LE COMTE DE VILLÈLE AU CARDINAL CONSALVL
Monsieur le Cardinal ,
La glorieuse part que Votre Éminence a prise aux arrangements conclus entre le Saint-Siège et la France, et aux dernières mesures sur l'organisation
.des diocèses du royaume , est digne de toute la reconnaissance du gouvernement du Roi. On retrouve la coopération de Votre Ëminence dans tous les actes honorables pour le Saint-Siège, utiles à. la Religion , propres à resserrer les liens des deux puissances, et ce que vous avez déjà fait, Monsieur le Cardinal , pour arriver à un si noble but, me persuade que l'ambassadeur du Roi près le Saint-Siège continuera d'obtenir de Votre Éminence les mêmes facilités et le même accueil dans toutes les demandes qui tendraient à augmenter la dignité de l'Église de France, et à l'entourer de tout son éclat.
J'ai l'honneur d'être avec une respectueuse considération, Monsieur le Cardinal, de Votre Éminence, le très-humble et très-obéissant serviteur ,
Le ministre des finances chargé par intérim du portefeuille des affaires étrangères y
J. DE ViLLÈLE.
Paris, le 19 novembre 1822.