LE^riBE DE M. DB PUÏSIEMX
NiedCT-Allaich , 13 ]nmBHT4a.
11 est toujours question de nous faire passer en Bohême, projet impraticable et qui n'a MUS doute été imaginé que pour accréditer les d»> gociations du maréchal de Belle-lsle.
Tout le monde compte sur la paix; je la crois certaine et indispensable; et la reine de Hongrie ne doit pas la rejeter aux conditions qui lui ont été offertei.
M. de Keveuhullcr parott présentement en vouloir aumaréchal d4 Torring, Nous avons ét£ informés hier par nos espions qu'il faisoil fller la plus grande partie de ses troupes à Landau, où il avoit commencé à jeter un pont vis-à-vis d'une Jle que l'Iser forme sous cette ville; l«a Hessois y ont marché pour masquer ce pont lorsqu'il sera Soi; ils ■» sont emparés pour cet effet de demc villages, qui ne sont éloignés de Landau que d'une lieue, oil atwutissent , dit.on, deux grandes ctaausséei qui sont les seuls uhemins par oij l'ennemi puisse traverser les marais dont la diie ville est tout entourée, pour ensuite déboucher dans la plaine.
L'on attend d'un jour a l'autre au camp des Bavarois le maréebat de Seckendorf, qui doit venir remplacer le général Torring, dont le travail et les chagrins ont beaucoup altéré la santé. J'avoue que Je crains toujours que ce dernier ne se fas.se, par trop de confiance, donner sur les oreillt^s, ce qui nous jetteroit à tous égards dans le plus grand de tous les embarras. Le comte de Seckendorf a cerlaiDement plus d'expérience et de talent pour la guerre ; mais il est ardent et impérieux.