable à mon égard, j'avoue que je n’en eus pas le courage ; en le voyant, j'oubliai tous ses torts; je n'éprouvai que le plaisir de le retrouver.
Je restai à Amsterdam depuis le 7 mars 1800 jusqu'au mois de juin 1801. M. Hall, en mon absence, avait pris le commandement du navire 3 il devait se rendre à Quang-Tong, et, au bout de quinze mois, reparaître devant Amsterdam. À l'époque fixée, le bâtiment fut en vue. M. Hall, impatient de voler dans mes bras, se jette dans le canot: avant d'arriver à la barre, il est arrêté par les premières lames ; le canot se dresse sur leur sommet et se renverse; mon malheureux ami est englouti, et disparaît pour toujours.
Le 15 juin 1801, le centre de l'ile d'Amsterdam se montrait au nord 65° 50’ ouest, environ huit lieues de distance. Ma latitude était de 58° 44°. la longitude de 57° 24'.
point que je pris pour celui du départ : mon intention était de me rendre à Quang-Tong.
il. 0
Le 29, à quatre heures du soir, nous étions par 21° ño’ de latitude, et 108° 16° de longitude, lieu assigné par les cartes anglaises à l'ile de Cloats. Si cette île existe, ce n’est pas sur ce point : je puis garantir l'exactitude de mes observations astronomiques.
Le 6 juillet, j'observai 9° 17° de latitude, ce qui me placçait à trente-trois milles de Foule- Pointe, située à l’ouest de l'entrée de Chikens- Bay. A cinq heures du soir, le sommet d’une haute montagne , située sur le district de Ballam-Bouang, se montra, par-dessus les nuages, dans le nord un quart nord-est 5° est, et peu après une immense étendue de rivage, au large duquel nous aperçûmes des rochers écartés. Le lendemain, nous eûmes connaissance d’une petite île peu éloignée de Foule-Pointe, au nord, et à cinq milles de distance ; les terres les plus à l’ouest, au nord-ouest , et les plus est, au nord-est. Jusqu’aux points les plus reculés , de droite et de gauche, la terre était frangée de récifs qui s’étendaient à peu de distance vers le large.
Les courants et les vents m'obligèrent de renoncer au projet que j'avais de pénétrer dans la mer de la Chine, au nord de Java, par les dé-
étions Jlonginises à
est pas ude de
titude , Fouleikenst d’une de Balnuages, et peu ge, au rs écar- \issance Pointe, es terres lus est.
recules .
frangée nce vers
it de redans la les dé-
troits de Lombock (1) ou de Bally (2). Les navigateurs qui, dans cette saison, voudraient atteindre les mers de la Chine, en franchissant ces détroits du côté de l’ouest, doivent côtoyer la côte de la Nouvelle-Hollande jusqu’à la longitude du détroit de Lombock, c’est-à-dire le 115° 55’ de Greenwich, ou le 1 13° 35’ de Paris. Je laissai arriver immédiatement sur le détroit de la Sonde, pour arriver plus promptement à Quang-Tong. Je fis route vent arrière, ayant au nord des montagnes assez considérables , mais inférieures même à celles de Mameroo, plus à l’ouest, entre lesquelles elles sont placées. Nous gouvernâmes à l’ouest un quart nordouest, direction uniforme de la côte de Sooro-
(1) Ce détroit prend son nom de l’île de Lombock , qui a environ vingt-une lieues de long sur dix-huit de large. Elle est séparéc de l’île de Bally par le même détroit, et de celle de Sembawa par le détroit d’Allas. Elle est montagneuse , couverte d'arbres, bien cultivée et assez peuplée. Le pic de Lombock s'élève à huit mille pieds au-dessus du niveau de la mer. Latitude sud 8e 21’, longitude est 114° 6”.
