‹ Meḿoires du comte Alexandre de Tilly, pour servir a ̀l'histoire des Moeurs de la fin du 18e siec̀leChapitre 3 sur 95 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Un très-grasud pei^oniiage * avec qui M. le duc d'Orléap^ était encore fort lié^ m'dKrait» parfaitei^ent traité , à ï»on prenoier voyage etiAngleCerlcft> ^tméme encore au: début de ^ui-^oi;; il changea vis^lement tout à Goup.Pitt, qui alors: l'àppoeichait beaucoup^ me dit que c'était la suite d'iii<siouatioil4 défatoraUes»; jetées par le. priuqe français. Je prb sut* r le *< champ mon partie ^ et ^'abordant lé soir, à un ràut chez lord Luc**vije liû.di$ : « Mooôei^eur^ ce pays tt'e&t pas heuh » reux pour moi dans me» rapports: avec. vo.us s » J9dis.voi4 m'y ave» vexé dans une querellé, ;de )» palefrenier ; ciette fois > vous voulez vm ddiJn^r HidjBs, dégoûts auprès d'un prince.,, je m'en Cour p sole )ïnai^; vous conjure de me tenir pour morj; ;» ^u|r,emeùt,.je yomdônne rai. lit peine de.me:tueir>ï>^ M-^de Luxeiâli>ourg qui avaiii tQu£ fisut potir me détourner de cette levée de bouclier, et qui «mie témoignait amitié et véritable intérêt, me remit la tête, et mr'enunena« Quék]ues mois se pasr sèrent; ses yeut que je né (îrhèVèhais pas fuyaîéiit les ipiens. A pç^^près vers.Je.teinpsou BoinyjillfÇ vint lui signifier les ordçes de M. 'd^; la Ffeyefcte, ^ont il ne tînt çon^pt^^ j^étais au pi|;,,^e l^Opéra.-: M* le duc d'Orléans y vint. U était trop près de mbi pour que je ne m'inclinasse pas. Avec un

^ Le prince de Galles | aujourd'hui George IV.

8 MÉMOIRES DE TILLT.

rire sardonique, il m'attaqua brusquement : «r M. d'Aiguillon donne pourtant de bons •coup^ dépêel * » Cette fois je ripostai vite : « et vous , t» monseigneur, en donnez-vous ? » It se déconcerta et pâlit : car sa honte pâlissait cônuhe la pudeur <l'iin autre rougît. IL se mit à parler avec quel- <|u'un... Pour moi, il ne m'a plus parlé depuis : il est vrai qu'à mon TiMtpiir à Paris , il voulut me flaire assassiner, ce qui iie m'empêcha pas de lui rendre , jusqu'à la fin , toute la justice qu'il méritait. On a dit et on dira que M. le duc d'Orléans était; un monstre. Certes, cela pçut se soutenir, établi ccmime une proposition générale , mais si on le }uge $ur des £siits isolés et sur des détails de sa vie , c'est une expression susceptible d'être •^modifiée. D'un caractère ductile, il était apte à tous les forfaits, comme il était propre à quelques vertus **. r

* Le propos de ce prince était une allusion à une dispute vive (fue )*avais eue à Yersailles , chez M. de SiUery, avec le duc d*Aiguillon, qui parla de la Reine avec la plus virulente i^décence. Je n*étais pas payé pour là. défendre, mais il. est des devoirs qui ne sont jamais si précieux à remplir que lorsqu\>n- en semble dispens^. J*y mis tout le feu de mon -âge et toute la vivacité du^le. Sillery ému conjura que cela n*allât pas plus loin. Feu de temps apirèl», M. le duc d* Orléans me dit : «c Je sais de >» vos Bouvtelles ; poii^quoi faites«vocis donc le Don Quichotte ? V -^ Je né puis pas empêcher M. d* Aiguillon , répondis-je, d^étre » un malhonnête homme; mais je ne veux pas que ^^% confî"- » dences me mettent de moitié dans ^e,% sentimens. i»(N.eie Vj4ul)

** Voyez à la fin du volume le morceau historique sur ce qu*oa «ppelle la conspiration- d* Orléans , par M. Gai'at.

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