FRANCFORT LA HEINE DU MEIN, ETC
Milanaise, nommée Lamh..., aux attraits de laquelle Léopold même n'a point été, n'est point insensible; et accoutumée aux faveurs des princes, elle a, dit-on, accordé les siennes aux talents moins brillants, mais plus solides de cet heureux particulier. Malgré le grand nombre de femmes qui habitaient Francfort, il faut avouer que peu offraient l'image d'une beauté par faite, ou même d'une tournure bien remarquable. Je ne parlerai pas de ce qui tient à la cour. Mme de Harrack est très bien faite et a un beau niainlien, mais peu de figure. A mon gré, la plus jolie était la comtesse Tôrring-Seefeld. Les grâces et l'aménité brillent sur sa figure, dans ses yeux charmants; une belle gorge, de belles mains, un caractère doux, tout cela est bien séduisant. Je ne dois point oublier la princesse de La Tour, brillante de sa fraîcheur, de sa taille et de ses dix-huit ans. C'est la figure Hébé, babilléeà la française. Un certain air indolent, joint à la vivacité de ses regards, forme un contraste tout à fait piquant, qui se trouve tout entier dans les nuances de son esprit, de son caractère et de sa conversation. Les deux jeunes princesses de Mecklem bourg, ses sœurs, sont deux bien jolis enfants ! Mmes de Metternich, Colloredo, Haimb, sont toutes les trois dignes d'être distinguées. La première par sa stature superbe, la seconde par son grand éclat, la troisième par sa jolie tournure et les grâces qui l'environnent sans cesse Et puis, viennent ensuite une jolie princesse de Nassau, qui a beaucoup de physionomie, et une dame Fuggen, qui a 16 ans et l'air d'une jeune innocente de village qui a épousé un beau monsieur de la ville; une dame de Lansberg, dont l'air est extrêmement intéressant; une dame Hertling, sœur de la belle comtesse Seefeld, et Mmes Fechenbach et de Schlick, de Mayence. Je ne dois point oublier Mme de Diède, qui a toute la beauté dont l'été de l'âge peut s'environner sur son déclin, et qui possède, à un haut degré, les grâces du maintien, la tournure du bon ton, et le goût qu'accompagne un esprit cultivé. Je me tais sur les hommes. C'est assez parler de Francfort et d'inutilités. Adieu. Nous allons revenir à nos affaires et à notre politique.