Appelé plutôt le col de Blegier
6. Le mont Albergian forme une avancée assez considérable dans le versant sud de la vallée du Cluson; en traversant cette arête, on pouvait atteindre Fenestrelle par le sud-est.
[Août 1708] DU CHEVALIER DE QUINCY. 313
tella-suisse pour le soutenir; mais les ennemis les avoient prévenus, et ils occupoient ce poste avec tant de troupes, que notre général jugea à propos de se retirer sans rien hasardera Nous arrivâmes ce jour-là au camp ; nous étions restés à deux lieues derrière.
Le maréchal, qui vouloit absolument empêcher les ennemis de se rendre maîtres de Fenestrelle, fit plusieurs tentatives pour tâcher de faire une communication de son armée avec cette place ; et, pour exécuter son dessein, il alla lui-même, le 18, avec un gros détachement de grenadiers et de piquets, dont j'étois, pour occuper le col Fabier, autrement dit le col de l'Assiette 2. Nous y avions monté la grande garde, l'année d'auparavant, aux ordres de M. Phelippes^, colonel de Limousin. Au nombre de cinq cents hommes, dix mille hommes ne nous auroient pas fait peur; nous jugions ce poste inattaquable. Il est entre la vallée de Pragelas et celle d'Oulx. Mais les ennemis étoient trop habiles pour ne l'avoir pas occupé. Ceci nous fit juger qu'il nous étoit impossible de sauver Fenestrelle et que nous aurions le chagrin de le voir prendre à notre barbe.
Ce même jour 18, l'armée du Savoyard arriva à Barbote, village où nous avions campé pendant deux mois la campagne précédente^; elle y resta pendant