LsrriiE dv duc de guise
assujétissant dm royaumes , ec maintenant, par ma seule résolution 9 des p<mples dans la fidélité, sans argent et sans pain, comme la guerre sans poudre et sans soldats, exposant ma personne dans les périls 'continuels où je me trouve tous les fonrs, et de trahison , et de poison ; et ne prétendant pour récompense de mes services , que de pouvoir , après tant de travaux 9 passer heureusement le reste de mes jours avec mademoiselle de Pons (i);elle la conseillerait, pour me témoigner avoir quelque satisfaction des soins que je prends ici de lui rendre des services si périlleux (étant trahi et abandonné de tout le monde) , que je puis dire être le seul qui eût osé penser d'entreprendre rien de pareil.
J'avoue, Madame, que j'ai appris avec un désespoir extrême la rigueur dont Votre Majesté a usé envers elle (2). Je la supplie très-humblement de votdoir, en considération de ce que j'ai fait et de ce qne je prétends faire pour le service de la couronne , m'accorder pour récompense qu'elle soit traitée et considérée d'une autre façon, ce que j'espère de sa bonté, si elle veut conserver le repos et la vie de la personne du monde qui est plus véritablement et avec plus de respect ,
Madame, etc.
Le duc DE GaisB.
Naples, 27 février 1648*
(t) De la maison d'Albret, fille de Henri de Miossani et d^Aone de Pardailhan* C'était la tiiième de ne\if eofans, peu ridie, mais belle el d'un oaraotère paMioni. Voyes le duo de Gime à Naples , chap. 4*
(7) Gabrielle de Pons ëtait attachëe au serrice de la Reine, qui la tu cntk'cr au couvent des Filles de Sainte-Marie , à cause d'une im-