EXZS&ITDBLA LGTTBRDBM. D'HaTRINCOUBT A M. LE DtIC
DS Lnynns .
DuntorqM, tJiUUel tlK.
Que d'événements extraordinanes et fâcheux depuis que je n'ai «•< rhouneur de vous voir. Monsieur. Nous les avons sus ici, je crois, plus tôt que vous; car comcne le commerce d'ici à Londres est aussi vif et presque aussi prorapt que de Paris a Orléans, lus Angl< ' hâtés de uous apprendre la conclusion du traite du sonne d'abord n'en a voulu rien croire ; le lieu suspect d'<
le Prusse. F^^H d'où vtiteit iH
noUTelle et l'opiufoii que I'od aroit de cf. priuce, que nous avons eu Jusque ici la fureur de regarder eomme ud héros, toui cela eomliattoit la vériléi nfiD, l'an est persuadé, elje ne puis vous peindre l'effet que cela produit parmi le peuple même et les troupes ; on ne sauroit l'nppeler cuusteniation, c'est plutôt rage animée par la compassion de ce qu'a souffert et de ce que souffre notre malheureuse armée de Bohême, aussi honteusement abandomiée par cet iudigne allié.......
Les Anglois ont fait des réjouissances puliliques a Loudres pendant plusieurs JoBra, et les gens qui eu erriveot ici tousies Jours disent que rien n'^ale la joie de cette ualiou. Vue lettre que je vis liier d'un Anglais <t un de ses amis ici me prouve qu'il y a pourtant d'honnêtes gens parmi eux, et que même des Anglois savent, en jouissant de la perlldie, mépriser le perfide. Voici mot pour mot l'article de cette lettre:* Auresie nous sommesbienlieureux dans les circonstances présentes que ce prince ( le roi de Prusse ) ait bien voulu nous taire le sacriQoe de la réputation qu il avoit commencé d'acquérir, et se déshonorer en notre faveur, ra manquant ainsi de foi à sesalliés.... u il y a
îei 18 bataillons qui travaillent à ce retranchement ; la rareté des fourrages et le peu qu'il y a d'eaux douces, qui sont presque taries, a empêché jusque ici de faire venir notre cavalerie ; mais les quatre eecadrons qui sont ieî et les six qui sont à Saint-Omer ei à Calais peuvent se rendre au moindre besoin ici en moins de huit heures. La cavalerie angloïse qui est embarquée depuis huit Jours n'a pas encore mil à la Toile ; mais nous nous attendons û les voir passer à la vue de cette
le aujourd'hui ou demam Cette nuit, sept hommes à cheval
it venus pour entrer dans le retranchement, le long du canal de
tFmnes ; cette partie est gardée par un poste de grenadiers dont les scniDelles ont crié qui vive ; les cavaliers n'ayant point répondu, deux «ntinelles ont fait feu sur eux ; ils ont tourné bride et sont partis à toutes jambes, mal payés comme vous voyez de leur c
la.LSTTBBDBM. DEPCYSIEUX.
S jdiust na.
Mille hussards vinrent avant-hier reconnoltrc notre camp ; ils étoient soutenus par une colonne d'iufaoterie et de pandours qui resta cachée dans des bois inaccessibles, tant pour favoriser leur retraite que pour nous faire tomber dans quelque embuscade , au cas qu'il nous prît envie de lea suivre.
nous crûmes que nous allions être attaqués ; on fit la dispo.sition en cousequence et elle se lit im peu lentement.
L'ennemi'- s'avança nt toujours, le soldat fut obligé de traîner lui-
mËme notre canon, parce qu'il n'y avoit pas alors de chevaux lerie ; on en lâcha quelques volées qui Grent retirer les hu&sards,c d'ailleurs d'avoir examiné tout à leur aise les avenues de notre camp qui, qooitju'assez Lon, est Irès-atlaquable par le côté où ils s'étoient portés. Il faut nous attendre à être continuellement tourmentés par mouches guêpes, n'eu ayant point à leur opposer, en sorte que noi sommes comme asâègés dans ce camp-ci par ces messieurs-là commence ù lasser beaucoup l'otTicier et le soldat.
Il parolt que l'intention de M. de Kevenhuller est ou de.nouS attaquer réellement, ou de faire passer en Bobéme un détachement de son armée, et de nous en dérober la connoissance : ce qu'il peut faire très-aisément.
Il est question plus que jamais de nous faire joindre l'armëe du Roi enBohéme, et nous allouE nous y préparer; mais ce projet, mûrement esaminé, pourra bien être abandonné. Quoi qu'il en soit, nous devons nous attendre à être sans cesse harcelés dans notre marche lorsque nous nous relireroos d'ici, surtout si nous ne la dérobons pas à l'ettnemi et que uoua ne la dirigions pas par la rive droite du Danube , en passant ce fleuve au pont de Deckendorf et le remontant jusqu'à Straubing DU Donaustauf, pour de là prendre la route d'Amberg et d'Ëgra, si l'on persisteavouloir que nous passions en Bohême, où, quelque diligeuce que nous fassions, nous ne serons pas avant cinq semaines.
I, Letthe de m. dk Pdysieus.
.licder-AlUicb, T iuiilet 1742.
Les enuemis ont attaqué ce malin le château de Winzer (1) av( 800 hommes et quelques pièces de cauon; le feu a cessé depuis udb demie-heure ; nous n'en avons encore aucun détail ; ils ont brûlé quelques maisous des environs et ont pillé quelques bestiaux.
Ils ont brûlé cette nuit deux villages sur la gauche de notre camp ; quelques hussards , pandours et Croates se montrent continuellement à très-peu de distance de nous, et occasionnent de fréquentes alertes.
Hier, M. de Kevenhuller Gt rassembler quelques radeaux avec lesquels il a commencé un troisième pont entre le château de Winzer et notre camp ; nous l'avons masqué cette nuit avec une redoute et troie pièces de canon. Il a aussi fait lever de la terre de son câté, vraisemblablement pour y mettre une batterie Les quatre bataillons palatîi commandés par M. de Zastrow, sont campés àunedeml-lieued'
(I) Sur le Danube, Hve quelle, 1111 peu bu iiord-ouMt deHoIkirchea.
A L'ANNEE 1748. S2i
les gorges qui conduisent à Deckendorf ; ils empêchent l'ennemi de nous tourner de ce côté.
Les postes de Winterberg, Bermtein et Grafenau, que M. le duc d'Harcourt avoit établis pour notre communication avec l'armée de Bohême , doivent rentrer aujourd'hui dans le camp. Les hussards se sont déjà répandus dans cette partie, et pillent partout ; nous avons perdu, dans la retraite du poste de Winterberg, M. Absolu, capitaine de Rochechouart, et un soldat.
M. Grassin^ capitaine de grenadiers au régiment de Picardie, est depuis près d'un mois dans les montagnes de Bohême avec un détachement assez considérable. Le principal objet de sa commission est de savoir des nouvelles des ennemis et de garder le^ gorges , en pourvoyant à la subsistance des postes qui y étoient établis; il s'en acquitte avec une intelligence sans égale. 11 seroit à souhaiter que le Roi eût plusieurs officiers de cette distinction dans chacun de ses régiments.
L'on mande de Bohême que les Saxons se retirent chez eux .