I. Lbtthe ok m. de PnTsixux (l
Les situations d'une armée changeaQt d'u
I l'autre, il ne
i quelquefois de changer de langage; nous étions, par exemple, il y a deux jours aux expédients pour avoirdeiasubsLstanceseulemenl pour une nuit, et aujourd'hui nous commençons à en trouver ; le maréchal de Torriog (2), qui a vu que nous avons su nous eu procurer par nos détaehemeDis , s'est offert, pour éviter le désordre qui commençoit à se répandre dans le pays de son maître et dans ses propres terres, â nous fournir des fourrages jusqu'à Deckendorf. Il auroit pu et dû s'y prendre de meilleure grâce ; au reste ce secours est bien peu de chose, el nous retomberons bientôt dans l'embarras si les magasins que l'on dit qui ont été asaeinblés par nos commissaires sur le Danube ne descendent bientfit avec nos ponts ; car, je ne cesserai de le répéter, sans des subsistinces, des ponts et du concert dans les opérations , point de salut. Dieu veuille que tous cespoints se réunissent. r L'on ne peut rien dire de précis suc notre position, étant celle d'une armée qui marche en avant par différents corps qui se séparent pour la facilité des subsistances. Le maréchal de Torriog est actuellement à Straubing; ses troupes occupent les quartiers des environs de cette ■ville, à la gauche du Danube. M. de Ravigoan est aussi à SIraubing, assez incommodé; M. le duodllarcourt part pour la Bohême avec di\ bataillons ; M. de Villemur aussi avec cinq. Nous resterons peut-être encore quelques jours dans ces euvirous-
(1) M. de Paysieux était brii^adier des armiïes du Roi, et com mandait une brjpde de cavalerie ilanâ l'armée de Bavière , placée aous les. oriires iln duc d'Harconrl, el après lui du comte de S»xe. Les lettres de M. de Pn\sieu\ formant une liUtoire jnlëre«sante des opérations de cette partie des troupes françaises en Bavière.
(2) Conimandant en chef les troupes bavaroiseï ou impériales, en Bavière.
a III APPENDICE
ci, imiqufment pour gagni'r du tenais cl pour laisser un peu reposer I les troupes, qui eu avoieut graud besoÏD.
Les euneraîs souttoujours dans la même position, tenant quelques postes sans ponts depuis l'eipboiiohuTB do l'Iser jusqu'à Passau , et paroissent toujours borner leur déf'eusive à la rivière d'inn. La foumi- Itire <fe la viande commença ^ mqnaiteFf |'eq ordonne aui régimenU de faire tuer des bœufs; on leur en promet le remboursement sur-Jechamp,el cependant lorsque les ofïîeiers TOPtchez le trésorier pour s'en faire payer, on leur répond qu'il n'y a point d'argent ; ce qui produit un assez mauvais effet.
Pions apprenons que les ennemis sont retournéG n Municli ; mais ils n'y vont point assez en force pour craindre d'autre événement que le piilsge de cette ville, dont la bourgeoisie a fait quelque résistance.
On apprend aussi dans le momeat,de Passau, que M. deKeveahuller (I ) veut brûler le pont de bms qui communique au cliJteau pouc en reconstruire un de bateaux qui ue puisse être insulté par nos batteries.
La maladie de M. de Havignan (S) continuant, M. le duc d'HaiCourt a différé son départ.