(2) Les Hollandais ont des établissements dans l’île de Bally, dont la latitude sud est de 8° 51’, et la longitude 114° 3°,
308 MÉMOIRES Patée, dont nous n'approchâmes qu’à six milles de distance.
Je fus frappé d’admiration à l'aspect d’une verdure dans toute sa fraîcheur, et des forêts qui s'étendent depuis le sommet des montagnes jusqu’au bord de la mer. Aux environs de Wesels-Bay , le pays paraît plus élevé le long de la côte que celui que nous avions vu jusqu'à présent. Dans le lointain, les montagnes de Mameroo et Badiry élevaient fièrement dans les cieux leurs tètes majestueuses.
À quatre heures du soir, nous nous trouvions , par le travers de Saragawida-Bay , dans la terre de Panaraga (1). A l'entrée de cette baie, plusieurs îlots ou rochers élevés sont couverts d'arbres; quelques uns, moins considéra-
bles, s'élèvent au-dessus des flots, et présentent au loin les formes les plus bizarres ; d’au-
tres, au niveau de l’eau, ou même cachés par elle, sont signalés par l'écume des eaux. La baie s'enfonce beaucoup dans les terres , dans la direction du nord nord-est; son embouchure est garnie de brisants.
(1) Panaraga, ville sur la côte méridionale de Java , et capitale d’un royanme.
nilles
d’une
forêts
onta-
virons
evé Île
)ns vu
\onta-
cment s trou- , dans e cette nt cousidéraprésenss; d'auhés par La baie as la diaure est
le Java,
DU CAPITAINE L'ÉRON. 209
Le 9, je signalai l'ile de Nossa - Cambang, située à quelque distance au large de la terre de Bagalaen (1). Nous avions alors ses extrémités, celle la plus est au nord , la plus ouest au nordouest un quart nord , et la Pointe-aux-Tortues sur Java au nord-est; notre distance de cette, île était de quatre milles.
Le 10,les quatre montagnes de Sookapoora se relevèrent depuis l’est un quart nord-est jusqu’au nord-ouest, et des terres basses, par notre travers, au nord un quart nord-est, à six lieues de distance; à midi, nous n’étions qu'à six lieues du rivage.
Le pays, depuis la partie orientale de l'ile, n'avait offert à nos regards que des chaînes de montagnes d’une grande élévation et couvertes de forêts; en arrivant par le travers du district de Candan-Wessée , nous aperçèmes d’épaisses colonnes de fumée qui étaient sans doute une invitation des habitants de venir à terre, et, bientôt après, des champs cultivés, et un grand nombre de maisons bâties avec régularité.
Nous suivimes la côte vers l’ouest ; à six heures du soir, nous étions par le travers du
(1) Ile de Java.
districk de Sidamer , à huit milles de distance de Sandy-Bight, qui nous restait au nord-est, et en vue de l’île basse qui se trouve à la pointe Winerow ,.que nous relevions à l’ouest nordouest, douze à quinze milles de distance. Le 11, à quatre heures, nous relevions le centre de l’ile Trowers, au nord, à six milles de distance ; l’île Claps nous restant en même temps à l’ouest, et la pointe des Capucins, la plus occidentale de Java , à l’ouest nord-ouest.
Un passage spacieux et sans danger se trouve entre l'ile de Claps et la grande île, ainsi qu’un bas-fond qui s'étend de là jusqu'à la pointe des Capucins. Je lui donnai la préférence sur celui que nous apercevions au sud de la petite île où le fond est à une trop grande profondeur pour laisser tomber l’ancre.
Le 12, au jour, nous avions presque entièrement tourné la pointe occidentale de Java ; nous n’étions qu'à cinq milles de la première pointe du détroit, qui nous restait au nord-est. À midi, nous relevâmes l’île de Mew à l’est sudest ; au coucher du soleil, le centre de l’ile du Prince (1) nous restait à l’ouest nord-ouest ;
(1) L'île du Prince, à l’extrémité nord-ouest de l'ile
tance d-est , sointe nord ce. Le centre le distemps lus oc-
trouve , ainsi qu'à la préfeau sud grande
entièree Java; remière hord-est.
est sudl'ile du -ouest ;
est de l'ile
DU CAPITAINE PÉRON. 311 celui de Cracatoa au nord un quart nord-est ; la troisième pointe du détroit à l’est un quart nord-est , et la seconde au sud-ouest un quart ouest. Le 15, au jour, notre position se trouva être à six milles de distance de la quatrième pointe , qui nous restait au nord-est un quart nord. À midi, nous relevâmes l’île du milieu à l’ouest nord-ouest, le Bouton au nord-est un quart nord, la pointe Saint-Nicolas au nordest un quart est, et la Toque à l’est sud-est.
