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I M. le mart^chal de Brancas, et M"" de Flamarens. °' de Forcalqiiier prit son tabouret chez le Roi , à l'orlinaire, et ensuite chez la Reine. 11 n'y a rien de partiir à cette présentation; elle devoit se faire immédiaement après la grâce qu'ils ont obtenue. La circonstance îe la mort de M"" la duchesse d'Antin douairière, arrivée âans ce temps-là, donna quelque embarras; M"" de Fori,BBlquier, seconde petite-fille de M"" d'Antin, ne pouvoit ^aroltre devant le Roi qu'avec M'"^ la duchesse d'Antin, te belle-sœur, et en mantes , suivant la règle; d'un autre ■*ôté, elle ne pouvoit être à celte cérémonie sans avoir été présentée; enSn, on demanda au Roi la permission de la présenter en grand deuil sans mantes. Elle devoit l'être ainsi, ily a septou huitjours;M. le maréchal de Brancas se trouva fort mal ici, ce qui a fait différer. Elle fut donc présentée hier en grand deuil. Elle revint chez la Reine Vers la fin du jeu ; elle fut au souper et a été aujourd'hui à la toilette. C'est l'usage que les dames titrées, lorsqu'il y a grand couvert, aillent au souper du Roi le jour de leur présentation ; c'étoit même au souper, du temps de Louis XIV, qu'elles prenoient leur tabouret. Le Roi leur disoit : « Madame, assoyez-vous. » C'est aussil'usage que toutes, titrées et non titrées, aillent à la toilette le lendemain de leur présentahon. On ne peut pas être plus johequel'estM"" de Forcalquier^elle est petite, mais fort bien&ite, un beau teint, un visage rond^ de grands yeus, un très-beau regard, et tous les mouvements de son ?isage l'embelhssent.
M. le marquis de Mirepoix n'est point reparti pour retourner en Bohème; il n'y retournera même point, et fait revenir son équipage ; il doit aller commander en Provence (1)-
(I) Il a toujmirs été (i'usa{;e que ce Tût le premier préaillent cJu parleinent d'Aix qui ent le commandement des troupes en Provence ; c'est HClnellement f M. de La Tour qui y est; il est ausni infenciant de cette [irovince. (A'o'f rfii
On apprit il y a qaelqnes jours que le second ëIb ds M. d'Aj-genson , l'intendant d€ Paris, lequel étoit lieuta« nant dans le régiment du Hoi. a été tué i f*rague, d'a^ coup de ionoerre. Il y a eu treize ou qaatorse soldats ds même régiment tué» de ce coup.
On a appris aujoard'hui la mort de V" la comtean d'EElrées(l); elle élott sœur de H" de Cboiseul ; elle tA morte , sans enfants , de la poitrine.
9f . le eontrdlear général eet toujours à peo près dans b même état; il y a quinze jours ou trois semaines environ que M. le Cardinal, à ce qu'on prétend, avoit pri&ta r«o- Intion de lui proposer de songer uniquement à sa santé et de se débarrasser de toutes Jes affaires; il alla même chez lui dans l'intention de loi en parier. Le contrôleur général en fut averti Ce jour-là, dès le matin , il ouml ffft porte, donna plusieurs audiences; et, faisant un efi'ort, il vint au-devant de H. le Cardinal, ne lui parla que du meilleur état de sa santé et des affaires qu'il avoit expédiées, ce qui tit changer entièrement le projet qui avoit été formé. Il parolt que les vues de M. le Cardinal étoienf de chai^erdu travail de H. le contrôleur générai M. Trudaine, qui a été intendant en Auvergne et qui est actuellement intendant des finances. C'est un homme d'esprit, fort estimé et très-atlacbé aux intérêts du Roi. H. de Tr»daine est fort ami de H. de Chfetillon, et M. de ChàtUloa a assez de crédit auprès de H. le Cardinal ; mais on prétend que le projet avoit été formé par Hendès. Mendès est un Portugais, chargé ici des commissions et emplettes dn roi de Portugal, lequel a trouvé le secret de déterminer le roi de Portugal adonner la préférence à ce paysci pour toutes ses emplettes, qui sont considérables. S'étant apparemment mêlé d'autre chose, il se broaiilA avec H. d'Acunha, am bassadeur de Portugal ; sur cela il prit
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e parti d'allerà Lisbonne rendix; compte de aa conduite; il s'yjustififtpleinemeot.et revint charf,-é des ordres et de la confiance du roi de Portugal, Il est lié intimement arec M. le Cardinal, et a lieaucoHp de crédit sur son esprit. Il s'en iaut beaucoup qu'il soit des amis de M. de Belle-Isle. On prit jeudi dernier le deuil, pour trois semaines, de la I^ne douairière d'Espagne.
. Fortia, conseiller d'État, chef du conseil de feu M. le tue et du conseil commun de la maison de Condé, Agé ie Ëoixante -quatorze ans au moins , mourut il y a trois 9B quatre jours. On croît que la place do chef du conseil de la maison de Condé est donnée à. M. de Saint-CjT(l], '«rdevaut maître des requêtes. Quant à la place de con- Beiller d'État, elle n'est pas encore remplie, M. le président de Nassjgny la demande pour M. de Séchellea, son frère, lequel est intendant du Hainaut et de notre armée de Prague. M. de Lesseville, intendant de Tours, et M. de Blancmesnil la demandentaussi.
Il y a environ huit ou dix jours que M"" de Bouviile mourut à l'aris ; elles étoient quatre sœurs , M"" de Bouïille (2), M""^ de Béthune-Chabry, M"^ Chauvelin et
Iht dimanclie 22, Versailles. — MM, Paris sont venus jà ce matin se plaindre à M. le Cardinal et à M. de Bre- }euil de ce que , sur un ordre de mon dit 8' de Bi'eieuil , 9Q avoit envoyé, il y a peu de temps, des gens masqués avec plusieurs détachements de maréchaussée fouiller dans un village qui leur appartient en Dauphiné , et dans lequel l'alné des Paris (LaMontagne) (3) vient de se retirer,
(1) klh a été donnée à M. (te La MkhaudJère, gendre de M. de tarlia. rote du iltte de Lvynes, rialée du ^s juillet I741t.)
(2) eUe était TCUTedE U. d« BuuYÎlle, qui iVatt été maître des requêtes et ilendaat d'Orléans. (yoUdudm de Lvsnes.)
(3) Période Mm" de ciioiseul. f^ole du duc de Lui/nM,) — Anne-Émilie- 'tastine Parie de La Montagne, nommée Mme de Choreeiil, éloit ïEuvede Maxi-
I Jean de Choismil, fili du marquis de Meuac.