‹ Meḿoires du comte Alexandre de Tilly, pour servir a ̀l'histoire des Moeurs de la fin du 18e siec̀leChapitre 47 sur 95 · III · texte numérisé non relu

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elle ; si j'y songeais , c'était avec indigns^tion , et quelque chose de mieux que la haine. Lecteur! voilà sept mois de passés , en voilà trois qui constatent ma victoire ;•••. vous me croyez sauvé;.... je le crois aussi.... Il était huit heures du soir, on était en automne : la ville où je vivais était grande ^ un peu déserte alors. Au coin d'une rue spacieuse j'aperçois deux femmes , l'une vêtue de blanc avec un schall de casioiir écariate : mon attention est fixée , je crois retrouver dans l'atmo-* sphère les odeurs qu'elle portait; elle dit à sa compagne, <c Ah! c'est un tel!» (mon nom). Je passe fièrement. Sa voix, que je n'avais pas entendue depuis si long-temps, m'enfonçait déjà un stylet dans le cœur. A quatre pas, je me retourne.... Dieux tout-puissans! que devins -je? Non seuleoiient elle s'était retournée , mais fixée à sa place , elle me regardait Elle se mit à fuir ; pour moi, je m'appuyai sur une borne, pour ne pas tomber sur les pierres, aussi froid qu'elles.... Je me traînai chez moi avec un mortel effort ; j'y trouvai toutes mes blessures rouvertes ! ! ! Il me Ê^Uut écrire, récrire, encore récrire, lire, relire et sans cesse relire la liste fatale, avant de regagner ce que j'avais perdu : je n'ai retrouvé complètement la paix qu'après aVbir abandonné les lieux où vivait cette ennemie de

mon repos ; et m'étre assuré qu'il n'y, avait plus

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