Il existe dans ce détroit deux rochers d’autant plus dangereux qu'ils ne marquent pas et ne sont indiqués sur aucune carte anglaise ou française, ni même dans les instructions relatives à la navigation dans ces parages. De l’un, sur lequel toucha l’fndostan , l'un des vaisseaux chargés de transporter lord Macartney en Chine , on relève Zeelip à l’ouest 5° nord , le pie de Cracatoa au sud 15° ouest, et le pic de l'ile Tamarin au nord 6o° ouest ; la sonde à la main, on trouve un fond de dix brasses à cette même distance du rocher. La mer ne brise pas
de Java et à l'entrée du détroit de la Sonde, était aulrefois inhabitée ; elle renferme aujourd’hui une ville appelée Samadang , d'environ quatre cents maisons,
Latitude sud 6° 25', longitude est 102 55.
toujours sur le second ; il à été reconnu par le capitaine Moses Barnard de Boston : il a la pointe sud de Sumatra à l’est nord-est, deux lieues et demie de distance; la terre la plus proche de Sumatra, au nord, à une lieue ; sept brasses de fond, à l’est de ce rocher.
Je mouillai cette nuit dans la rade d’Anger- Point et j'observai que les courants portent dixhuit heures au sud-ouest, par deux milles et demi à l'heure, et le surplus des vingt-quatre heures, à quelque intervalle de repos près, au nord-est.
Le 16, à midi, le Boutton nous restait au nord un quart nord-est, à un mille de distance, ct la pointe Saint-Nicolas à l’est nord-est. À quatre heures nous étions à égale distance des iles de Sumatra et de Java.
Le 17, au jour, la plus méridionale des iles Hussein nous restait au sud-ouest un quart ouest, et le centre de l’ile du Milieu au sud
sud-ouest. À six heures du 50 r, la pointe Saint-
Nicolas nous restait à l'est un quart sud-est, et les Trois-Sœurs, près l'ile du Nord, au nordouest. Le 18, à l'apparition du jour, nous étions enfin hors des courants et des calmes qui nous avaient cruellement tourmentés dan:
par le il à la , deux a plus e ; sept
Angernt dixlles et -quatre s près ,
stait au stance, -est. À nce des
ale des n quart
au sud e Saint- -est, et 1 nordt, Nous calmes és dan:
le détroit pendant six jours entiers. À huit heures du matin, les Deux-Sœurs se montrèrent au nord nord-est, dix milles de distance; à onze heures, nous étions sur leur parallèle du côté de l'ouest, à trois quarts de mille de distance. À midi, au moment où j'observais 4° 57' de latitude, elles nous restaient au sud 5° ouest, à quatre milles, ce qui fixe leur vraie latitude à 4° 53/ sud.
Afin d'éviter les calmes que nous devions rencontrer dans le détroit de Banca (1), je me déterminai à passer par celui de Gaspar (2).
Le 19, nous avions en vue la montagne Saint-
(1) L'île Banca est séparée de Sumatra par le détroit de Banca. Elle a environ quarante-six lieues de long et quinze à dix-sept de large. Il ÿ a des mines d’étain , exploitées par une colonie de dix mille Chinois. Cette île fut cédée en 1812 aux Anglais, qui, en 1814, la cédèrent à leur tour aux Hollandais. Latitude sud du 1°° degré 29’ au 3° 4', longitude est du 102° 50’ au 104° 15”.
