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rement sur le cap des Aiguilles, au sud du cap de Bonne-Espérance.
La veille de notre attérage, des pétrels semblables à ceux que j'ai déjà décrits , des alcyons, des manches de velours et des albatros parurent en grand nombre sur tous les points de l’horizon ; vers le roucher du soleil , ils se retirérent du côté de l’est. Le 9 janvier 1796, la terre fut aperçue devant nous à une heure après minuit ; le temps brumeux ne nous permit pas de jouir de l’aspect du pays. Le long du rivage, des caps élevés, des falaises escarpées et de couleur blanchâtre , quelques rochers dispersés çà et là, tels furent les tristes objets qui se présentèrent à nos yeux. Nous gouvernâmes à l'ouest jusqu’au 10 dans la nuit; puis au sudest, espérant doubler pendant le jour l’extrémité méridionale de l'ile. Au jour, la terre se montra par notre travers, à six lieues de distance ; elle nous parut à découvert, élevée et couverte de toute espèce d’arbres. À midi, le cap sud-ouest nous restait à l’est, 5° sud, en venant de l’ouest ; il se montre sous la forme de deux monticules, dont le plus gros, dans l'intérieur, domine le plus petit ; celui-ci a sa base baignée par la mer. Une quantité innombrable
d'oiseaux océaniques couvraient la mer et remplissaient l'air, les uns parcourant l'horizon en tout sens, les autres se tenant posés sur les flots.
À quatre heures du soir, Meurstone se montra. Ce rocher, de peu d’élévation et d’étendue, paraît comme haché dans sa partie supérieure , composée de pointes saillantes et aiguës. À six heures du soir, l’île Swilly et le roc Édistone, l’un par l’autre, nous restaient à l’est un quart sud-est. À huit heures, le cap sud-ouest, au nord, 5° ouest, distance de trois lieues. Le 11 au jour, Swilly et Édistone parurent séparés l’un de l’autre; ce dernier rocher, vue à trois lieues de distance et dans notre direction , ressemble à un bâtiment sous voile.
Swilly et Édistone gisent à peu près par 43° 51’ de latitude sud et 1 47° 4° de long. orientale de Greenwich. La partie sud-est de Van-Diémen nous parut aussi élevée, mais moins aride que celle du sud-ouest. Le sommet des hautes montagnes de l’intérieur était couvert de neige, les collines étaient enrichies de verdure. Nous passâmes entre la terre Van-Diémen et les îles Maria, sur lesquelles on ne voit ni arbres ni verdure, non plus que sur quelques autres petites îles qui longent la côte. Depuis le 1 2 jus-
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qu'au 17, le changement de vent nous éloigna de la côte; ce dernier jour, notre latitude réduite de l'observation du midi étant de 35° 11”, le cap Howe se montra à nous, à cinq ou six lieues de distance. Le 18, à trois heures de l'après-midi, nous ralliâmes la côte, dont nous nous étions écartés pendant la nuit; les terres basses sur le bord de la mer commencèrent à se montrer: la brume nous empêcha de distinguer les montagnes de l’intérieur. Des colonnes de fumée qui s'élevaient du milieu des arbres dont le pays est couvert nous firent juger que cette partie est habitée. A six heures , le mont Dromadaire restait au nord-ouest un quart nord, six lieues de distance ; la sonde rapporta, parquarante-quatre brasses, du sable fin jaune , mélé de coquilles. Derrière le cap Dromadaire est un mondrain assez remarquable pour servir d'indice aux marins qui, faute d'observations de latitude, se trouveraient embarrassés. Entre celui-ci et le cap Howe, on découvre de belles plages de sable blanc, le long du rivage. Le 22, le gros temps qui nous avait tourmentés les jours précédents s'étant calmé, nous pûmes jouir de la vue du pays : il nous parut couvert de montagnes boisées qui s'élèvent en
ARNO ge gagner nee "Athens
amphithéâtre les unes derrière les autres. A dix heures, nous distinguâmes le Colombier.
