‹ Mémoires du commandant Persat, 1806 à 1844Chapitre 123 sur 165 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

(Septembre 1833-juin 1837)

Départ pour Boufrlo* — Le colonel DuTivier. — Le chouan Curel.-^Le général Voirol. — Ma misé en réforme. — Mon entrée au National, — Mes fiinb Auguste Qrenouillet, Brajoux, Delafolie, etc. --' Duel et mort de Carrel. — Emile de Girardin. — Ma condamnation et ma captivité. — Le brave et lovai Thomas. -^- Le prince Louis-Napoléon, etc. — « Départ de Paris pour rAuvergne et Marseille, etc.

Il est de toute natoriété que, sans ce fantôme politique de La Fayette, les vainqueurs des trois grandes journées de Juillet n'auraient certainement pas accepté un Bourbon pour remplacer celui qu'ils venaient de congédier si brusquement. C'est au nom de Napoléon II et de la République en seconde ligne que les patriotes combattirent en 1830 et c'est avec ces noms magiques écrits sur leurs milliers de bannières qu'ils renversèrent les bataillons de Charles X et son trône, mais le héros des Etats-Unis, dans son instinct do conservation personnelle, craignait le fils du grand honuno qu'il avait trahi (1) en 1815; aussi se laissa-t-il

(1 ) L*a Fayette fut le plus acharné des représentants de la Chambre de 1815

Eour déclarer la déchéance de TEmpcreur. l\ eut Taùdace de répondre à ucion Bonaparte ces paroles burlesques t « Avez-vous oublié ce que nous lYons fait pour TEmpereurt Aves-vous oublié Cfue nous Pavons suivi dans les inbles de l'Afrique, dans les déserts de la Russie, et que les ossements de nos rnfants ci do nos frères attestent partout notre fidélité? Nous avons assez ait pour lui; maintenant, notre devoir est do sauver la patrie. » Vieux radocur, vous avez sauvé la patrie comme vous la sauvâtes en 1792 en désertant 'otro armée pour vous rendre aux Autrichiens qui vous avaient plongé dans es fers où vous auriez pourri sans Bonaparte; malheureux vieillard, avez- 'DUS encore sauvé la France en 1830t

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