(2) Le détroit de Gaspar se trouve entre Pile Banca et celle de Billiton. Il a environ quatorze lieues de large et est divisé en deux bras par une petite île. I! joint la mer de la Chine à celle de Java. L’île du même nom et du même détroit est élevée et bien boisée. Elle a deux lieues d’étendue. Latitude sud 2° 21°, longitude est 104° 45°.
Paul, située dans la partie méridionale de l'ile de Banca, qui nous restait au nord ; notre latitude 3° 57, à trente milles de cette montagne. À deux heures, le point le plus élevé de l’ile de Sel fut relevé au nord-est un quart nord.
Je reconnus alors qu'il me serait impossible d'attraper le détroit de Gaspar, sans une perte de temps considérable ; je me dirigeai sur celui de Banca.
À quatre heures du soir, l’île de Lucipara se montrait à l'ouest un quart nord-ouest; à sept heures, elle nous restait au sud-ouest un quart ouest, et les deux petites îles Pulo-Labang et Dapper, situées au sud de Banca, à l’est. À dix heures, nous nous trouvions sur la partie sud du banc situé du côté de Banca , entre la pointe
Lalary et la montagne de Saint-Oolim. Le 20 juillet, au jour, la première pointe de Sumatra nous restait au sud sud-est, et Lalary-Pointe, au nord-est un quart nord ; à midi, la seconde pointe nous restait au sud, la troisième à l’ouest nord-ouest, et les îles Nanka à l’est. À six heu-
res du soir, la montagne Monapin nous res-
tait au nord, et la quatrième pointe au sud.
Pour éviter la rencontre du rocher le Fré-
dérie - Henri, qui se trouve plus près de l'ile
de l'ile re lati-
itagne.
de l'ile L nord.
ossible e perte ir celui
Jara 8€ à sept 1 quart ang et . À dix tie sud pointe umatra ointe , econde l’ouest x heu- 1s resud.
le Frede l'ile
de Banca que de celle de Sumatra , il nous fallut ranger autant que possible les côtes de cette dernière. À minuit, je relevai la montagne Monapin à l’est un quart sud-est ; à ses pieds un grand feu était allumé ; je l'avais remarqué soit en entrant soit en sortant du détroit, dans mes précédents voyages.
Le 21, au jour, les Sept-Îles se montrèrent au nord-est, et à six heures, Pulo.Taya au nord un quart nord-ouest. À midi, cette dernière nous restait au sud-ouest un quart ouest, et le pic de Linging, au nord-ouest un quart nord; latitude o’ 40” sud.
Le 22, la latitude observée ayant donné 1° 22’, nous eûmes l'assurance d’avoir coupé l'équateur pendant la nuit. Asix heures du soir, l'ile de la Selle se relevait au nord-est, et le roc Blanc au nord. À onze heures du soir, nous eûmes la vue de Pulo-Dammar dans le nordest.
Le 2 août, à six heures du soir, de la tête des mâts on découvrit le sommet des montagnes de Lima, dans le nord-est; les Oreillesd’Ane au nord, et la grande Ladrone au nord 39° ouest. Le 5, à midi, nous étions à quatre
milles de la grande Ladrone, que nous rele-
= —— mai es
ms
vions au nord-est un quart nord. À une heure et demie, nous passimes au nord de l’ile Patoé; à trois heures, la pointe Cabarata fut doublée; à quatre heures, nous vinmes jeter l'ancre par trois brasses et demie, fond de vase molle, dans la rade de Macao, dite le Typas etleG, à cinq heures du soir, dans celle de Wampo.
Mes opérations furent promptement terminées à Quang-Tong; je me hâtai de quitter ces parages.
Le 1* décembre 1801, nous atteignimes le point du départ : le centre du pic de la grande Ladrone à l’est nord-est 5° nord; l'ile Patoé au nord 5° est ; les terres les plus ouest en vue à l’ouest un quart nord-ouest, ce qui nous plaçait par 21° 55’ de latitude nord, et 115° 46’ de longitude ouest de Greenwich : la route fut dirigée au sud un quart sud-est.
