‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 167 sur 207 · Mémoires militaires, t. IIÏ, p · texte numérisé non relu

Mémoires militaires, t. IIÏ, p

2. En effet, d'après la Chronologie militaire de Pinard, M. de Bezons eut un régiment le l®"" février 1675, tandis que M. de Médavy ne fut fait colonel que cinq semaines plus tard, le 7 mars.

3. Pieve, village au delà du petit lac de Ledro, est à une distance assez longue d'Oleano pour qu'il ne, semble pas possible que le corps de M. de Médavy l'ait franchi en une seule étape.

[Août 1703] DU CHEVALIER DE QUINCY. 299

Nigrelli*, qui commandoit dans cette ville, croyant que ce détachement et oit six fois plus nombreux, l'abandonna avec sa garnison. Il fit une grande faute; car, le jour étant venu, et ayant reconnu le peu de troupes qu'avoit M. Dillon, il voulut rentrer dans la ville; mais les bourgeois ne voulurent jamais le recevoir : ce qui l'obligea de se retirer à Arco^. Les bourgeois ne furent pas longtemps sans envoyer présenter les clefs à M. Dillon, qui se rendit sur-le-champ, à la tête de cent cinquante grenadiers, dans cette ville, où il trouva, et dans le château, qui avoit été aussi abandonné, cinq pièces de canon.

Riva. — Cette ville est à l'extrémité du lac de Garde, sur la gauche, vis-à-vis de Torbole, qui est à la droite. Il y a un petit port, qui est d'une grande commodité pour le commerce du Trentin avec le pays des Vénitiens^.

L'armée ayant séjourné le 4 août à Pieve, d'où nous découvrions le lac de Garde, nous en décampâmes le 5 pour venir camper dans la plaine de Riva, d'où M. de Médavy fut voir le duc de Vendôme pour lui rendre compte de sa marche. Il le trouva à Nago. Ce prince lui marqua combien il étoit content de lui, et il lui fit bien des compliments, en présence même de M. de Bezons*. Son armée, comme je l'ai déjà dit, étoit campée à Mori^.

1. Il s'appelait « Fiecset, » dira-t-il en 1704 à l'occasion du siège de Verue.

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