Cette montagne, détachée des autres , a la forme d’un pain de sucre, surmonté par un bloc de pierre tellement large qu'il figure un entonnoir dont le vase est tourné en haut, à peu près comme le Piter-boot à l'Ile-de-France. Derrière cette montagne, au nord, s'élèvent plusieurs autres, dont le sommet aplati rappelle la montagne de la Table, au cap de Bonne- Espérance. Ces montagnes, placées à peu près sur le même plan, sont les dernières qui se montrent dans l’intérieur des terres. À midi, étant par 35° 28’ de latitude , le Colombier nous restait à l’ouest, 5° sud, quatre à cinq lieues des terres les plus voisines; la longitude était de 151°7',orientale de Greenwich. À quatre heures du soir, le cap Saint-Georges nous restait à l’ouest, deux lieues de distance, et la pointe le Grand-Nez, dans le nord-ouest un quart ouest. Entre ces deux élévations, on découvre une baie à l'entrée de laquelle, du côté du cap Saint-Georges, se trouve un îlot. Le 23, à neuf heures du matin , nous vimes la terre à l’ouest, à quatre ou cinq lieues de distance ; à six heures du soir, le temps s'étant éclairci, la pointe
À Solander et le cap Banks, à l’entrée de la baie
à | Botanique , furent relevés l’un par l’autre à
a l’ouest nord-ouest , 5° ouest ; à la même heure ,
a la sonde rapporta soixante-dix brasses , fond n | de sable et coquilles jaunes. Nous ralliâmes la
à terre le lendemain au jour.
À À onze heures, après avoir parlé à des pé- (
it cheurs , nous découvrimes un mât de pavil- ll js lon placé sur une falaise élevée et à pic, à | > l'entrée du port Jackson , du côté du sud. Nous 1: 8 | donnâmes dans la passe , avançant entre deux ? € terres dont les bords écartés l’un de l’autre de
|; e deux milles, et courant dans le sud-ouest, sem -
18 | blaient former les rives d’une rivière que cou-
es . vrent des arbres touffus. Les eaux de cette baie
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sont bourbeuses ; mais sa profondeur permet
ES | à tous les bâtiments de la remonter jusqu’à s à Sydney-Cove, nom de l'établissement anglais, le c’est-à-dire l’espace de neuf à dix milles. Nous t. n'aperçümes qu’un seul haut fond situé à moi- | IL tié chenal, en dedans des falaises de l’entrée : P | comme il est apparent, il n'est dangereux que | if la nuit. Après avoir passé de droite et de gau- | À , che un grand nombre de criques où l’on pour- |
rait trouver de bons abris, nous arrivâämes en face de Sydney - Cove , à un mille de distance ;
256 MÉMOIRES nous mouillâmes dans cette position par sept | le brasses, après trente-huit jours de traversée. La colonie que les Anglais avaient d’abord établie à Botany-Bay a été transférée, en 1790, à Sydney-Cove , et depuis cette époque jus- | Jal qu'en 1796, elle à fait d’étonnants progrès. la 4 Déjà plusieurs maisons construites en pierre et avec goût ont remplacé les chétives cabanes po formées de branches d’arbres : un grand nom- | eu bre d’autres, ainsi que les magasins, sont bâtis | en bois et couverts de bardeaux, à peu près comme à l’Ile-de-France et à l’île de Bourbon. La population est peu nombreuse, mais elle ) s'accroît journellement par les naissances et par les déportations d'Europe : tout porte à
croire que cet établissement doit prendre une fais
grande extension (1). Pi
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(1) La majeure partie de la Nouvelle-Galles méridio- d'o
nale est couverte d’arbres gigantesques, maïs d'espèces Da
toutes différentes des bois d'Europe; ils sont d’ailleurs ya
d’une très bonne essence, et peuvent être employés |
|| avec avantage à toutes sortes d’usages. qui | Le seul métal que l’on y ait jusqu’à présent décou- der à vert est le fer. On le trouve en grande abondance par- lon tout , et dans quelques endroits le minerai est très riche. sco
Il existe aussi du charbon de terre de la meilleure qua-
Il n’a pas été en mon pouvoir de connaître le nombre des déportés qui résident actuelle-
lité, de l’ardoise, de la pierre à chaux, et du granit, mais non pas immédiatement dans le voisinage de Port- Jackson. On trouve partout du grès, du quartz, et de la pierre de taille.
