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en dépit de MM. Bernard/ Bartbe et O', et, par son verdict négatif, il leur prouva que le prince et ses amis n'étaient point coupables, de même que le jury parisien de 1838 a prouvé que MM. d'Orléans et de Nemours n'étaient pas lieutenants généraux, etc.
Le verdict du jury de Colmar fut pour les gens du Roi 4in cruel désappointement, car le prince avait des amis autre part qu'à Strasbourg. Cependant le gouvernement, pour diminuer ou dissimuler toute l'importance de cette prise d'armes, prit le sage parti de s'en tenir au jugement des jurés alsaciens, en sorte que nous en fûmes quittes pour la peur seulement.
Pendant ma captivité, j'avais reçu bon nombre de visites de mes amis politiques; à ma sortie, je m'empressai d'aller, les en remercier. J'allai ensuite saluer avec respect les restes de mon digne ami Armand Carrel, puis je pris la route de mon village, où j'arrivai le 15 janvier 1837.
Les hommes politiques comme moi, secondaires en capacités scientifiques, ont besoin de s'attacher à des hommes d'un génie supérieur et d'un grand caractère. C'est ainsi que je m'étais voué corps et âme à l'Empereur, et ensuite A Armand Carrel. La malheureuse échaulTourée de Strasbourg, dans laquelle le prince Louis-Napoléon s'était laissé si maladroitement diriger (1), ne m'avait pas du tout découragé; mon imagination ardente était toujours pleine des glorieux souvenirs de l'Empire, et, je. le dis encore aujourd'hui, un nom comme celui-là ne périra pas, car le sang qui circule dans les veines du jeune Louis- Napoléon est français, et il n'oubliera pas ce 'que son illustre mère (2) lui a dit dans ses derniew momerts; le prince se rappel-
(1) Si lo prince eût suivi mes conseils dtattendre le mois de mars 1837, en outre de monter à cheval avec son état-major À la tête de ses braves artiUeurs, et suivi de deux batteries d*artillerie» d'entrer dans les casernes le sabre à la main et mèches allumées, etc., qui peut dire ce qui en serait résulté? Un autre conseil que j*avais donné, c'était d'arrêter et emprisonner immédiatement toutes les autorités militaires ou riviles, ou de les sabrer en cas de résistance.
(2) La reintf Horterïse. (0. S.)
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