Le 3, à dix heures du soir, nous étions sur le banc de Macklesfield, avec un fond de trente brasses. Le 9, nous étions parvenus à l'entrée du golfe de Siam (1), qui nous restait dans le
(1) Siam, Yudra-Pi ou Menang-Fau, comme l'appellent les habitants , c'est-à-dire royaume des hommes libres, grand royaume de PAsie orientale , est borné au nord par le Low-Shan, à l'est par le Laos et le
ieure atoé; blée ; re par nolle , le 6, à po.
ermicr ces
mes le rande Patoé en vue us pla- 46’ de fut di-
ns sur trente entrée lans le
ne l’apommes t borné os et le
DE CAPITAINE PÉRON. 917 nord-ouest, par 5° 51/ de latitude et 105° 1 de longitude, Le 10, à quatre heures du soir, le groupe des îles d'Annambas se montra dans le sud-est un quart sud , à dix lieues de distance. Le 11, elles nous restaient au sud-est par 3° 25” de latitude et 104° 56’ de longitude.
Le 12, nous relevâmes les îles d'Annambas à l'est un quart nord-est, Pulo-Damar au sudestun quart est, et Pulo-Auor au sud-ouest.
À midi, latitude 2° 45’; j'avais Pulo-Timon à l'ouest un quart nord-ouest, Pulo-Pissang , à l’ouest 5° sud, et Pulo-Auor, à l’ouest sudouest, à quarante milles de cette derniére.
Nous fimes route au sud jusqu’à dix heures du soir, et tout le reste de la nuit au sud un quart sud-est, afin d'éviter la rencontre du banc Doggers, qu'on assuré être très dangereux. La situation de cet écueil n’est pas déterminée assez exactement, les uns la fixant à 45’, les autres à 50’, et quelques uns à 25/de latitude nord; nous n'en eûmes aucune connaissance. Le 13, nous
royaume de Cambodie ; au sud par le golfe de Siam et la péninsule de Malaca, et à l’ouest par le Pégu. Son étendue et sa population doivent être considérables , quoiqu’elles ne soient ni lune ni l’autre déterminées d’une manière précise. |
> ni} à
découvrimes la partie la plus élevée de Pulo- Panjang à l’ouest sud-ouest, dix lieues de distance; latitude, à midi, 49’ nord ; au coucher du soleil le pic de Pulo-Linging se relevait à l'ouest sud-ouest, à quinze lieues.
Le 14, au coucher du soleil, le pic de Linging fut relevé dans l’ouest un quart nordouest; la plus orientale des îles Dominis, à l'ouest nord-ouest, et à toute extrémité de vue Pulo-Taya dans le sud-ouest 5° sud, À quatre heures du matin, nous avions coupé l'équateur.
Le 15, au jour, Pulo-Taya nous restait à l'ouest nord-ouest , et les Sept-Iles au sud-est un quart sud ; à midi, latitude 1° 4. Le 16, au jour, nous eûmes connaissance de la montagne Monapin, dans le sud un quart sudouest ; à midi, latitude 1° 26, la montagne Monapin nous restant au sud-est un quart sud, et les Quatre-Iles à l’est 8° sud ; à 11 heures du soir nous avions dépassé le rocher de Frédéric-Henri.
Le 19, au jour, les îles Nanka furent relevées depuis le nord 5° est, jusqu’au nord un quart nord-est 5° est; la montagne Permisang à l’est 5° sud, et la deuxième pointe, au sud un quart sud-est 5°est. À midi, nous avions relevé
Pulode disoucher evait à
le Lint nordinis, à de vue quatre uateur.
estait à sud-est Le 16.
la monrt sudontagne artsud,
heures de Fre-
relevées n quart isang à sud un s relevé
DU CAPITAINE PÉRON. 919 Lucipara au sud-est un quart sud ; la première pointe, au nord-ouest 5° nord, et la pointe de Lucipara sur Sumatra, au sud un quart sudouest. Au coucher du soleil. nous étions sortis du détroit.
