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Domaine appartenar.t à la famille de Grammont

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naturel, ne semblaît permis qu'à Tâge de douze ou treize ans. Tout en était, hors les poupées. Le colinuiaillard était de ses passe-temps les plus heureux. Elle faisait des châteaux de cartes quand on Jouait le plus gros jeu du monde chez elle -, et Ton y voyait des courtisans empressés autour d'elle qui lui en fournissaient les matériaux, ou de nouveaux architectes qui tâchaient de Timiter.

Elle ne laissait pas de se plaire à la musique, et d'avoir quelque goût pour le chant. Le duc de Buckingham, qui faisait les plus beaux bâtiments de cartes qu'on pût voir, chantait agréablement-, elle ne haïssait point la médisance : il en était le père et la mère \ il faisait des vaudevilles, inventait des contes dé vieille, dont elle était folle. Mais son talent particulier était d'attraper le ridicule et les discours des gens, et de les contrefaire en leur présence sans qu'ils s'en aperçussent. Bref, il savait faire toutes sortes de personnages avec tant de grâce et d'agrément, qu'il était assez difiScile de se passer de lui quand il voulait bien prendre la peine de plaire. Il s'était donc rendu si nécessaire aux amusements de la Stewart, qu'elle le faisait chercher partout lorsqu'il ne suivait pas le roi chez elle.

Il était parfaitement bien fait, et croyait l'être beaucoup plus qu'il ne l'était. Quoiqu'il eût beaucoup d'esprit, sa vanité lui fit prendre sur son compte des gracieusetés qui n'étaient que pour ses bouffonneries et son badinage. Séduit enfin par la bonne opinion de son mérite, il oublia son premier projet et sa maîtresse portugaise pour se prévaloir d'un goût auquel il s'était mépris ^ mais dès qu'il voulut

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prendre un personnage sérieux auprès de mademoiselle Stewart, il fut renvoyé si loin, qu'il abandonna tout à coup Tun et l'autre de ses desseins sur elle. On peut dire néanmoins que la familiarité qu'elle lui avait procurée auprès du roi ouvrit le chemin à cette faveur où il s'est élevé dans la suite.

Mylord Arlington * entreprit le projet que le duc de Buckingham venait d'abandonner, et voulut s'emparer de l'esprit de la maîtresse pour gouverner celui du maître. Il y avait pourtant de quoi contenter un homme de plus de mérite et de plus naissance que lui dans la fortune qu'il avait déjà faite. Ses premières négociations avaient été pendant le traité des Pyrénées. Quoiqu'il n'y eût pas réussi pour les intérêts de son maître, il n'y avait pas tout à fait perdu son temps, car il avait parfaitement attrapé par son extérieur le sérieux et la gravité des Espagnols, et dans les affaires il imitait assez bien leur lenteur*. Il avait une cicatrice au travers du nez,

1. Henry Bennet, premier secrôtaire d'Ëtat et chambellan de Charles H, mort le 28 juillet 1685. Sa conduite lui a atliré de vifs reproches. Mac-pherson le représente « comme accommodant dans ses principes et d'un abord agréable ; il plaisait lors même qu'on savait qu'il trompait, et ses manières lui acquirent une espèce d'influence où il ne pouvait commander le respect. Sa timidité naturelle le rendait peu propre à des mesures violentes, et ce défaut lui donna une réputation de modération qui fut prise pour vertu. On oubliait sa facilité à adopter de nouvelles mesures par sa promptitude à reconnaître les erreurs de celles tju'on avait prises. La décence de sa malhonnêteté faisait pardonner son manque d'intégrité. U vécut protestant à Fintërieur et mourut catholique, La timidité était la base de son caractère ; il se laissait même gouverner par des lâches. »

2. Voir le portrait du comte d' Arlington, peint par Lely et gravé ^xr W. Haines. Il se trouve au tome II, page 34, de l'édition de ces Vémoireif Londres, 1811.

que couvrait une longue mouche, ou, pour mieux dire, un petit emplâtre en losange.