| 4 Les ruisseaux et les rivières abondent en excellents | poissons, dont les espèces se bornent toutefois à l’an- | guille, l’éperlan, le mulet, le merlan, la maquerelle, | la sole, la raie bouclée et la dorée.
Les quadrupèdes consistent dans le kanguroo, le chien indigène, qui est plus petit que notre loup; le | wombat ou plutôt oumbat, le bondicout, le rat-xanguroo, l’opossum, l’écureuil volant, le renard volant, etc.
Il n'existe dans la Nouvelle-Hollande ni lièvres, ni faisans , ni perdrix ; mais il y a des canards sauvages, des macreuses, des sarcelles, des cailles, des pluviers, des bécassines, etc., ainsi que des émus, des cygnes noirs, des cacatoës, des perroquets, et une infinité d'oiseaux plus petits que l’on trouve partout ailleurs. $ Dans le règne animal comme dans le règne végétal, il s y a une foule d'individus qui sont particuliers à ce pays.
On y trouve une infinité de reptiles venimeux, mais qui, par leurs morsures , n’occasionent que des accidents assez peu fréquents, tant aux indigèn : qu’aux co-
- lons. Dans ce nombre, le centipède, la tarentule, le scorpion , l’orvet et le serpent, sont le plus à redouter,
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ment dans cette colonie : il doit être considérable. Déjà beaucoup d'individus ont formé
particulièrement ce dernier, puisqu'il y en a au moins trente variétés, dont toutes, excepté une seule, sont venimeuses au dernier degré.
Les aborigènes de ce pays occupent le dernierrangdans l'échelle de l’espèce humaine. Ils n'ont ni habitations ni vêtements; ils sont tout-à-fait étrangers à l’agriculture, et il n’est pas jusqu'aux armes dont se servent les différentes tribus pour repousser les agressions de leurs voisins, et aux atlirails de pêche d’où dépend en partie leur subsistance , qui ne soient du travail le plus grossier.
Trente années de communication avec les Européens n’ont pas apporté le moindre changement dans leurs mœurs, et on n’a pas encore pu amener aucun de ceux qui ont les rapports les plus fréquents avec les colons à adopter un seul de nos arts utiles. Dédaignant toute espèce de contrainte , ils trouvent le bonheur dans leurs habitudes nomades, et ils semblent ne considérer les jouissances, fruits de la civilisation (qu’ils savent d’ailleurs très bien apprécier), que comme une faible compensation du sacrifice de la plus petite portion de liberté.
La couleur de ces peuples est chocolat foncé, leurs traits ont beaucoup d’analogie avec le nègre d'Afrique. Comme lui, ils ont le nez plat, de larges narines, la bouche grande et les lèvres épaisses ; mais leurs che-
des établissements , se sont mariés et sont devenus pères de famille. À l'exception de la gar-
veux ne sont pas crépus, excepté dans la terre de Van- Diémen.
Ils n’ont pas d’ailleurs la moindre ressemblance avec les habitants des îles environnantes , si ce n'est cependant avec ceux de la Nouvelle-Guinée, qui n'est séparée de la Nouvelle-Hollande que par un petit détroit. 11 s'ensuit que l’une de ces îles a été peuplée par l’autre : mais dire d’où vient la race primitive est un de ces problèmes géographiques qui, vraisemblablement, ne seront jamais résolus d’une manière satisfaisante.
