INTRODUCTION XI
que je publie aujourd'hui. Maurice Peraat semble avoir été avant tout, malgré ses défauts de caractère, fort aggravés par ses infortunes, un admirable soldat, type si fréquent à cette époque des parfaits cavaliers do Napoléon. Plus tard, précipité par son ardent et exclusif amour pour l'Empereur, dans toutes les tristesses, toutes les humiliations de Pexistence des malheureux ofliciers en demisolde, des pauvres brigands de la Loire, forcé, par suite de ses démêlés avec la police des Bourbons, de s'expatrier à mainte reprise, presque complètement dénué de ressources, il mena la vie la plus désolée; son caractère s'aigrit à tel point qu'il vit le mal un peu partout. Jo me suis vu contraint dans les derniers chapitres de sos Mémoires do supprimer bien des épithètes injurieuses autant qu'injustes à l'adresse des gens en place. Ses jugements ultrasévères n'épargnaient personne, surtout parmi les plus puissants. J'ai supprimé également un certain nombre de diatribes d'ordre politique, généralement à l'adresse des « doctrinaires », bêtes noires de notre héros, diatribes d'un intérêt tout à fait secondaire.
Maurice Persat est, on le verra, un original et brillant spécimen de l'oflicier impérial, d'une fabuleuse bravoure, adorateur passionné à la fois de l'Empereur et do la liberté, que sa haine farouche des hommes de 1815 force à quitter ■la France et à tenter une foule d'aventures presque toujours inspirées par le désir enragé de soutenir les peuples contre les tyrans. Après cette terrible année 1815, qui avait ranimé tant d'espérances suivies do tant do désespoirs, des centaines, presque des milliers par/ni les plus fanatiques ofliciers de Napoléon, incapables d'assister à la ruine de toutce qu'ils chérissaient, au triomphe do tout ce qu'ils avaient été accoutumés de détester, se répandirent ainsi à travers l'ancien et le nouveau continent et subirent
courageusement les plus héroïques comme les plus étranges et les plus douloureuses aventures. On les vit en Italie combattre l'Autriche exécrée dans les rangs des premiers libéraux italiens; on les vit en Espagne s'unir aux Constitutionnels contre l'armée de la Foi de Ferdinand VII> porter même les armes, malheureux égarés qu'ils étaient devenus, contre les bataillons du duc d'Angoulême; on les vit courir jusque dans l'Amérique du Sud pour soutenir les sauvages soldats de Bolivar contre les armées espagnoles; on les vit au Brésil, au Texas, au Champ-d'Asile et dans toutes les grandes cités des Etats-Unis; on les vit se joindre aux premiers insurgés gl*ecs contre lés troupes du Sultan; on les vit en Egypte auprès de Méhémet-Ali, en Perse, aux Indes, en mille autres lieux.
Plus qu'aucun, Maurice Persat fut de ceux-là durant vingt ans et plus, partout et toujours. Après avoir, en qualité d'abord de vélite, puis d'officier de cavalerie, glorieusement servi à partir de 1806 en Allemagne, puis en Espagne, puis en Russie, puis dans la campagne de France, si glorieusement même que, comme nous venons de le voir, il fut décoré de la propre main de l'Empereur, se sentant incapable de mener en France la lamentable vie de l'officier en demi-solde, attiré aussi comme tant d'autres auprès de l'ex-roi Joseph en Amérique par le chimérique et vague espoir de quelque tentative du côté de Sainte-Hélène, il part en 1817 pour les Etats-Unis. Là commence sa longue vie d'aventures quasi-fabuleuses. Associé aux flibustiers français, il combat vaillamment les troupes .américaines. Il va rejoindre ensuite Bolivar ci lutte sous ses ordres contre les troupes espagnoles. Dégoûté des libéraux sud-américains, il rentre en France en 1819. Dès l'année suivante, il se compromet gravement dans les troubles du mois de juin à Paris. Il y figure à
