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[Juillet 17i2] DU CHEVALIER DE QUINCY. 159
11 est bien vrai que le comte de Brogîie, après son expédition des Quatre-Clochers, avoit été envoyé à la tête d'un gros détachement, dès le 25, pour sommer le commandant, nommé de Berghoffer^ de se rendre. Mais cet officier, qui avoit une garnison de six bataillons et de mille hommes détachés de la garnison de Douay, et d'un régiment de cuirassiers, répondit qu'il se défendroit jusqu'à la dernière extrémité.
Après que je fus relevé de mon poste, qui étoit le 26, je me rendis, selon mes ordres, droit devant Marchiennes. En arrivant, j'appris que M. de Broglie venoit de faire une cacade. Je trouvai beaucoup d'officiers et de soldats qu'on ramenoit blessés : ce général, voyant que le commandant ne vouloit point absolument se rendre, prit le funeste parti d'emporter cette place de vive force. Il est dangereux de donner à des officiers généraux qui n'ont servi que dans la cavalerie des entreprises qui ne regardent que l'infanterie; il y a une très grande différence entre les deux armes.
Siège de Marchiennes. — La ville de Marchiennes étoit très bien fortifiée, quoiqu'elle n'avoit qu'une muraille sèche; mais il y avoit de bons bastions et trois demi-lunes de terre, lesquels, les uns et les autres, éloient fraisés et bien palissades, avec un bon fossé 2. Outre cet avantage, elle étoit presque environ-
les dictionnaires du xviii« siècle. Littré, qui le définit : terme populaire, conte, tromperie, en cite un exemple de Saint- Simon.