Sydney, capitale de la Nouvelle-Galles méridionale , est situé par les 33° 55/ de latitude , et par les 151° 23 de longitude orientale. Cette ville est à sept milles environ du port Jackson, et s'élève principalement sur deux langues de terre montueuses, et dans la vallée intermédiaire, lesquelles, réunies, forment Sydney-Cove. La partie occidentale se prolonge jusqu’à la mer; et si l’on excepte un petit espace vacant autour de la batterie de Dawes, elle occupe toute la langue de terre qui sépare Sydney-Cove de Lane-Cove, et s’étend très loin en arrière dans la campagne. Cette partie de Sydney forme, comme on le voit, une petite presqu'île, et, ce qui est encore plus important , l’eau dans les deux anses a assez de profondeur pour que les plus gros bâtiments puissent mouiller le long des rochers.
L'hôtel du gouvernement , et le terrain qui en dé-
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nison, des divers employés du gouvernement et de quelques négociants, la colonie ne compte guère d’autres habitants que cette classe d'hom-
pend, lequel embrasse la totalité de ce que l’on appelle Bennilong's Point, ont empêché d'étendre les constructions sur la langue de terre orientale; ce que l’on a d'autant plus lieu de regretter, que tout le long de cette pointe l’eau a une profondeur encore plus considérable que sur le côté occidental de l’anse , et offre par conséquent de plus grandes facilités pour bâtir des magasins, et en général pour tout ce qui intéresse les opérations du commerce.
La ville est irrégulière et mal bâtie. Avant l’administration du gouverneur Macquarie, on n'avait que peu ou point d'égard à l'alignement des rues, eton avait laissé chaque propriétaire maître de bâtir à son gré, çà et là, et de la manière qu’il le jugeait à propos. Toutefois, cet administrateur est enfin parvenu à rendre la plupart des rues parfaitement régulières, et, ce qu’on aurait cru tout-à-fait impossible, à donner quelque uniformité à cet amas informe de bâtiments connus encore aujourd'hui sous le nom de Rocks (Rochers), et qui, par l'inégalité du terrain, la difficulté de l'accès, le désordre extrême des constructions, a ressemblé pendant plusieurs années au repaire d’une horde de sauvages plutôt qu’à l'asile d'hommes réunis en société. En général, on peut dire maintenant que la ville est passablement régulière ; etcomme, en l’agrandissant à l'avenir,
mes. Au lieu d’entasser dans les prisons des individus condamnés pour des délits plus ou moins graves, le gouvernement anglais les en-
on ne permellra pas aux concessionnaires de s'écarter du plan adopté , les nouveaux quartiers n'auront ni les défauts ni les inconvénients des anciens.
La ville couvre une vaste étendue de terrain, et au premier coup d'œil elle paraît beaucoup plus peuplée qu’elle ne l’est réellement. Ceci provient de deux causes, savoir, de l’étendue des concessions, qui ordinairement contiennent l’espace nécessaire pour un jardin; et de la petitesse des maisons, qui n’ont guère plus d’un étage. Ilen résulte que Sydney ne renferme pas le tiers de la population d'une ville d'Angleterre de la même étendue. On y compte un peu plus de mille maisons, et quoiqu’elles soient en général petites et d’une chétive apparence, on en voit cependant quelques unes, ainsi que des édifices publics, qui ne dépareraient point, la métropole de l'empire britannique.
Dans plusieurs quartiers, le terrain se vend jusqu'à mille livres sterling l’acre, et la valeur en augmente chaque jour; aussi les loyers sont-ils exorbitimment chers, et on n’a pas pour cent livres sterling par an une maison commode, même sans le mobilier. On y trouve un marché bien fourni, quoiqu'il ne soit ouvert que depuis assez peu de temps. Il a été établi en 1813 par le gouverneur Macquarie, et il est bien approvisionné en grains, en végétaux, en volaille, en beurre, en œufs
voie dans cette partie reculée du glok:, où: îls doivent rester pendant le nombre “'années
et en fruits ; il est bon de dire cependant qu'il ne se tient que trois fois la semaine, les lundi, mercredi et vendredi, C'est une grande enceinte oblongue, qui renferme des magasins destinés à recevoir les marchandises invendues à la fin du marché. Il dure depuis six heures du matin eu été, et depuis sept heures en hiver, jusqu’à trois heures après midi. Ceux qui y portent leurs denrées sont tenus de payer un léger droit à un préposé, qui en rend compte tous les trois mois au trésorier de la police. En 1817, ce droit a produit cent trente livres sterling.