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côté d6 nombreux autres oflioieni en demi-solde dans les rassemblements devant la Chambre des députés, où périt le jeune Lallemand. Forcé de s'expatrier en hftte, il va s'enrôler à Naples dans les rangs de l'armée constitutionnelle du général Pépé et combat aux côtés de celui-ci les troupes autrichiennes dans la courte et malheureuse campagne du commencement de l'an 1821. Fait prisonnier par les impériaux, il tue les deux hussards qui le gardent et réussit à s'évader. Il rentre en France au mois de mai alors que Naples est tombée au pouvoir des impériaux. Mais, sous le coup d'un arrêté d'expulsion « pour avoir pris sans autorisation du service à l'étranger », — car il semble qu'on n'ait pas voulu entamer à nouveau contre Lui des poursuites au sujet des émeutes de 1820, — il repart presque aussitôt pour la Grèce avec de nombreux autres philhellènes. Il fait campagne en Morée sous les ordres de Démétrius YpsilaAti contre les troupes turques lors des premiers soulèvements. Après la prise de Tripolitza par les Grecs et le massacre do ses habitants, dégoûté des bandes pallikares et de leurs excès, il regagne la France une fois encore au printemps de 1822, ramenant une jeune Turque, fille d'un bey moréote, arrachée par lui à ses bourreaux et qui va jouer un grand rôle dans sa vie. Il la confie aux soins de la baronne de Damas à Marseille. Poursuivi par l'implacable police de la Restauration, forcé à nouveau de s'expatrier, malgré les suppliques qu'il adresse au ministre de la guerre pour réclamer sa réinté* gration dans l'armée, il gagne l'Angleterre puis le Portugal, d'où il passe en Espagne. C'est le moment le plus doiilourcrux et le plus sombre de sa vie. Dans sa ferveur libérale, il ne craint pas de s'enrôler dans une des légions françaises des anciens soldats de l'Empire organisées pour soutenir les Constitutionnels espagnols contre
ziv MÉMOIRES DU COMMANDANT PERSAT
rinvasion de l'armée du duc d'AngouIême. Il fait, dans cette légion, connaissance d'Armand Carrd, q.ui va devenir son nouveau Dieu après l'Empereur mort. Au combat de Mataro tous deux manquent d'être pris par les troupes du général Curial. Echappé comme par miracle à tant de périls, après avoir séjourné à Gibraltar, à Londres, à Guernesey, il s'embarque pour Saint-Domingue à l'automne de l'an 1824 et arrive à New- York au printemps de 1825. Il gagne à pied la Louisiane. Sur sa route il rencontre les premiers Mormons. Il s'enrôle dans une expédition de commerce et de flibusterie qu'il accompagne jusqu'au Texas à travers les aventures les plus extraordinaires et les. plus malheureuses, victime des Mexicains et des tribus indiennes indépendantes. Toujours pauvre comme Job, il rentre en France en 1827. Malgré tout son passé, les autorités militaires, qui semblent avoir conservé pour ce condottiere moderne au cœur aussi imprudent que généreux un très grand fond d'indulgence, l'autorisent à se joindre, en qualité de volontaire, à l'expédition française de Morée. Après quelques mois d'un pénible séjour, il débarque à Toulon. Grâce à la protection de quelques anciens soldats de l'Empire, il est, en 1830, enfin réintégré dans l'armée et admis à faire partie de l'expédition d'Afrique en qualité de volontaire. Il assiste à la prise d'Alger et se bat comme toujours avec le plus grand courage. Nommé adjudant de place à Bônë au moment même de la chute des Bourbons, il se dégoûte de cette sinécure et rentre en France. Il est nommé lieutenant au 17« chasseurs à cheval, puis capitaine au 14« de la même arme. Entre temps il a épousé à Bordeaux, le 12 février 1831, sa jeune protégée Turque qu'il continue à adorer. Son mariage est célébré par l'archevêque même de Bordeaux, le vénérable Mgr de Cheverus.
