LE DUC DE CAXDALB
gens chez lui, qu'on y trouvait toujours grosse compagnie. Sa femme était pleine de mérite et, bien qu'elle eût une cabale différente de celle <le Mmes de Dienneil) et do Montgon (2), on pouvait dire néanmoins que ces trois dames faisaient honneur à la province. Mais, cf)mme je n'ai jamais eu de l'attache pour les dames que quand je n'ai rien eu à faire à la guerre, je les laissai bient<^t pour songer à mon voyage d'Espagne.
J'écrivis pour cela au duc de Brissac, (|ui parla à la Reine pour moi. Sa Majesté eut la bonté de m envoyer des lettres très obligeantes pour le Roy son frère, avec lesquelles je me mis en chemin pour venir à Perpignan, où y ne trouvai ni l'intendant (3i, ni (^hàtillon (4), liitutentint de Uoy du paya. Ils étaient à Figuières, assemblés avec les Espagnols pour régler les limites (5). Ils furent fort surpris de m'y voir deux jours après et firent ce qu'ils purent pour me détourner de mon voyage ; mais j'étais venu trop avant. Ils me lirent promettre de voir notre ambassadeur auparavant <|ue de m'eng^ger ; je leur en donnai ma parole.
(1) Marie d'Alègn-, fi iiune de lMiiii|ipe de r^uiiillac-Monlboissiez, comte de Dienne.
(2) MAre de Jraii-Krunrois (InrdelMenf de liiNiuverger, » oiiile «le Motilf,'«>n, né en Uirc», lieiitenant-iî»''n<'Mal en \~,02.
(."{) Iiistitu«*s |iar Ilirtielieii en lO.'Ui, ponr repr^^scnlei le pouvoir royal, ailniiiiislrer la juslirr, la police et les tinanceH. Siippriin*'S peiulanl la Fronde, ils ;iv,ii<'ril l'i»' r<'t.il»li«i. ru H'ir»V» dans les .If» gt-m'-ralilés de Frann*.
(Il Alexis Henri, nianpiisde Cli.Uillon.
(Ti) Du Honssillon, «pu' le Irait»'* ties l'yn-nées avait donné à la France en lor»9.