Les blessures du visage y donnent d'ordinaire certain air violent et guerrier qui ne sied pas mal. C'était tout le contraire à son égard ; et cet emplâtre remarquable s'était tellement accommodé à l'air mystérieux du sien , qu'il semblait y ajouter quelque chose d'important et de capable.

Arlington, à l'abri de cette contenance composée d'une grande avidité pour le travail et d'une impénétrable stupidité pour le secret; s'était donné pour grand politique-, et, n'ayant pas le loisir de l'examiner, on l'avait cru sur sa parole, et on l'avait fait ministre et secrétaire d'État sur sa mine.

Son ambition ) ne pouvant se borner à ces établissements, après s'être pourvu de plusieurs belles maximes et de quelques exemples historiques, il avait obtenu de mademoiselle Stewart une audience pour les étaler, en lui faisant offre de ses très-hutnbles services et de ses avis les mieux raisonnes pour se conduire dans le poste où il avait plu au ciel et à sa vertu de l'élever. Mais il n'en était qu'à l'exorde de son discours, quand elle se souvint qu'il était à la tête de ceux que le duc de Buckingham avait coutume de contrefaire^ et comme sa présence et ses discours renouvelaient exactement le ridicule qu'on lui avait donné, jamais elle ne put s'empêcher de lui faire un éclat de rire au nez, d'autant plus outré, qu'elle avait longtemps combattu pour l'étouffer.

Le ministre en fut indigné*, son orgueil était digne du poste qu'il occupait, et sa délicatesse sur la gloire méritait tous les ridicules qu'on lui donnait.

Il la quitta brusquement avec tous les beaux conseils qu'il lui avait préparés, tenté de les porter àia Castelmaine, et de s*unir à ses intérêts; ou bien de quitter le parti de la cour pour déclamer en plein parlement contre les griefs de TÉtat, et faire passer un acte pour la suppression des maîtresses : mais sa prudence l'emporta sur ses ressentiments, et ne songéant plus qu'à jouir délicieusement des biens de la fortune, il envoya chercher une femme en Hollande pour mettre le comble à sa félicité *.

Hamilton était Thomme de la cour le plus capable de réussir dans le dessein où le duc de Buckingham et mylord Arlington venaient d'échouer. Il se Tétait mis en tète ; mais sa coquetterie naturelle vint à la traverse, et lui fit négliger le projet du monde le plus utile pour courir inutilement après les avances et les agaceries que la comtesse de Ghesterûeld s'avisa de lui faire.

C'était une des plus agréables femmes qu'on pût voir : elle avait la plus jolie taille du monde, quoiqu'elle ne fût pas fort grande. Elle était blonde, et elle en avait l'éclat et la blancheur, avec tout ce que les brunes ont de vif et de piquant. Elle avait de grands yeux bleus, et des regards extrêmement séduisants ^. Ses manières étaient engageantes, son esprit

1. Le comte d'Arlington épousa Isabelle, fiUe de Louis de Nassau, seigneur de Beverwaert, fils naturel du prince Maurice. U n'en eut qu'une fille, Isabelle, qui épousa, le !•' août 1672, Henry, comte d'Ëaston, fils naturel de Charles II et de la duchesse de Cleveland ; il fut plus tard nommé duc do (i rafton. Devenue veuve, lady Grafton se remaria à sir Thomas Hanmer.

2. Le portrait de la comtesse de Chesterfield, peint par Lely et gravé par Scriven, ne répond pas tout à fait aux éloges que fait

amusant et vif*, mais son cœur, toujours ouvert aux tendres engagements, n'était point scrupuleux sur la constance ni délicat sur la sincérité. Elle était fille du duc d'Ormond. Hamilton était son cousin germain. Ils se voyaient tant qu'ils voulaient sans conséquence; mais dès qu'elle lui eut fait dire un mot par ses yeux il ne songea plus qu'à lui plaire, sans se souvenir de sa légèreté ni des obstacles qui s'opposaient à ses desseins. Celui de s'établir dans la confiance de mademoiselle Stewart ne lui fut plus de rien , comme on vient de dire ; mais elle se trouva bientôt en état de se passer des instructions qu'on avait prétendu lui donner pour sa conduite. Elle avait fait tout ce qu'il fallait pour augmenter la passion du roi, sans intéresser sa vertu par les dernières complaisances; mais' les empressements d'un amant passionné qui trouve les occasions favorables sont diflSciles à combattre, plus difficiles encore à vaincre; et la sagesse de mademoiselle Stewart n'en pouvait plus, lorsque la reine fut attaquée d une fièvre violente, qui la mit bientôt à l'extrémité.

