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4. Alexandre-Maximilien-Balthazar-Dominique de Gand de Mérode de Montmorency, comte de Middelbourg, puis comte de Mérode, était depuis 1704 colonel du régiment des Landes.
24 MEMOIRES [Juin 1710]
de Marquion, nous nous embrassâmes, M. du Chcray et moi; il fut coucher à Cambray, et moi je me rendis à Oisy. J'étois logé chez le maître d'école, où j'élois parfaitement bien. Je fus me promener au château; le maréchal de Viliars y étoit déjà. J'y vis le comte d'Oisy, avec qui j'eus une grande conversation. Aurois-je cru dans ce moment c|ue je parlois à mon futur beau-père? Je ne sa vois pas seulement qu'il y eût des demoiselles d'Oisy.
A minuit, dans le temps que je m'allois coucher, un de mes sergents vint m'avcTlir que l'armée alloit marcher. Je me rendis au plus vite au régiment, (jue je trouvai sous les armes. Nous y restâmes pendant toute la nuit.
Aussitôt que la ville de Douay et le fort de Scarpe eurent capitulé, les ennemis se mirent en mouvement pour faire un autre siège. Il y avoit à craindre (ju'ils ne se jetassent sur Bouchain, ou sur Valenciennes, ou sur Gondé. C'est ce qui avoit engagé le maréchal à nous faire marcher à Oisy, pour être plus à portée de nous opposer à ce dessein.
Oisy. — Auparavant de décamper d'Oisy, je ferai un petit détail de cette terre, qui est une des plus considérables de toute la Flandre, quoiqu'elle ait été beaucoup démembrée lorsqu'elle a()parlenoit à Henri IV, roi de France. Cette terre n'a jamais été vendue que quatre-vingt-dix mille livres par ce grand prince ^ Cependant il y a huit paroisses, et, ce (ju'on a peine à croire, dix-huit cents lîefs qui en relèvent. Il y a de beaux péages, de bons bois, de belles prai-