Le 20, au jour, la grande île Boisée nous restait encore à trois lieues de distance, à l'ouest ; à midi, la pointe Lamabang nous restait à l'ouest : latitude 4° 27. Le 21, à huit heures, nous nous trouvions en vue de l'ile Nord-Watcher, qui nous restait directement au sud, A trois heures, en courant nos bordées du nord au sud, pour rapprocher l'ile de Sumatra, nous eûmes connaissance des bancs de Browers ; nous passâmes à trois quarts de mille de distance à l'est de ce dangereux écueil.
Ces bancs sont situés au nord-est des Deux- Sœurs, et non à l'est nord-est , ainsi qu'ils sont marqués sur les cartes anglaises.
Le 22, nous passâmes à un mille des Deux- Sœurs, que nous laissâmes à l’est. Le 25,4 midi, l’île du Nord nous restait au sud-ouest, sept à huit lieues de distance. Le 24, à cinq heures du soir,nous avions mené l’île du Nord au nord un quart nord-est, et la plus septentrionale des Trois-Sœurs, au sud-ouest un quart sud; le
mauvais temps nous empêcha d'attaquer le détroit de la Sonde avant le 50; la mer qui grossit subitement, ralentit notre marche. A midi, nous avions relevé l’île du Milieu à l’est 5° sud , et le pic de Cracatoa au sud-ouest. A six heures du soir, nous laissâmes tomber l'ancre devant l'ile du Nord.
Le 2 janvier 1502, à six heures, nous relevions la plus orientale des îles des Hounds au nord , et celle du Milieu à l’est. Au coucher du soleil, nous étions parvenus à relever le pic de l'île Tamarin au nord nord-ouest, le centre de l'ile Sambourico au nord un quart nord-ouest; la plus est des Hounds , au nord nord-est ; la troisième pointe de l'ile de Java, au sud 5° est, et le pic de Cracatoa au nord-ouest 5° ouest. Le 5. à midi, nous relevâmes le pie de Cracatos au nord nord-est et le centre de l'ile du Prince au sud-ouest un quart ouest.
Au moment où je fis ces relévements , les parties orientales de cette île, de celle de Tamarin et de Sambourico se trouvaient dans la même direction et placées à la file les unes des autres, ce qui prouve que, sur les cartes anglaises, l'ile de Tamarin est portée trop à l'est de tout son diamètre.
dérossit nous d,et eures levant
releads au her du pie de tre de -ouest; est ; la | 5° est, ouest.
racatoo Prince
ats , les de Taat dans es unes s cartes
> trop à
Au coucher du soleil, la pointe nord-est de l'ile du Prince me restait à l’ouest 5° nord, la plus élevée de ces montagnes au sud-ouest un quart ouest, et la première pointe de Java, au sud-ouest un quart sud.
Le 4, à midi, l’île Keisers fut relevée au nord un quart nord-est , et la pointe plate au nordouest. Au coucher du soleil , le centre de l’île du Prince fut relevé à l’est 5° sud , et la pointe des Capucins , qui est aussi la plus occidentale de Java , au sud-est. Le 28, sans avoir rien éprouvé de remarquable , nous étions arrivés sous le méridien de l'Ile-de-France.
Le 2 février , latitude, à midi, 25° 16’, longitude 47° 8’, à environ 21° au sud du Fort- Dauphin : à deux heures de l'après-midi , la terre nous apparut assez élevée dans le nord du compas, dix lieues de distance.
Le 16, au jour, nouseûmes connaissance de l'extrémité méridionale du continent africain : six heures, le cap Bluft fut relevé au nord nordouest, et lecap Agathas à l’est nord-est du compas, par 35° 9/ de latitude, et 19° 57’ de longitude, à environ seize à dix-huit milles de la plus proche terre. |
Le 28, l’île Sainte-Hélène fut signalée à dix