MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
AU CARDINAL CONSALVL
Monsieur le Cardinal,
Je suis confus des remerciments que vous voulez bien me faire pour une attention qui était de ma' part si naturelle. Le Roi est très*sensible à la recon* naissance et au dévouement que lui exprime Votre Ëminence, et il me charge de lui faire part de ses sentiments. Nous espérons tous, Monsieur le Cardinal, que votre santé se rétablira pour l'avantage de l'Église > le bien du service de Sa Sainteté et la prospérité de l'État romain. Voua savex quelle est notre soUicitude pour le sort de Tltalie, et combien le gouvernement de Sa Mfiyesté Très-Chrétienne désire le bonheur d'un pays dont les intérêts sont aussi essentiellement liés à ceux de la France.
Mettez, je vous prie, Monsieur le Cardinal, aux pieds du Saint-Père les sentiments de mon respect et de ma profonde vénération.
J'ai rhonneur d'être, avec la plus haute coûsidé*
ration, Monsieur le Cardinal, de Votre Éminence, le très-humble et très-obéissant serviteur.
Chateaubriand.
Paris, ce 23 avril 1823.