IlfTRODUCTIOIf XV
Presque aussitAt après, désireux de revendiquer les terres patrimoniales de sa femme en Grèce, il 8*embaTque avec elle et se fait mettre à la disposition du général Schneider, commandant la brigade d'occupation de Morée. Il assiste presque à l'assassinat de Capodistrias. En mai 1832 il est nommé commandant de place à Modon, mais il a le malheur de perdre successivement sa jeune femme et les deux enfants qu'elle lui a donnés. Aigri par tant d'infortunes, il éprouve, dans ces nouvelles fonctions, mille difficultés que lui vaut son caractère loyal mais atrabilaire. Profondément déçu, il rentre on Franco en septembre 1833. Après un courtséjour lamentable à Bougie en qualité, d'adjudant de place, il est admis, bien contre son gré, au traitement de réforme le 16 mai 1834. C'est alors qu'il retrouve à Paris Armand Carrel, pour le beau caractère duquel il se prend pins que jamais d'une intense et admirative amitié. Possédé d'une haine extraordinaire contre tous les gouvernants d'alors qu'il appelle « les doctrinaires » avec une vraie furie, il accepte le poste périlleux de gérant du National. Il assiste, la mort dans l'âme, au duel fameux qui coûta la vie à son ami et nous en fait le récit le plus dramatique. Il éprouve de ce fait la plus profonde douleur, la plus violente indignation contre Emile de Girardin. Il fait trois mois de prison pour délit de presse. Il s'abouche avec les premiers partisans du prince Louis-Napoléon, le futur Napoléon III. Complètement découragé, il repart pour la Grèce en juin 1837, décidé à finir ses jours dans quelque bourgade du Péloponnèse. Mais il va là-bas de déception en déception et secoue bientôt la poussière de ses pieds sur les Grecs dégénérées et sur les Bavarois, leurs incommodes alliés. Il fait la rencontre à Corfou du non moins aventureux prince Pierre . Bonaparte. Il traverse Ancône occupée par les Français
ivi MÉMOIRES DU COMMANDANT PER8AT '
et, parcourant toute la péninsule asservie aux Autrichiens, il regagne la France dès le mois de novembre de cette même année. Il se retire alors dans son village d*Ennezat « où sa famille Taccueille pour la quinzième fois ». C'est sur cette phrase que finit le journal de Maurice Persat. C'est après ce quinzième retour dans la maison paternelle que le vieux soldat, pour se reposer après tant de courses, tant d'aventures à travers les deux mondes, parait avoir commencé à mettre au net ses notes prises au cours de tant d'expéditions. C'est surtout vers 1838 et 1839, on le verra au cours de son récit (1), qu'il semble avoir rédigé les Mémoires que Je publie aujourd'hui et dans lesquels il raconte en son style imagé, rude et militaire, la longue série des voyages et des combats dont je viens de donner d'après lui la brève énumération.
Les Mémoires de Maurice Pérsat s'arrêtent donc à cette date du mois de novembre de l'an 1837. Mais notre héros vécut longtemps encore et nous possédons sur la fin de sa vie, à partir de ce moment, divers renseignements fournis par ses états de service aux Archives de la guerre (2). Nous y voyons que, dès le début de 1839, probablement vite dégoûté de l'inaction de sa vie campagnarde, il réussit à rentrer en activité et à se faire désigner à un emploi de son grade au 11* dragons. Dès le mois de juillet de la même année, il est nommé adjudant de place àOran (3). C'est dans ce poste qu'il a été vu en cet an 1839 par le général du Barail tout jeune encore. Il était alors infiniment aigri, devenu presque invivable, puisqu'on fut obligé de l'envoyer à l'Ile de Rachgoun. En 1841, le 2 juin, il est
L (1) Voy. entre autres p. li, 83, 143, 220 et 238, note 2.
(2) Voy. Documenta 9upplémentaire$, n« v.
r (3) Voy. p. 360, deux documents officiels qui prouvent au'encore, à cette date avancée de sa vie, Maurice Persat n'avait rien perdu de la vivacité de ses opinions libérales.
INTRODUCTION iril
nommé dans la même qualité à Bayonne, mais il se fait mettre en congé jusqu'au 11 mars 1843. Il est nommé alors adjudant de place de nouveau en Algérie, à Mazagran, où le général du Barail dit l'avoir vu pour la dernière fois. Mais, dès le mois de novembre de cette même année, il est renvoyé en France et nommé commandant du fort Brescou sur la côte du département de l'Hérault^ poste qu'il quitte le 16 février 1844 pour celui de Belle-Isle-en- Mer. C'est dans cotte résidence qu'il semble, par la date de cette même année, inscrite sur la couverture du volume manuscrit de ses Mémoires, avoir terminé définitivement leur rédaction. Il prit probablement, à la suite de ces derniers postes, ce titre de commandant qu'il avait déjà porté à Modon et qui figure sur l'intitulé de son manuscrit.