Ce fut alors qu'elle se sut bon gré d'une résistance qui ne lui avait pas peu coûté. Mille espérances de grandeur et de gloire s'emparèrent de son esprit, et les nouveaux respects qu'on lui rendit partout contribuèrent à les augmenter.

La reine fut abandonnée des médecins K Le petit

Hamilton de la beauté de cette noble pécheresse. Le nez est peu gracieux; le regard est impérieux. La pauvre femme ne survécut guère aux intrigues dont nous trouvons ici le récit ; elle mourut au mois de juillet 1665 à l'âge de vingt-cinq ans.

1. Cette maladie survint au mois d'octobre 1663. Le Journal du Popys en parle en détail.

nombre de Portugaises qu'on h*avaît point renvoyées remplissait la cour de cris lugubres, et le bon naturel du roi s'attendrit par Tétat où lui parut une princesse qu'il n'aimait pas, à la vérité, mais qu'il estimait beaucoup. Elle l'aimait tendrement-, et, croyant lui parler pour la dernière fois, elle lui dit que la sensibilité qu'il témoignait pour sa mort aurait de quoi lui faire regretter la vie -, mais que n'ayant pas assez de charmes pour mériter sa tendresse, elle avait du moins la consolation en mourant de faire place à quelque épouse qui en fût plus digne, et à laquelle le ciel accorderait peut-être une bénédiction qu'il lui avait refusée. A ces mots elle lui arrosa les mains de quelques larmes, qu'il crut les dernières. Il y joignit les siennes ; et , sans s'imaginer qu'elle dût le prendre au mot, il la conjura de vivre pour l'amour de lui. Jamais elle ne lui avait désobéi-, et, quelque dangereux que soient les mouvements soudains quand on est entre la mort et la vie, ce transport de joie, qui lui devait être fatal, la sauva -, et cet attendrissement merveilleux du roi fit un effet dont tout le monde ne loua pas également le ciel.

Il y avait déjà quelque temps que Jermyn était remis de ses blessures -, cependant la Castelmaine , trouvant sa santé tout aussi déplorable que devant, se mit inutilement en tête de ramener le cœur du roi -, car, malgré la tendresse de ses pleurs et la violence de ses emportements, mademoiselle Stewart le retint tout pour elle. Tantôt c'étaient des promenades où les beautés de la cour, à cheval, faisaient assaut de grâces et d'attraits, quelquefois bien, quelquefois mal, mais toujours de leur mieux-, d'autres

fois on voyait sur la rivière un spectacle que la seule ville de Londres peut ofirir.

La Tamise lave les bords du vaste et peu magnifique palais des rois de la Grande-Bretagne ^ C'était des degrés de ce palais que la cour descendait pour s'embarquer sur le fleuve, à la fin de ces jours d'été dont la chaleur et la poussière ne permettent pas la promenade du Park. Un nombre infini de bateaux découverts, qui portaient tous les charmes de la cour et de la ville, faisait cortège aux berges où était le famille royale. Les collations, la musique et les feux d'artifice en étaient. Le chevalier de Grammont en était toujours aussi, et c'était un grand hasard quand il n'y mettait pas quelque chose du sien pour surprendre agréablement par quelque trait de magnificence et de galanterie. Tantôt c'étaient des concerts entiers de voix et d'instruments qu'il faisait venir de Paris à la sourdine, et qui se déclaraient inopinément au milieu de ces navigations. Souvent c'étaient des ambigus qui partaient aussi de France -pour enchérir au milieu de Londres sur les collations du roi. La chose était quelquefois au delà de ses espérances', quelquefois elle y répondait moins ^ mais il est constant qu'elle lui coûtait toujours infi* piment.

