‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 141 sur 203 · Edme Bonnet, sieur de Saint-Léger · texte numérisé non relu

Edme Bonnet, sieur de Saint-Léger

2. Mon confrère, M. Jean Leraoine, a bien voulu me communiquer les renseignements suivants d'après les documents du Dépôt de la guerre (vol. 2385, n"* 96-147) : le commandant de la Renocque s'appelait N. Bonnet, sieur du Rosoy ; sa garnison ne comptait guère que soixante hommes et la plupart des ofliciers étaient absents ou malades. Les Français tentèrent dès le lendemain do reprendre le fort, mais sans succès. — Il semble que M. Bonnet du llosoy était à Montmédy dès 1705 (vol. Guerre 1830, fol. 214), peut-être comme major de la place.

3. Les Mémoires militaires (p. 117) disent le l*"" octobre; voyez aussi la Gazette, p. 527.

[Oct. 1712] DU CHEVALIER DE QUINCY. 199

de la réputation par la course qu'il fit pendant que le prince Eugène faisoit le siège du Quesnoy, et dont j'ai parlée en étoit gouverneur.

A l'égard de l'armée d'observation, dont nous étions, elle resta pendant tout ce siège dans le même camp, la droite appuyée à la forêt de Mormal et la gauche à Quiévrain. Le maréchal changea son quartier général, qui étoit, comme je l'ai déjà dit, à Préseau, pour prendre celui d'Aspres sur la Selle.

Gomme notre brigade n'eut point de part à tout ce qui se passa à ce siège, je n'en ferai aucun détail.

L'ouverture de la tranchée se fit la nuit du 9 au 10, par deux endroits différents, l'un du côté de la basse ville, qui étoit la fausse attaque, et l'autre, qui étoit la bonne, du côté de la haute ville, en présence du maréchal de Villars, qui se rendoit tous les jours de son quartier dans la tranchée. Jusqu'à l'attaque du chemin couvert, il ne se passa rien de considérable.

Le 17, tout étant disposé pour cette attaque, le maréchal le fit attaquer en plein jour. Nos troupes non seulement s'en emparèrent, mais aussi d'une lunette. La plupart des ennemis qui les défendoient furent massacrés; on en prit une cinquantaine. Nous eûmes de notre côté une centaine de grenadiers de tués et de blessés. Le capitaine des grenadiers de Gambrésis et les deux de Hessy^ furent au nombre des derniers. Dix officiers subalternes furent tués ou blessés.

Prise de Bouchain. — Le 18, tout étant prêt

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