‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 165 sur 207 · Louis du Bouschet de Sourches, comte de Montsoreau · texte numérisé non relu

Louis du Bouschet de Sourches, comte de Montsoreau

[Juillet 1703] DU CHEVALIER DE QUINCY. 2W

nel * . Ce détachement grimpa presque toujours à quatre pattes toute la nuit, et il arriva, à la petite pointe du jour, sur la hauteur de la montagne, et de là, tombant sur les Impériaux par leurs derrières, il les surprit si bien, qu'ils ne songèrent qu'à fuir et à demander quartier, après avoir tiré trois coups de fusil, dont un de nos grenadiers fut tué. Le commandant, qui étoit capitaine dans le régiment de Nigrelli, et son lieutenant furent faits prisonniers avec quatre-vingts soldats. Il y avoit dans ce poste cinq cents hommes, tant soldats que paysans. C'est ce même capitaine qui ne pouvoit se lasser de louer la valeur avec laquelle le régiment Dauphin-cavalerie s'étoit comporté à l'affaire de Carpi, dans le Modénois^. Le comte de Médavy s'étoit porté, trois heures avant le jour, avec un gros détachement, dans la gorge de la montagne, du côté des retranchements, seulement dans le dessein d'amuser les ennemis de ce côté-là.

Ce poste forcé, notre général retourna dîner à Oleano, d'où il écrivit à M. de Vendôme pour lui rendre compte .de cette affaire, qui étoit de conséquence, parce que nous n'avions plus d'obstacle pour

(1666-1746), colonel du régiment de Périgord, était brigadier depuis le mois de janvier précédent; il obtint en 1714 la charge de grand prévôt de l'hôtel par la démission de son père, et ne servit plus, bien qu'il fût lieutenant général ; c'est le frère aîné du chevalier de Sourches.

1. Les Mémoires du marquis de Sourches citent le chevalier, mais non pas le comte de Montsoreau, et ne donnent que fort peu de détails sur cette expédition, où deux des fils de l'auteur prétendu ont joué cependant un rôle important. (Voyez ci-dessus, p. 289, note 2.)

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