Mylord Falmouth était un de ceux qui avaient le plus d'estime et de considération pour lui. Cette profusion le mit en peine ; et comme il allait souvent souper avec lui sans façon, un jour qu'il y trouva Saint-Évremondseul, et un repas pour six personnes

1. II s'agit du palais de Wbite-Hali, détruit en presque totalité par un incendie, le 4 janvier 1698.

qu'on aurait priées dans les formes : « Il ne faul point, dit-il, s'adressant au chevalier de Grammont, me savoir gré de cette visite. Je viens du coucher, où le discours n'a roulé que sur vous ; et je vous assure que la manière dont le roi s* est expliqué sur ce qui vous regarde ne vous aurait pas fait le plaisir que j'en ai ressenti. Vous savez bien qu'il y a longtemps qu'il vous oflfre ses bons oflSces auprès du roi de France^ et pour moi, poursuivit-il en riant, vous savez bien que je l'en solliciterais si je ne craignais de vous perdre dès que votre paix sera faite : mais, grâce à mademoiselle d'Hamilton, vous n'en êtes pas trop pressé. Cependant, j'ai ordre du roi mon maître de vous dire qu'en attendant que le vôtre vous rende ses bonnes grâces , il vous donne une pension de 4 ,500 jacobus. C'est peu pour la figure que fait le chevalier de Grammont parmi nous^ mais ce sera, dit-il en l'embrassant, pour lui aider à nous donner à souper. »

Le chevalier de Grammont reçut comme il devait l'offre d'une grâce qu'il ne jugea pas à propos d'accepter. « Je reconnais, dit-il, les bontés du roi dans cette proposition-, mais j'y reconnais encore mieux le caractère de mylord Falmouth , et je le supplie d'assurer Sa Majesté que j'en ai toute la reconnaissance du monde. Le roi mon maître ne me laissera pas manquer lorsqu'il voudra bien me rappeler. En attendant, je vais vous faire voir de quoi donner quelques soupers à messieurs les Anglais. » Il fit apporter, en disant cela, son coffre-fort, et lui montra sept à huit mille guinées du plus bel or du monde.

Mylord Falmouth, voulant mettre au profit du che-

valier de Grammont le refus d'une offre si avantageuse, en fit le récit à M. de Comminge, alors ambassadeur en Angleterre * -, et M. de Comminge ne manqua pas de faire valoir à la cour de France le mérite de ce refus.

Hyde-Park , comme on sait, est le cours de Londres. Rien n'était tant à la mode dans la belle saison que cette promenade; c'était le rendez-vous de la magnificence et des appas. Tout ce qui avait de beaux yeux ou de beaux équipages s'empressait à ce rendez-vous. Le roi ne s'y déplaisait pas.

Comme il n'y avait pas longtemps que les carrosses à glaces étaient en usage , les dames avaient de la peine à s'y renfermer. Elles préféraient infiniment le plaisir d'être vues presque tout entières aux commodités des carrosses modernes. Celui qu'on avait fiiit pour le roi n'avait pas trop bon air. Le chevalier de Grammont, s'étant imaginé qu'on pouvait inventer quelque chose de galant qui tînt de l'ancienne mode et qui renchérit sur la nouvelle, fit secrètement partir Termes avec toutes les instructions nécessaires. Le duc de Guise fut encore chargé de cette commission-, et le courrier, au bout d'un mois, s'étant, par la grâce de Dieu, sauvé cette fois des sables mouvants, fit passer heureusement en Angleterre la calèche la plus galante et la plus magnifique qu'on ait jamais vue.

1. Il fut ambassadeur de France à Londres en 1663, 1664 et 1665. Clarendon le représente comme étant d'un caractère capricieux, peu exact aux rendez-vous qu'il assignait, difficile parfois dans ses rapports, hypocondriaque et ne dormant qu'à force d'opium.

