JUIN 1742. IM
t par fnyeiir et [var impotieDce, avoieot fait marcher les équipages ■ans les esaortes ; que œ D'étoit point mfme les eaneinis qui avoicnt pillé la plus grande partit des équipages, qu'ils l'avoient été par dos liiisâards ; qup la preuve que Si. de Broglip eomptoit le trésor bien en tOreté, c'est qu'il y avoit laissé sii enssette ou it y avnit -10,000 livres, ' bqitsile 8 fté prise tivet tottt au plus SO.Mto écu9 t^ni étninit dans la le du trésorier. Ils cnnalucut enlin en disniit qu^pptte retraite est la lus belle et la plus glorieuse action que l'on puisse voir, et qu'au juit de tous les militaires ex péri meules elle est plii9 houoriible a'une bataille gagnée. Je n'ajoute rien à cette dernière expression; irnienteudue.
' Les partisans de M. de Belle-lsle conviennent que l'on ne pouvoit
I feire que de concert avec les alliés ; que c'est pour cette raison que M. de Eelle-Isle avoit proposé à M, de Broglie, immédiatement après le combat de Suhay, de se retirer dans son camp de Pisek, jusqu'à ce que lu! M. de Belle-lsle eût été concerter les opérations de la «mpagne avec, les deux rois alliés { ce qu'il n'nvoit pas eu le temps de fclre, ayant appris en cliemin que les troupes marchoient au secours de Frauenberg) ; que ce parti étoît le seul bon, a moins que M. de
IroglienevoulOt marchera Budweis, où la défaite de Sa liay avoit !té la consternation. Ils ajoutent que M. de Broglie auroit pu être ins- 't, par des espi ous, des mouvements des ennemis et par conséquent î point olilij^é à une retraite aussi précipitée ; que d'ailleurs, le le deCmmau était tropavancé et celui df Thein insoutenable, d'auit plus que l'armée du prince Charles étant postée entre le roi de e et Thein, rien ue l'empSchoit de marchera M. d'Aubignéi que tlJlleurs la retraite honorable dont on parle, ressembleroit plutât à irentUT? de la Secchia (1). Je n'entreprendrai point de jn^er sur ces s raisonnements. On a déjà dit. sur l'aventure de b (tenchia, que si I surprise pouvoit être reprochée a IVI, de Rroglie, la fermeté et la ifld'esprit qu'il y avoit marquées lui avaient fait beaucoup d'hnn- ; peut-être cet exemple pourroit-il donner lieu, à cette occasion, tfaire le même raisonnement. (Addition daducdeLuynes).
II arriva samedi deux coorriers, dont l'un est de M. de Belle-lsle etlautreétoil de M, de Champigny: on ne sait
{1)1^ 15 Bcptemlire 173^, Ib maréchal île Rroglie, comma niant l'armée
içaiBeaïeclemarWialiieCoignï,futa1ta4ii«àrimproïiateparliis.Wtricliiens
son camp surla Secchi». M. de Bro°lie, surpris au lit, n'eut que le lempc
! sauver par une fonélre el fn cl)eniise. Quatre jours apïi>s ce|penilanl , les
'întrichiens élaient battus i Guaslatla-
184 MÉSIOÏBES DU DOC DE LUYNKS.
point, quelles sont les dépêches deTun ni de l'autre, b on croit que M. de Oiampiony, qQÎ est fort af fâché à N. Itt maréchal de Broglie, quille Farmée de Bohème et s'en Ta en Bavière y attendre M. le maréchal de Broche et y faire les fonctions de major-grénéral. On croit aussi qu'il vient ici recevoir des instructions pour les opérations de cette armée ; cependant étant arriTé samedi, il n'a v« M. le Cardinal qu'hier a« soir pour la première fois. Le courrier de M. de Belle-lsle est venu vra isemblablem^ recevoir des ordres. On a su par lui que SM. de Soubise et de'Picquignyétoient arrivés à Prague, et que II. de V. étoit à la dernière extrémité.
Iht jeudi £S, Yrriailles. — On ne reçoit point de nouvelles de Bohème de puis quelques jours, au moins loi. particuliers, el l'ou sait que le Roi a écrit seul pendant assez longtemps à Saint-Lég^r.
On sait que le pau^Te Vassé est mort à l*ragiie ; il éloït colonel du riment Dauphin-dragons. Il ne reste pins qu'on frère.
Le Roi renent aujourd'hui. M" d'Antin et M** la du* chesse de Roffec éloi^t du voyage.
Ou samedi 30, Vfrttttlles. — Le contrat de M"* de Rohan, &lle de H~' de Montaoban , a été signé au)ounI'hai ; il y avoit beaucoup de monde à cette signature; c'est H. de Maurepas qui a fait signer. H- de Westerloo n'est point ici; de son cOlé étoientM. le prince dlsenghien et M. le comte de Hérode.
llyadéjA quelques joursque l'on a appris ici raocora* modemeot fait par le roi de Prusse (1) :ila traité eo particulier avec la reine de Bongrie, se séparant de ses alliés. Par ce traité, la reine de Hongrie lui cède la haute etbi basse Sîlêsie , excepté la principauté de Telscheu , et lai cMe aussi le comté de tilatx en Bohème. Ce procédé &
»ét kpn -k Bnfa, jip«H le II JM à
extrêmement singTilier. On prétend que le roi de , Prusse dit pour sa justification, que le Roi n'a jamais voulu ni lui confier le commandement de ses armées, ni lui donner le général qu'il désiroit ; que d'ailleurs il avoit m sans en pouvoir douter que la France traitoit avec la reine de Hongrie sans lui , et qu'il en avoit des preuves par écrit. L'Angleterre et la Russie sontgarantes du traité du roi de Fausse quifut signé le 11. On prétend que c'est ija retraite de M. de Broglie sous PragTie qui a déterminé
prince à signer, et qu'il n'auroit pas pris ce parti si k. de Broglie étoit demeuré à. Pisek ou seulement derrière la Beraun.
de Forcalquier a remercié le Roi ce soir, dans le temps que S. M. se mettoit à table au grand couvert. Le Roi lui a accordé les honneurs du Louvre et le tabouret à W de Forcalquier, C'est ce que l'on appelle un brevet ^'honneur ; il n'y en a actuellement en France que M. le |«ince d'Isenghien. Lorsqu'il fut question de marier
de Forcalquier à M™" la marquise d'Antin, M, le ifflaréchal de Brancas espéra obtenir de la cour d'Esi^agne la permission de se démettre de sa grandesse
faveur de son fils. Cette grâce avoit déjà été refusée à
le maréchal de Villars; mais il avoit obtenu unegranfesse à vie pour M, de Villars, à qui il n'avoit jamais roulu céder son duché. M. le maréchal de Brancas, qui 'est pas trop bien à la cour d'Espagne, n'a pu rien ol> Itenir; il m'a dit que M. le Cardinal lui avoit conseillé de ÏWre toujours le mariage, lui prometlantde nouvelles tentatives et les bontés du Hoi s'il ne réussissoit pas, et que '{^étoit en conséquence que l'on avoit accordé le brevet d'honneur.
. de Mirepoix, qui demande depuis longtemps d'être ■fcit duc et qui a fait merveille au combat de Sahay, n'a Jfu voir cette nouvelle grice sans une peine extrême.