Les états de service de Maurice Persat nous disent encore que, le 22 mars 1846, il fut mis une seconde fois en nonactivité pour infirmités temporaires, mais que, le 23 avril 1848, alors figé déjà de soixante ans, il réussit encore à se faire nommer adjudant de place à Strasbourg. Il ne resta qu'un an dans ce poste. Au commencement de 1849 il fut admis d'office à faire valoir ses droits à la retraite et cessa définitivement tout service le 11 avril de cette année. Retraité avec une pension annuelle de 1 920 francs, il vécut près de dix ans encore, probablement dans son village natal d'Ennezat, où il s'était retiré en 1849 (1). Il mourut le 16 octobre 1858, âgé de soixante-dix ans et quelques mois.
Maurice Persat était un Auvergnat pur sang. Il avait vu le jour dans la petite ville d'Ennezat, de l'arrondissement
(1) Ministdre de la guerre.
Note pour la direction de la comptabilité générale (Bureau des pensions et secoursy.
c On a rhonneurdMnformer le bureau des pensions et secours que» par lettre de ce jour, le Ministre a autorisé M. Persat (Maurice), capitaine adjudant de place a Strasbourg, admis à faire valoir ses droits à la retraite et en ce moment
XViii MÉMOIRES DD COMMANDANT PER8AT
do Riom, dans le Puy-de-Dôme. Il y était né le 30 avril 1788, ainsi qu'en témoigne l'extrait suivant des registres de cette commune (î). Cette ville d'Ennezat s'élève au centre d'une vaste plaine marécageuse.
J'ai trouvé dans la très curieuse plaquette dont je vais parler bientôt et que M. Marc de Vissac, président de la société de Vaucluse, a consacrée récemment à un des /réres de Maurice Persat, Victor Persat, quelques renseignements précieux sur la famille de notre héros. Je les lui emprunte presque textuellement :
« Le père Persat, dit M. de Vissac, Antoine de son nom, originaire dos environs de^ Lezoux, entreprenant, actif, fiévreux même, avait mené une jeunesse aventureuse et nomade. Ouvrier habile en ferronnerie et en mécanique, il avait poussé son tour de France jusqu'en Amérique. Après avoir parcouru les Antilles, il s^était fixé successi-
& Bourges (Cher), en attendant la liquidation de sa pension, à fixer sa résidenca à Enneiat (Puy-de-Dôme) et à y toucher le traitement auquel il a droit..
Paris, le 12 avril 1849.
Le chef de bureau.
Signé : Dxbau.
Vu, Le général directeur,
Signé : BiBTftAKD.
(Arehiçeê administratives de la guerre,)
(1) Extrait des registres de la commune d'Enneiat (Puy-de-Dôme).
Naissances, Maurice Persat, né à six heures du matin, flis légitime d'Antoine, bourg^eois,. et de Jeanne Kausac, a été baptisé le trente avril mil sept cent quatre-vingthuit; le parrain a été Maurice Branche, la marraine Jeanne Persat soussignésau registre, a signé Lafarge.
Pour copie conforme.
L'adjoint de la Mairie, . Signé : Charles Latoub, adj..
Vu par nous, président du tribunal civil séant à Riom, pour la légalisation prescrite par l'article 45 du Code civil.
Riom, le 12 octobre 1827.
Signé s Basye. {Archives de la Légion d^ honneur,)
INTRODUCTlOn XIX
vement à Port-au-Prince et au Cap-Français, principaux centres de la florissante lie haïtienne, où les dissensions de castes et de couleurs n'avaient pas introduit encore des germes de décadence. Ses entreprises prospérèrent si bien que dix ans lui suffirent à amasser une fortune relative.
