CHAPITRE VIII SSJ
restime; il eut la bonté de me dire qu*il allait me proposer pour la croix d'officier de la Légion d'honneur, ne pouvant pas, me dit-il, me proposer pour le grade de chet d'escadrons, vu que je n'avais pas les quatre années de grade exigées par la loi. Je remerciai M. le général de Guéhéneuc de ses bonnes intentions à mon égard, et lui dis que je ne changerais pas ma croix de légionnaire do l'Empereur pour celle de commandeur de Louis-Philippe. Il n'en fut plus question. Cette croix d'oflicier fut donnée à un de nos intrigants de la brigade, qui s'en pavane aujourd'hui. Mon refus catégorique de, la fameuse croix d'officier ne surprit ni ne fâcha le général da Guébéneuc, car alors il n'avait, ainsi que moi, rien obtenu des Bourbons de la branche ainée ni de la branche cadette; il était encore vierge des faveurs royales.