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Le chevalier de Grammont avait ordonné qu'on y mît IjSOO louis, et le duc de Guise, qui était de ses anmis, y en fit niettre jusqu'à 2,000 pour l'obliger. Toute la cour fut dans l'admiration de la magnificence de ce présent; et le roi, charmé de l'attention <lu chevalier de Grammont pour les choses qui lui pouvaient être agréables, ne pouvait se lasser de l'en remercier -, mais il ne voulut recevoir un présent de cette conséquence qu'à condition qu'il n'en refuserait pas quelque autre de sa part,

La reine, s'imaginant que cette brillante machine pourrait lui porter bonheur, voulut s'y faire voir la première avec madame la duchesse d'York. Madame de Castelmaine, qui les y avait vues, s'étant mis dans la tête qu'on était plus belle dans ce carrosse que dans un autre, pria le roi de vouloir lui prêter ce char merveilleux, pour y représenter le premier beau jour de Hyde-Park. La Stewart eut la môme envie, et le demanda pour le même jour. Comme il n'y avait pas moyen de mettre ensemble deux divinités dont la première union s'était changée en haine mortelle, le roi fut fort embarrassé j car chacune y voulait être la première.

La Castelmaine était grosse, et menaçait d'accoucher avant terme si sa rivale avait la préférence. Mademoiselle Stewart protesta qu'on ne la mettrait jamais en état d'accoucher si on la refusait. Cette menace l'emporta sur l'autre -, et les fureurs de la Castelmaine furent telles qu'elle en pensa tenir sa parole, et l'on tient que ce triomphe en coûta quelque peu d'innocence à sa rivale.

La reine-mère, qui sans faire de tracasseries ne

laissait pas de les aimer, eut la bonté de se divertir de cet événement, selon sa coutume. Elle prit occasion de faire la guerre au chevalier de Grammont, sur ce qu'il avait jeté cette pomme de discorde parmi de telles concurrentes. Elle ne laissa pas de lui donner, en présence de toute la cour, les louanges que méritait un présent si magnifique : « Mais d'où vient, lui dit-elle, que vous êtes ici sans équipage, vous qui faites une si grosse dépense ? car on dit que vous n'avez pas seulement un laquais , et que c'est un galopin de la rue qui vous éclaire avec une de ces torches de poix dont ils empuantissent toute la ville. — Madame , lui dit le chevalier de Grammont, je n'aime point le faste. Mon link ^, dont vous parlez, est affectionné pour mon service, outre que c'est un des braves hommes du monde. Votre Majesté ne connaît pas la nation des links. Elle est trop charmante. On ne saurait faire un pas la nuit qu'on n'en voie accourir une douzaine. La première fois que je fis connaissance avec eux, je retins tous ceux qui m'offraient leurs services*, si bien qu'en arrivant à White-Hall j'en avais bien deux cents autour de ma chaise. Le spectacle était nouveau-, car ceux qui m'avaient vu passer avec cette illumination avaient demandé quel enterrement c'était. Ces messieurs ne laissèrent pas d'entrer en différend sur quelques douzaines de schellings que je leur avais jetés-, et

1. Le mot anglais linh signifie torche, fallot ; on l'appliqua par abréviation aax individus qui attendaient à la porte des théâtres et des hôtels afin d'offrir leurs services aux gentlemen qui auraient eu peine à marcher au milieu de l'obscurité ; les mes de Londres i cette époque étaient à peine pavées et l'éclairage était chose inconnue.

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celui dont Votre Majesté fait mention en ayant battu trois ou quatre lui seul, je le retins pour sa valeur. Non, madame, je ne compte pour rien la parade des carrosses et des laquais. Je me suis vu cinq ou sin valets de chambre à la fois, sans avoir jamais eu de domestiques en livrée, excepté mon aumônier Poussatin. — Gomment ! dit la reine en éclatant de rire, un aumônier portant vos couleurs ! Ce n'était pas apparemment un prêtre?... — Pardonnez-moi, madame , dit-il , et le premier prêtre du monde pour la danse basque. — Chevalier, dit le roi, je veux que vous nous contiez tout à Theure l'histoire de l'aumônier Poussatin.

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