« Il épousa, en 1776, une jeune Bordelaise, Marie- Jeanne Kaûsat (1), nature excellente, mais névrosée, impressionnable, exaltée. Il dit adieu à l'Amérique, après y avoir acclamé le général marquis de La Fayette, dont le nom commençait à voler de bouche en bouche dans le Nouveau-Monde, et, de retour au pays natal, il acheta dans le Marais d'Ennezat une propriété assez importante où il s'établit à la fin de 1785.
« Riche et par suite considéré, grandi par ses prétendues relations avec le héros de V Indépendance que Riom venait de députer à l' Assemblée nationale, remuant et agissant à une époque particulièrement agitée, Antoine Persat ne tarda pas à être en relief au sein de la bourgeoisie paysanne de la contrée. On le trouve, en Tan IV, agent municipal des communes réunies d'Entraigues et d'Ennezat, et, dès l'an VI, président de l'administration cantonale.
« En signe de concession aux principes d'Egalité et de Fraternité proclamés par la Déclaration des Droits de l'Homme, le nouvel évangile politique do la nation, un de ses fils au moins fut tenu sur les fonts baptismaux par un de ses domestiques. Ses enfants grandirent sous la double influence atavique que les chefs de famille exercent sur leurs descendants. Leurs premières années fqrent bercées des légendes américaines, des variantes de l'opinion qui tantôt déifiait le général au cheval blanc comme le
(1) L?8 registres de l*état civil portent IndilTéreminent i KaUsat, Kattfsat, Gaussât, Kauzac, Kaussac, Caussac. M. Mège (voy. plus loin) a adopté le nom delCahuiac, peut-être plus normal, mais moins authentique {notû «{« M.dêVistac).
sauveur de la patrie, tantôt suspectait ses tendances^ tantôt enfin le taxait de trahison envers la cause populaire. »
Antoine Persat eut de sa femme dix enfants, quatre filles et six fils, dont M. de Vissac donne les noms (1). Des quatre filles deux probablement, une au moins, moururent en bas fige; deux se marièrent dans le pays. Il est souvent question de celles-ci et de leurs maris dans les Mémoires do Maurice Persat. Des six fils, un mourut jeune; les cinq autres furent soldats de Napoléon. De deux de ceux-ci nous ne savons rien ou presque, sauf qu'un d'eux nommé Pierre disparut à Essling, tué dans le tourbillon d'une charge (2) et que l'autre, après avoir été garde d'honneiur de l'Empereur, se retira dans son pays natal (3). Un troisième fut Maurice, le héros de ce livre. Un quatrième fut comme son aîné soldat de Bolivar et l'accompagna ensuite an Texas (4) en 1825. Un cinquième enfin, Victor, a fait à un moment quelque peu parler de lui. Chose curieuse, ce dernier, bien que très peu intéressant, a été jusqu'ici plus connu que son frère Maurice, parce qu'étant devenu à un moment donné tout à fait fou, il voulut se faire passer pour Louis XVII.
Victor Persat fut, en effet, un des nombreux' faux dauphins qui, sous la R^stauratioii, tentèrent, avec plus ou moins de succès, d'attirer sur eux l'attention publique.
. (1) !• Jeanne-Marie, née à... le 17 octobre 1778, mariée à Enneiat, le 23 nivAse an VI, à Antoine-Jacques Bordes, de Riom; 2» Marie-Anne, née A— le 8 mars 1780, mariée à Ënnezat, le 20 frimaire an VII, à J.«B.-Charle8 L*atour, do Vichy; ^ Jeanne- Victoire (T); 4<» Charles» né à Ennezat, le 8 novembre 1785, mort le 14 octobre 1787: 5<» Jeanne, née à Ennezat, le !•' décembre 1786, morte le 22 mai 1789; 6» Maurice, né à Ennezat, le 30 avril 1788; 7* Pierre, né à Enndzat, le 8 novembre 1789; 8"» Victor, né à Ennezat. le 10 novembre 1790; 9^ Michel, né à Ennezat, le 26 prairial an II; 10° un autre Pierre f, né à Ennezat, le 13 messidor an IV.
(2) Voy. M. de Vissac, o/>. et^., p. 16.
(3) Voy. p. 118, 152, 200, 202.
- CO Voy. p. 117, 181,184.188.