INTRODUCTION IX
Les deux meilleures éditions anglaises du texte sont celle qu'a donnée le libraire de Londres Edward, avec 78 gravures et un Appendice de -jj pages de Notes et éclaircissements, et celle de 181 1, revue par un ancien ministre de Louis XVI, émigré, Bertrand de Malleville, qui y a joint la traduction des notes d'une édition anglaise publiée la même année, notes attribuées, au moins en partie, à Walter Scott. Les deux meilleures éditions françaises sont celle de Kenouard (181 2) cf celle que M. Gustave Brunet a donnée chez Charpentier.
Nous avons suivi, pour le texte, l'édition Kenouard, généralement considérée comme l'édition type. Nous avons largement profité, pour les Noies, de son comment taire, emprunté le plus souvent aux éditions anglaises, et aussi de quelques-uns des abondants Éclaircissements qui font le principal attrait et la principale utilité de l'édition Gustave Brunet. Le premier, ce consciencieux érudit a ouvert à la critique et au public les sources anglaises. Le Journal (Diary) de Samuel Pepys, sorte de Dangeau bourgeois, et beaucoup plus puéril que le nôtre, du règne de Charles II, et le Journal plus grave, mais moins circonstancié, de John Evelyn, lui ont fourni un commentaire animé, parfois piquant, du texte des Mémoires. // a pu ainsi rétablir la physionomie, souvent dénaturée, de la Cour de ce prince qui a tant de traits de notre Louis XV. Il a essayé une sorte de chronologie de ces maîtresses, alternatives et consécutives, dont les portraits, dus au pinceau de Lély, emplissent la fameuse Salle des Beautés à Windsor (Beauties Room), et dont les rejetons connus et titrés