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3. Louis-Edmond du Fossé de la Mothe, comte de Watteville, avait eu en 1696 le régiment de dragons de Bretoncelles ; il ne fut brigadier qu'en octobre 1704. C'était un protégé de M. de Vendôme.
4. Pierre de Langon, chevalier de Malte et lieutenant-colonel au régiment de dragons d'Espinay.
[Sept. 1704] DU CHEVALIER DE QUINCY. 49
ans, du régiment ; il fut passé par les armes sur-lechamp. M. d'Arène eut le gouvernement d'Ivrée et de la vallée d'Aoste.
Entreprise sur Verceil manquée. — Pendant que nous faisions ce siège, nous apprîmes que M. de Savoie avoit voulu surprendre Verceil. Ce prince, qui avoit des intelligences dans cette ville avec quelques bourgeois, apprit par eux que le duc de Vendôme n'y avoit laissé que cinquante maîtres et six à sept cents fantassins. Il engagea plusieurs soldats de ses troupes à s'y rendre, les uns après les autres, sous prétexte de désertion. Le jour pris étoit le 22, à la petite pointe du jour. Le prince Charles de Lorraine^ se mit en marche au commencement de la nuit du 21 au 22, à la tète de huit cents chevaux, chaque maître ayant un grenadier en croupe, et de douze cents tant grenadiers que fantassins, pour exécuter ce projet. Ce même jour marqué, ces prétendus déserteurs dévoient tomber sur la garde de la porte de Milan et l'égorger dès qu'ils se seroient aperçus du signal qu'on devoit leur faire, et ensuite ouvrir la porte. Par bonheur pour nous, les guides les égarèrent si bien, que le prince Charles de Lorraine ne put arriver qu'à demi-heure de jour près de Verceil. L'officier qui étoit de garde à cette porte, ayant été averti par les sentinelles qu'on voyoit paroître beaucoup de troupes qui s'avançoient du côté de sa porte, en donna avis au plus tôt à M. de Toralva, commandant de la place, qui, s'étant rendu au plus vite sur le rempart près de la porte, fit tirer plusieurs coups de canon sur