‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 165 sur 203 · Michel II Chaniillart : tome II, p · texte numérisé non relu

Michel II Chaniillart : tome II, p

G. On a vu, tome II, p. 50, 138, etc., que les Sevin étaient parents des Chamiilart.

[Sept. 1713] DU CHEVALIER DE QUINCY. 239

qui tous les officiers généraux étoient obligés, lorsqu'ils lui écrivoient, de donner le Monseigneur, devenu, par la disgrâce de M. de Ghamillart, son père', simple colonel, cela est cruel et bien dur. Le lendemain, il m'oublia si parfaitement bien dans mon poste, que, deux heures après que notre armée fut décampée, ne recevant aucun ordre, j'envoyai un de mes sergents aux autres grandes gardes pour savoir si les officiers qui les commandoient n'en avoient point reçu. Leur réponse fut que non. Nous tînmes ensemble notre petit conseil de guerre, dont le résultat fut d'abandonner nos postes pour aller rejoindre l'armée. Nous étions huit piquets, par conséquent quatre cents hommes. Nous ne pûmes la rejoindre qu'à la halte. Nous fûmes toujours harcelés pendant la marche par les housards ennemis; mais, comme nous marchions très serrés, ils n'osèrent jamais nous approcher. Je rendis compte à notre brigadier de ce qui venoit de nous arriver; le major de la brigade en jeta la faute sur le major général. Ordinairement, on envoie un ordre à toutes les grandes gardes de venir rejoindre leur régiment respectif à l'assemblée.

Lorsque nous fûmes près de Fribourg (il étoit deux heures de nuit), nous apprîmes que le maréchal de Villars s'étoit emparé des lignes situées sur les hauteurs de Fribourg. Voici le détail de cette attaque, qui ne nous coûta que très peu de monde, puisque nous n'eûmes que vingt-cinq soldats de tués, quarante de blessés, douze officiers de tués et de blessés.

Attaque des lignes de Fribourg^. — Le comte du

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