‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 87 sur 207 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

2. Est-ce Henri-François de Baradas, qui quitta le service en 1714, embrassa l'état ecclésiastique et devint chanoine de Reims en 1720?

3. « Ce mot se dit des soldats qui volent dans le camp. » [Dictionnaire de Trévoux.)

162 MÉMOIRES [Sept. 1701]

a VOUS le savez, et certainement je n'aurois point « survécu à ce grand malheur. » Après ce discours, nous les laissâmes reprendre leur sommeil. Le lendemain, cette aventure fut le sujet des conversations, et elle me fit ressouvenir de ce qui m'étoit arrivé à Strasbourg.

Le 7 septembre, nous apprîmes la fâcheuse nouvelle du combat de Ghiari^ que le maréchal de Villeroy, malgré le sentiment de M. de Gatinat, avoit fait attaquer par les brigades de Normandie et d'Auvergne^. On avoit persuadé à ce premier général que l'armée ennemie, ne voulant point hasarder une bataille contre la nôtre, qui étoit de beaucoup supérieure, se retiroit du côté de Brescia. Sans s'informer si cette nouvelle étoit vraie ou non, il ordonna l'attaque. Nous y fûmes repoussés, après que ces deux brigades eurent perdu bien du monde, et surtout beaucoup d'officiers^. On compara cette imprudence à celle de Walcourt*. Dans

1. C'est le l^"" septembre 1701 que Villeroy et le duc de Savoie attaquèrent le prince Eugène retranché dans ce gros bourg du pays de Brescia et furent repoussés. [Dangeau, t. VIII, p. 189-190; Sourc/ies, t. VII, p. 115-117; Histoire militaire de Quincy, t. III, p. 474-479; Mercure de septembre, p. 322-367 ; Mémoires militaires, par le général Pelet, t. I, p. 310-323; Mémoires de Saint-Simon, éd. Boislisle, t. IX, p. 81-83; etc.)

2. Le régiment de Normandie, le cinquième des six vieux corps, avait été formé en 1616; celui d'Auvergne, créé en 1597, était un des six petits vieux, il ne reçût le nom d'Auvergne qu'en 1635.

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