La ville a aussi deux écoles bien tenues, pour l’éducation des enfants des deux sexes. Dans celle des garcons, où l’on ne reçoit que des externes , l'instruction est gratuite ; l’autre est destinée à offrir un asile et l’instruction nécessaire à des orphelins pauvres. Cette institution, qui remonte,.déjà à l’année 1800, a été fondée par le gouverneur King : on y compte environ soixante jeunes filles, à qui l’on apprend à lire, à écrire, à calculer,à coudre, et tout ce qui se rattache à l’économie domestique. Quand leur éducation est finie, on les marie à des hommes hien famés, ou on les place comme domestiques dans des maisons respectables qui les demandent. A l’époque où cette école fut établie, on affecta à son entretien, une grande étendue de terrain, et un nombre considérable de chevaux et de gros bétail pris
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prescrit par un jugement. À l'expiration de leur peine, ils peuvent retourner dans leur patrie ,
duns les troupeaux du gouvernement. Le revenu des terres et du cheptel couvre les dépenses de l’école; et chaque orpheline qui se marie avec l'agrément du comité chargé de la direction de l'établissement, reçoit en dot «le cinquante à cent acres de terre, avec un certain nombre de têtes de bétail.
Indépendamment des deux écoles établies à Sydney, et qui, d'après les derniers rapports, contenaient deux cent vingt-quatre enfants, il existe des institutions destinées à propager l'instruction dans tous les districts un peu populeux de la colonie. Les maîtres reçoivent un traitement fixe pris sur ce que l’on appelle le fonds des orphelins. On avait anciennement affecté à leur entretien les droits prélevés sur le charbon et le bois de construction ,qui se perçoiventencore aujourd'hui sous le nom de droits des orphelins; mais, ayant été reconnus insuffisants , on y ajouta d’abord deux huitièmes et ensuite un autre huitième du revenu total de la colonie, formant ensemble environ 2500 livres sterling : il faut avouer que cette somme ne pouvait être employée d'une manière plus avantageuse.
Si l’on excepte le Derwent , il n’est peut-être pas dans l’univers entier un port plus vaste et plus sûr que le port Jackson. Il est navigable pendant sept milles environ à partir de la ville, et pendant quinze milles de son embouchure. Dans toute cette étendue, le mouillage
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ou rester à Sydney-Cove ; dans ce dernier cas, il leur est accordé des portions de terrain plus
est excellent et parfaitement abrité de tous les vents, On assure qu’il renferme une centaine de petites baies, et
‘qu'il est capable de contenir tous les bâtiments du
monde. On peut conclure de là que Sydney deviendra un jour une ville très importante.
Des parties élevées de la ville on jouit d’un grand nombre de perspectives très variées. Le singulier aspect et l’irrégularité de la ville elle-même ; la multitude des anses et des peiites îles qui se trouvent au-dessus et audessous ; les hautes forêts, et les rochers saillants, juints aux collines, aux vallons que l’on remarque des deux côtés de la rade, offrent ensemble un coup d'œil qu'il serait difficile de rencontrer ailleurs.
Les environs et surtout les éminences contiguës à la ville, qui se prolongent du côté de la pointe méridionale, offrent des vues encore plus variées et plus pittoresques. Vers la côte, les regards embrassent la majeure partie des baies et des îles nombreuses situées entre la ville et les deux langries de terre, ainsi que la chaîne de collines arides et élevées qui bornent la rade, et qui se terminent brusquement au rivage. Plus au nord la vue s'étend sur la longue chaîre des montagnes sourcilleuses et escarpées qui se prolongent dans la direction de Coal-River, et suivent les contours de la côte jusqu’au point où elles se perdent dans l’horizon. Au sud, on aperçoit, à la distance de sept à huit milles, le