Aujourd'hui disparue; sur le territoire d'Arsy
4. François Dauvet, comte des Marets (1681-1718), avait été pourvu, à la mort de son père (1688), de la charge de grand fauconnier.
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d'œil, qui se retiroit au camp au bruit des timbales, des hautbois, des tambours, des fifres et des trompettes.
Siège de Compiègne. — Ce même jour 11, on se disposa à faire le siège de Compiègne. Depuis ce jour jusqu'au 17, on ne s'occupa qu'au siège, à l'investissement de la place, à l'ouverture de la tranchée, à l'établissement des batteries, à l'attaque du chemin couvert, à la descente du fossé, à l'attaque de la demi-lune, et enfin à la capitulation, les brèches ayant été reconnues praticables ^
Cainp attaqué. — Le 17, on partagea l'armée en deux, dont une moitié, aux ordres du duc de Bourgogne, fut chargée de défendre un camp retranché. Nos deux compagnies, à pied, furent placées à la droite de ce camp ; nous étions soutenus par le reste de la Maison du Roi. M. de Rosen commandoit l'autre partie de l'armée pour attaquer le camp. Les ennemis, auparavant de nous attaquer, firent un feu terrible de leurs canons, afin de se faire un passage pour y entrer, auquel feu le nôtre répondit avec une si grande vivacité, que la terre trembloit sous nos pieds. Enfin l'ennemi s'ébranla pour l'attaque. Nous le repoussâmes vigoureusement; mais, à la troisième charge, il fallut céder au nombre : nous nous retirâmes derrière la cavalerie, qui chargea si à propos, pendant que nous nous ralliions, qu'elle repoussa l'infanterie ennemie bien au delà des retranchements.
1. Il est à remarquer que notre chevalier ne parle pas de la scène si curieuse racontée par Saint-Simon [Mémoires, éd. Boislisle, t. V, p. 367-372 et 435), et qui fut, selon lui, le sujet des conversations de toute l'armée.
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Cette trop grande ardeur pensa nous coûter la victoire; car M. de Rosen, à la tête d'une colonne d'infanterie qui n'avoit point donné, marcha si rapidement, le soldat ayant la baïonnette au bout du fusil, à notre cavalerie, qui s'étoit rompue en passant le retranchement, qu'elle l'obligea de revenir aussi vite qu'elle avoit marché. Mais, après nous être ralliés et [avoir] gagné notre premier terrain, nous fîmes un feu si continuel sur cette colonne, qu'elle s'arrêta : ce qui donna le temps à notre cavalerie de rentrer un peu plus à son aise dans le retranchement et de se rallier derrière nous. L'ennemi fit encore plusieurs tentatives afin de nous chasser de nos retranchements, mais inutilement; voyant donc que tous ses efforts ne nous ébranloient point, il prit le parti de la retraite, et nous celui de regagner nos tentes, pour nous reposer après un si furieux combat et une si grande fatigue ^ Pendant la canonnade, M. de ***, commissaire d'artillerie, en donnant ses ordres à une batterie qui étoit établie devant nous, reçut la bourre d'un canon dans le visage, qui le culbuta par terre; son chapeau fut enlevé vingt piques au-dessus de sa tête ; il en mourut le lendemain^. Nous fûmes témoins de ce malheur, qui fut le second qui arriva dans ce camp ; car il y eut un capitaine de cavalerie à qui il en coûta aussi la vie^.
1. Sourches, p. 78-71; Dangeau, p. 422-423; Gazette, p. 314; etc.
2. Dangeau (p. 71) rapporte cet accident, mais sans donner de nom.
3. Cet autre accident arriva le 7 septembre. « Un capitaine de cavalerie du régiment de la Vallière, nommé le chevalier
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Bataille. — Le 19, l'après-dînée, toute l'armée se rendit dans une belle plaine près du village d'Hémévilers\ où elle se partagea en deux, moitié aux ordres du duc de Bourgogne, et l'autre toujours aux ordres de M. de Rosen (nous étions de l'armée du prince), et cela pour donner une bataille rangée, la cavalerie sur les ailes et l'infanterie au centre. Le canon, de part et d'autre, commença d'abord à se faire entendre; ensuite nos grenadiers attaquèrent la ferme de Ouerna ville ^, qui étoit au centre et en avant de l'armée ennemie. Après un combat furieux, ils s'en emparèrent. Ensuite, sans perdre de temps, notre armée marcha à celle des ennemis, qui firent la moitié du chemin. Nos deux compagnies formoient la gauche de la première ligne'. Nous étions à cheval ; nous eûmes à faire contre le régiment de Peysac-dragons^, que nous fîmes plier ; mais, la seconde ligne ennemie étant venue à propos à son secours, elle obligea notre aile de se retirer derrière notre seconde ligne en passant dans les intervalles, où nous nous ralliâmes. Ensuite, nos deux lignes chargèrent en même temps, avec tant
de Veuil, reçut un coup de feu au derrière de la tête, duquel il tomba de son cheval, et on le crut mort; mais il revint quelque temps après, et il fallut le trépaner le lendemain. » [Mémoires de Sourches, p. 63-64.)